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«Laver son linge sale…», une thématique ambitieuse choisie par les Églises protestante et catholique vaudoises pour l’animation de leur stand commun au Salon du mariage. La manifestation s’est déroulée du 18 au 20 janvier à Lausanne.

Par Laurence Villoz

Entre les alliances, les robes meringuées, les faire-part et autres artifices pailletés, le stand des Églises réformée et catholique vaudoises propose une réflexion de fond: «Laver son linge sale». Depuis plus d’une dizaine d’années, elles participent au Salon du mariage, qui s’est déroulé pour sa vingtième édition du 18 au 20 janvier à Lausanne. Pour la cuvée 2019, les deux Églises ont choisi de s’interroger sur les problèmes de couple. Sur leur stand, une planche à repasser, des cordes à linge, un grand paquet de lessive. L’œil du badaud est directement attiré par une pile d’habits, entassés pêle-mêle dans un bac. Sur chaque vêtement de mots sont écrits: mépris, absence, abus de confiance, violence verbale.

De passage à Lausanne, le pasteur allemand Bernd Becker, directeur de l’Association de presse protestante pour la province de Westphalie-Lippe à l’ouest de l’Allemagne, partage son inquiétude face au parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne. Interview.

Par Laurence Villoz

Toujours plus présent dans les médias, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AFD) fait couler beaucoup d’encre. Quelles sont les relations entre l’AFD et l’Église protestante allemande (Evangelische Kirche in Deutschland EKD)?

L’EKD et l’AFD ont de mauvaises relations. L’AFD estime que l’EKD est trop progressiste, trop à gauche, et qu’en tant qu’Église elle ferait mieux de se focaliser sur les services religieux plutôt que de s’intéresser à des questions politiques. En Allemagne, l’Église protestante s’est toujours impliquée dans la politique, car elle affirme qu’en tant que chrétien il est crucial de se soucier de ce qu’il se passe dans la société.

A l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier, le pasteur togolais Espoir Adadzi qui a rejoint l’Eglise protestante de Genève en décembre 2017, nous parle des liens à tisser avec les communautés chrétiennes issues de l’immigration. Interview.

Propos recueillis par Marie Destraz

En quoi consiste votre ministère au sein de l’Église protestante de Genève?

J’apporte le témoignage de foi d’un pasteur du Sud, dans une vision de partage des expériences entre les Eglises du Nord et du Sud. Mon mandat consiste à mener, à partir d’un regard externe, des réflexions théologiques et ecclésiologiques sur la vie de l’Eglise et à tisser des liens entre les communautés chrétiennes issues de l’immigration et les Eglises historiques, dans la région du Salève, où j’exerce mon ministère depuis septembre dernier. En tant qu’envoyé de la Cevaa, une communauté d’Eglises protestantes en mission, je travaille au sein de l’Eglise protestante de Genève (EPG) à 80% et à la Conférence des Eglises de Suisse romande (CER) à 20% pour un mandat de deux ans, renouvelables, sous la direction du département missionnaire des Eglises réformées romandes DM-échange et mission.

Ce dimanche 20 janvier, l’émission «Hautes fréquence» sur RTS La Première fêtera ses vingt ans. À cette occasion, une émission anniversaire en présence des premiers producteurs de ce programme, Dominique Voinçon et Cyril Dépraz ainsi que du sociologue des religions Philippe Gonzalez est prévue. Des moments forts de ces 20 ans d’histoires seront diffusés. Rencontre avec Michel Kocher, directeur de Médias-pro, partenaire protestant des émissions de RTSreligion.

Propos recueillis par Joël Burri

Dans quelles conditions est apparue l’émission «Hautes-fréquences»?

Au cours des différentes réformes de la grille des programmes, le culte et la messe qui étaient alors sur La Première sont passés sur Espace 2 (en FM), tout en restant sur les ondes moyennes, qui décrochaient de La Première à ce moment. En «compensation» de cette perte de visibilité, nous avons proposé un magazine, «Bleu ciel», diffusé seulement sur les ondes moyennes. Toute la matinée du dimanche offrait un fil religieux. Puis à l’heure de la suppression de la diffusion par ondes moyennes, il a fallu trouver un nouvel horaire pour le magazine religieux qui allait succéder à «Bleu ciel». C’est ainsi qu’est né «Hautes fréquences», le magazine religieux du dimanche soir sur La Première.

De retour à sa Bethléem natale après des études aux États-Unis, Catherine Qubrosi savoure le bonheur de sa nouvelle vie avec Peter. Et sa relation avec Dieu, empreinte d’une profonde gratitude

Aline Jaccottet, Bethléem, «Terre sainte magazine» et Protestinfo

Sa maison respire l’amour. Sur les murs fraîchement peints s’alignent mots tendres et photos d’étreintes et lorsqu’elle parle de Peter, son mari originaire de Gaza épousé en juillet, son regard profond s’illumine. Catherine Qubrosi a vingt-trois ans, des rêves plein la tête et une foi qu’elle juge aujourd’hui «stable et équilibrée» au terme de confrontations qui l’ont poussée à réfléchir en profondeur sur elle-même et sur Dieu.

Plusieurs contenus sur internet ont laissé penser que l’association Feu solidarités Bessières collaborait avec l’Église adventiste. Un malentendu qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour l’association areligieuse et apolitique.

Par Laurence Villoz

C’est avec stupéfaction que l’association Feu solidarités Bessières a découvert sur internet des articles et une vidéo qui les assimilaient à l’Église adventiste, vendredi 11 janvier. «Je me suis senti trahi et floué», lâche Herbert Stock, coresponsable de Feu solidarités Bessières, une association areligieuse et apolitique qui chaque année organise une permanence d’écoute et d’accueil sur le pont lausannois pendant la période des fêtes. Début janvier, l’Église adventiste a publié sur internet deux articles ainsi qu’une vidéo où l’on voit trois bénévoles autour du feu sur le pont. Ce qui a fait bondir l’association est qu’on a l’impression au travers de ces contenus que cette Église collabore avec «Feu solidarités Bessières».

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