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  • 15 mai 2018 - 08:30
  • Frederick Nzwili 3289 signes
ProtestInter

L’Ouganda manque de ressources pour accueillir de nouveaux réfugiés

Manifestation contre le renvoi de migrants à Tel-Aviv en 2009. CC(by-sa) Roi Boshi via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:There_Are_No_Illegal_Children!.jpgAlors qu’Israël veut expulser les réfugiés africains de son pays, les responsables religieux d’Ouganda sont partagés sur la question de l’accueil. Le manque de ressources en est la cause.

Photo: Manifestation contre le renvoi de migrants à Tel-Aviv en 2009. CC(by-sa) Roi Boshi 

Par Frederick Nzwili, Nairobi, Kenya, RNS/Protestinter

Certains dirigeants religieux ougandais affirment que leur pays devrait accepter les réfugiés africains menacés d’expulsion d’Israël, tandis que d’autres rétorquent que leur accueil imposerait un fardeau trop lourd aux programmes de réfugiés déjà surchargés. Jusqu’à récemment, l’Ouganda et le Rwanda étaient clairement considérés comme les deux pays africains qui allaient accueillir les réfugiés, selon un accord avec Israël. Ce traité affirme qu’environ 40’000 réfugiés africains vivent illégalement dans ce pays et doivent être expulsés.

Les responsables ougandais avaient alors parlé positivement de la possibilité d’accepter des réfugiés d’Israël. Retournement de situation: fin avril, les dirigeants ougandais et rwandais niaient avoir conclu cet accord avec Israël pour les accueillir. Le clergé ougandais considère néanmoins qu’au moins certains de ces réfugiés pourraient être acceptés. Une grande majorité des responsables religieux estiment que ces personnes, majoritairement arrivées en Israël au milieu des années 2000, fuyant les troubles et la guerre en Érythrée, au Soudan et dans d’autres pays déchirés par des conflits et survivant à de dangereux voyages à travers le Sinaï, devraient être accueillies en Ouganda.

«Quand quelqu’un s’enfuit pour des raisons de sécurité et cherche désespérément de l’aide, en tant que chrétiens, nous n’avons d’autre choix que de les accepter», a déclaré l’archevêque catholique romain John Baptist Odama de Gulu en Ouganda. De leur côté, les migrants et leurs soutiens en Israël ont fait valoir que leurs pays d’origine étaient encore dangereux pour eux.

Aider ceux dans le besoin

Macleord Baker Ochola, évêque anglican retraité de Kitgum et influent pacifique, s’est également exprimé en faveur de la relocalisation des réfugiés en Ouganda. «Quand il y a un problème, il est bon d’aider», a affirmé Macleord Baker Ochola, qui a travaillé dans l’aide aux personnes déplacées par une guerre rebelle brutale dans le nord de l’Ouganda. «Ces migrants doivent trouver une place et je serais heureux de voir mon pays les aider».

John Baptist Odama a relevé que l’aide financière d’Israël pour les migrants qui retournaient en Afrique serait essentielle, étant donné que l’Ouganda avait déjà du mal à s’occuper des réfugiés venus du Soudan du Sud. «Notre pays accueille des milliers d’autres réfugiés du Soudan du Sud. Il y a eu un appel international qui ne s’est pas très bien passé. C’est pourquoi le soutien d’Israël serait nécessaire», a insisté le président de la Conférence épiscopale d’Ouganda, une organisation catholique.

Un manque cruel de ressources

D’autres religieux s’inquiètent du fait qu’un plus grand nombre de réfugiés saturerait complètement un réseau de travailleurs humanitaires déjà débordés. «Il y en a déjà des milliers et leurs nombres ne cessent d’augmenter», a souligné l’évêque anglican Johnson Gakumba du diocèse du nord de l’Ouganda. «L’intention est bonne, mais je pense que nous devons faire attention à ne pas accepter des personnes que nous ne pouvons pas assumer. Les ressources sont déjà épuisées», s’est alarmé l’évêque anglican, dont la région accueille la plupart des réfugiés sud-soudanais.

En novembre dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a élaboré un plan controversé pour expulser les réfugiés. Selon ce traité, ils reçoivent 3’500 dollars pour se réinstaller dans un pays tiers. S’ils refusent, ils risquent une peine d’emprisonnement ou une déportation pour une durée indéterminée.

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