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  • 14 octobre 2016 - 08:15
  • laurence villoz 5056 signes
Culture

«Blind date à la juive» dédramatise le sérieux des pratiques religieuses

L'affiche de "Blind date à la juive"Sélectionné au Prix Farel 2016, «Blind date à la juive», réalisé par la jeune cinéaste vaudoise Anaëlle Morf aborde avec humour un aspect de la tradition judaïque. Ce court-métrage sera diffusé le 22 octobre au cinéma Bio, à Neuchâtel.

Photo: L’affiche du film «Blind date à la juive»

Par Laurence Villoz

«Partager les mêmes convictions religieuses, pas de séduction, articuler, se tenir droite… au moins si j’épouse un juif, je serai sauvée», se répète Marie-Lou. Malheureuse en amour et espérant changer le cours de sa vie, la jeune femme de 23 ans, qui se fait appeler Myriam – «car ça fait plus juif» – renoue avec la religion et décide de participer au test du chidou’h, une blind date à la juive, pour trouver un mari. Réalisée par la cinéaste Anaëlle Morf, la fiction «Blind date à la juive» aborde avec humour la tradition judaïque. 

«Ma mère a vécu ce genre de rendez-vous, mais nous n’en avions jamais parlé avant que je décide d’en faire un film. C’est un sujet très sérieux, un peu tabou», explique la réalisatrice de 26 ans qui fait partie de la communauté juive de Lausanne. Subtilement didactique, «Blind date à la juive» plonge le spectateur dans les pratiques et le lexique de cette religion. «Je voulais que le film soit compris par des juifs traditionnels, des moyens pratiquants et des personnes d’autres religions. Et si mon film est un peu pédagogique, c’est aussi, car le personnage principal est à la recherche de son identité religieuse».

L’humour et les quiproquos

Sélectionné au Prix Farel 2016, un festival international de films à thématique religieuse, ce court-métrage sera diffusé samedi 22 octobre à 15h au Cinéma Bio, à Neuchâtel, en présence de la réalisatrice. «En plus des qualités formelles, c’est l’humour qui nous a amenés à retenir cette création. Les thématiques religieuses ne sont pas forcément drôles», souligne Cyril Dépraz, le président du comité Farel. «Je ne voyais pas comment aborder ce sujet autrement qu’en dédramatisant le sérieux de ces rendez-vous. Marie-Lou veut tellement que tout se passe bien qu’il faut que ça marche mal. C’est plus amusant s’il y a des quiproquos et un certain décalage», ajoute Anaëlle Morf.

«Je pense qu’il est important de montrer qu’il faut faire des compromis. J’ai longtemps voulu pratiquer ma religion pour garder les traditions alors que je ne les comprenais pas forcément. Mais je m’y suis plongée pour mieux les comprendre et j’ai choisi d’être pratiquante», explique la jeune femme qui souligne qu’une majorité des juifs très pratiquants des communautés en Suisse romande retournent habiter en Israël. «Blind date à la juive», créé en 2015 comme travail de diplôme de fin d’études à l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), a participé à plus de 120 festivals et obtenu une trentaine de prix. 

Le Prix Farel, du 21 à 23 octobre à Neuchâtel

Festival international de films à thématique religieuse, le Prix Farel, du nom du réformateur Guillaume Farel, se déroulera à Neuchâtel du 21 au 23 octobre 2016. Plus d’une trentaine de films, sélectionnés parmi 80 réalisations, seront diffusés au Cinéma Bio. Gratuit et ouvert à tous, cet événement permet de découvrir des productions locales, mais aussi des films en provenance de toute la francophonie.

«Je remarque non seulement une augmentation du nombre de films à thématique religieuse, mais aussi une plus grande diversité dans la façon de traiter ces sujets», constate le journaliste et producteur de «Faut pas croire», Cyril Dépraz, président du comité Farel. Miroirs de la société, les créations présentées «rejoignent une tendance sociologique forte dans le sens d’une plus grande diversité des religions, mais aussi d’un éclatement des manières de croire au sein même de chaque confession. Par ailleurs, de plus en plus de jeunes réalisateurs indépendants s’emparent de ces thématiques qui inquiètent, excitent l’imaginaire et interrogent la société».

A voir

Le documentaire «Djinns les esprits de Patras» dépeint le quotidien de deux Afghans, cachés dans une usine désaffectée près de Patras, en Grèce. Confrontés aux «Djinns», des esprits, ils attendent de pouvoir fuir vers l’Italie. La fiction «La divine stratégie» aborde, quant à elle, le déclin de l’Eglise catholique au Canada et les différentes tentatives d’un prêtre pour y remédier. Et le long métrage «Canto alla vita» témoigne de l’amour et du combat d’un couple homosexuel dont l’un est condamné par la maladie.

A l’issue des trois jours de projection, le jury international présidé par la cinéaste et écrivaine, Dominique de Rivaz, attribuera un prix pour chaque catégorie (court, moyen, long métrage et fiction). Le public pourra également voter pour son film préféré.

 

 

 

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