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  • 22 janvier 2013 - 08:30
  • Tania Buri 7241 signes
Médias

Regardsprotestants.com: Faire connaître les médias protestants francophones déjà actifs sur le net

mariage deux mariees.goodRegardsprotestants.com n'est pas un nouveau média, mais un portail qui vise à faire connaître les médias protestants déjà actifs sur internet.  « On y trouve une quarantaine de journaux, radios, tv et agence de presse protestants », explique la directrice éditoriale de la fondation Eugène Bersier, Isabelle Fiévet-Rossignol, dans une interview diffusée dans Ze Mag*. Des revues de théologie pourraient aussi monter dans le bateau.

 

Ce portail francophone accueille d'abord des médias protestants français, mais aussi des suisses comme Bonne Nouvelle, le journal de l'Eglise réformée vaudoise, le groupe de presse franco-suisse Alliance presse et ses huit publications d'obédience évangélique ainsi que ProtestInfo, l'agence de presse protestante en ligne de Suisse romande. La francophonie se limitera dans un premier temps à l'Europe, poursuit Mme Fiévet-Rossignol.

Ce portail ne s'adresse pas spécifiquement aux croyants et aux protestants. Le but est justement de faire connaître aux non-protestants ce que pensent les protestants, a poursuivi la directrice éditoriale. On pense notamment à un certain nombre de catholiques qui se sentent proches des idées protestantes ou qui s'y intéressent. Et aussi à des gens qui peuvent être en recherche et qui ne connaissent pas spécialement le protestantisme.

Les protestants, en retard sur le web?

Les protestants ont-ils pris du retard sur le web? Les médias protestants comme les autres médias, qu'ils soient liés à une Eglise ou pas, ont du mal à vivre depuis l'émergence d'internet, explique Isabelle Rossignol. Les gens sont habitués à aller chercher des informations gratuites et ne paient plus de papier. Ce problème touche aussi les protestants.

Plusieurs médias protestants ont tiré la sonnette d'alarme auprès du président de la Fédération protestante de France, Claude Baty. Il a du coup organisé plusieurs réunions avec eux pour parler de leur difficulté à passer au numérique.

Ne pas uniformiser la pensée protestante

La richesse de ce portail, Regardsprotestants.com au pluriel, c'est la diversité des points de vue. Le but n'est pas d'uniformiser la pensée protestante. « Nous ne modérons pas le contenu, même si nous faisons des choix en lien avec les thématiques que l'on a choisi d'aborder. Nous n'avons pas de ligne théologique à défendre. Le site ne va pas devenir la voix officielle du protestantisme », relève la Française.

« Si la voix du protestantisme officiel existait, cela se saurait », sourit-elle. Ce qui est intéressant, c'est de montrer que sur un certain nombre de sujets, les protestants, les luthéros-réformés et les évangéliques n'ont pas le même avis. Prenons le mariage pour tous en France: les avis des protestants divergent, entre Eglises, mais aussi entre pasteurs.

Nous avons des objectifs assez modestes au début, souligne la directrice éditoriale. Il s'agit dans un premier temps de sortir du bac à sable de Google, de sortir dans le référencement. « On espère qu'au bout de six mois, nous atteindrons 25 000 visiteurs par mois. »

« Regardsprostestants est unique en son genre dans le monde des médias religieux », poursuit sa rédactrice en chef, Suzanne Brouchet. Le site est composé de neuf rubriques thématiques: société, culture et théologie, entre autres. La rubrique débats interroge l’internaute. Il peut répondre en ligne à un sondage, par exemple « Doit-on montrer sa croyance? », et expliquer son point de vue. Regardsprotestants.com est aussi présent sur Facebook, Twitter et Youtube afin de permettre aux intéressés d’interagir entre eux.

Pas assez présents dans la presse

Trois acteurs sont à l’origine du projet lancé en 2011: la Fédération protestante de France, les médias protestants francophones et la Fondation pasteur Eugène Bercier. Un comité éditorial a ensuite été composé par des délégués des médias comme le journal français Réforme, pour citer le plus connu.

« Certains médias étaient réticents à participer car ils avaient peur de perdre leur indépendance », relève Suzanne Brouchet. De plus, certains journaux, uniquement en version papier, étaient hésitants car ils connaissaient mal internet. « Mais j’ai réussi à convaincre 90% des médias qui avaient des doutes, sourit la rédactrice en chef. Nous souhaiterions aussi rassembler des médias belges et québécois, et d’ici quelques années, pourquoi pas s’ouvrir aux médias de l’Afrique francophone. »

Selon un sondage effectué en France auprès de 1000 personnes, toutes populations confondues, 69% de Français estiment que les protestants ne sont pas assez présents dans les médias. « Nous n’avons pas été surpris, ce site répond à un réel besoin », explique Suzanne Brouchet. Cette enquête portait aussi sur trois « clichés sur les protestants »: austères, pratiquants et tolérants. « Nous avons été étonnés de constater que c’était les catholiques pratiquants qui adhéraient le plus aux clichés tenaces sur les protestants. »

Le site a été lancé à la mi-décembre 2012, et présenté à la presse le jeudi 17 janvier à Paris.

Laurence Villoz avec T. B.

Lien: regardsprotestants.com

  • Il est désormais plus facile de découvrir l'offre protestante réformée en Suisse romande. Depuis la mi-décembre, les réformés se présentent sur le site www.reformes.ch. Réalisé par Nicolas Friedli, il est placé sous la responsabilité de la Conférence des Eglises réformées de Suisse romande (CER).  Chaque institution, service ou office se présente sur une page et un fil Twitter de l'actualité réformée romande est proposé. 

 

Eugène Bersier, ce pasteur morgien


Le pasteur Eugène Bercier, à l’origine de la Fondation pasteur Eugène Bersier, est né à Morges en 1831, peut-on lire sur le site de la fondation. Descendant de Huguenots français exilés en Suisse pour cause de religion, il retourne en France à l’âge de 20 ans et est naturalisé en 1855. A Paris, il crée à la fin du 19e siècle l’Association de l’école professionnelle de l’Etoile: une école professionnelle pour les jeunes filles venues chercher du travail à Paris. Cette activité cessera en 1925.

L’association, souhaitant poursuivre une action sociale dans le quartier de l’Etoile, décide de créer un restaurant destiné aux ouvrières. La réalisation du projet est confiée au Foyer de l’Ouvrière et un restaurant de 500 couverts voit le jour. Cette activité prend fin en 1986.

En 1990, la Fondation pasteur Eugène Bersier voit le jour et est reconnue d’utilité publique. Elle a pour but de promouvoir le rayonnement du protestantisme français. Pour atteindre ses objectifs, elle privilégie le multimédia et la presse. Elle s’investit aussi dans le domaine de l’enseignement de la théologie en hébergeant et formant des étudiants, entre autres. De plus, elle soutient financièrement plusieurs institutions protestantes. L. V.

 

 

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