Chronique / 01 avril 2015 - 08:20

L’Ange blessé

«L'Ange blessé», Hugo Simberg 1903Chaque semaine, Protestinfo laisse carte blanche à une personnalité réformée.

Sous une forme différente, Gottfried Locher, président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse nous livre son message de Pâques. Il se laisse interpeller par «L’Ange blessé», une toile du Finlandais Hugo Simberg qui lui rappelle la fragilité du Bien.

Eglises / 01 avril 2015 - 08:05

Brèves

Marche de Pâques pour la paix
Pâques sur la place publique
Chemin de croix à la collégiale
Décès de Philip Potter, ancien secrétaire général du COE
Défense de la diversité des opinions protestantes sur la fin de vie

La frontière suisse CC(by)Kecko via https://flic.kr/p/ehjLAiUne étude publiée mi-mars à Berlin a montré que dans les cantons suisses à forte imprégnation chrétienne, les habitants seraient enclins à être plus méfiants vis-à-vis des musulmans. Deux chercheurs ont mis en évidence la relation entre les réticences exprimées par la population avec les liens qu’entretiennent Eglise et Etat dans les différents cantons.

photo: CC(by)Kecko

(EPD/Protestinfo) Marc Helbling et Richard Traunmüller considèrent la Suisse comme «un laboratoire pour l’Europe». Ils sont tous deux chercheurs: le premier exerce au centre scientifique de recherche sociale à Berlin, et le deuxième à l’Université Goethe de Francfort-sur-le-Main. Leur étude faite à distance a été publiée le 10 mars. Elle avait pour but d’examiner, en prenant l’exemple de la Suisse, si un fort ancrage chrétien, et spécialement un lien fort entre Eglise et Etat, influençait de quelque manière l’attitude des populations vis-à-vis des autres religions.

introductions protestantismeLa désormais incontournable collection «les Nuls» tient le haut du pavé sur le marché du livre pratique. «Le protestantisme pour les Nuls» a vu le jour en septembre 2013, suivi l’année d’après par un autre manuel à visée pédagogique aux éditions ellipses: «Introduction au protestantisme, des origines de la Réforme à nos jours». Deux ouvrages qui ont pour but de mettre à la portée de tous les fondements et les spécificités du protestantisme.

Par Elisabeth Schenker

Théologien, journaliste, pasteur et conférencier, Eric Denimal n’en est pas à son premier essai. Grâce à lui, et aux éditions First, la collection «pour les Nuls» s’était déjà enrichie de «la Bible pour les Nuls» qui s’est vendu à plus de 40’000 exemplaires, malgré une approche parfois un peu littéraliste des textes.

Livre: Religion et spiritualité à l'ère de l'egoAlors que le catholicisme n’est plus en phase avec la réalité et que les réformés ne parviennent pas à intéresser le public, chacun choisit de vivre sa spiritualité en fonction de ses envies. Des constatations révélées dans l’ouvrage «Religion et spiritualité à l’ère de l’ego». Désormais disponible en français, cette étude sociologique dépeint le paysage religieux en Suisse à l’ère de l’individualisme moderne.

Par Laurence Villoz

«La religion est vue de manière individuelle par toutes les personnes interrogées, qu’elles soient engagées dans une Eglise ou athées», lâche le sociologue des religions Jörg Stolz, un des auteurs de «Religion et spiritualité à l’ère de l’ego». Cette étude, réalisée auprès de 1229 participants par des spécialistes des universités de Lausanne et de Münster (ALL) et publiée au mois d’octobre 2014 en allemand, est désormais disponible en français. Face à l’avènement de l’individualisme contemporain, la religion ne se transmet plus de façon héréditaire. Chacun choisit, désormais, la façon de vivre sa spiritualité en fonction de ses envies. 

Clown anges CC(by-nc) A.Currell via https://flic.kr/p/dywN8T«Dieu est humour: rire et spiritualité»: c’est le titre du colloque qui se déroulera les mercredi 1er et jeudi 2 avril à Neuchâtel. Prévu de longue date, son thème est devenu incontournable au fil de l’actualité. Rencontre avec Elise Cairus, qui est l’une des quatre derniers doctorants de la faculté de théologie de Neuchâtel.

Photo: CC(by-nc) A.Currell 

Par Elisabeth Schenker

L’idée du colloque qui va s’ouvrir mercredi prochain à 14h, salle Louis-Agassiz à la faculté de Neuchâtel, a germé à l’issue d’un précédent programme doctoral: «art et spiritualité», qui s’était déroulé en mai 2014. Mais quand les quatre derniers doctorants en théologie de cette faculté se sont proposé d’explorer les liens entre le rire et la spiritualité, il n’était pas prévu que le thème en soit ainsi rattrapé par l’actualité internationale. «Dès lors, que dire? Que taire? Dans tous les cas, on ne pouvait pas passer à côté de la question» explique Elise Cairus, assistante en théologie pratique. Car souligne-t-elle «l’humour n’est pas un consensus. Une tension demeure entre ce qui est reconnu comme acceptable et ce qui peut passer pour de la provocation. Ce qui fait rire certains en choque d’autres. Mettre ensemble rire et religion, c’est prendre un risque. Car la frontière entre l’humour et la moquerie est souvent ténue.»

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