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Guido Albertelli ©Martin BernardDes Suisses en quête d’expériences spirituelles partent chaque année en Amazonie consommer de l’Ayahuasca, un breuvage chamanique ancestral. Le vaudois Guido Albertelli, ancien professeur de philosophie, est l’un d’entre eux. Rencontre.

Par Martin Bernard, texte et photo

«C’est le genre de motifs qui surgissent lors des visions». Guido Albertelli, 54 ans, nous reçoit dans son bel appartement lausannois situé à quelques encablures du lac Léman. Il nous explique la signification d’une tapisserie représentant des sortes de fresques géométriques colorées typiques de l’art chamanique sud-américain. L’homme fait partie de ces Suisses (leur nombre exact est inconnu) partant chaque année en Amazonie pour effectuer des «retraites initiatiques» en consommant, notamment, de l’Ayahuasca. Ce breuvage psychotrope à base de plantes est utilisé traditionnellement par les chamanes de certaines tribus amazoniennes pour entrer en contact avec les «esprits de la nature», dans un but divinatoire ou pour guérir des malades.

Charee StanleyLicenciée, car elle refuse de servir de l’alcool aux passagers, Charee Stanley, a déposé une plainte pour discrimination. Cette l’hôtesse de l’air musulmane veut pouvoir pratiquer correctement sa religion sur son lieu de travail.

Photo: Charee Stanley © «USA Today»/RNS

Par Greg Toppo («USA Today»/RNS/Protestinter)

La compagnie aérienne ExpressJet, basée à Atlanta, a renvoyé l’hôtesse de l’air musulmane, Charee Stanley, par ce qu’elle avait refusé de servir de l’alcool, une pratique qui va à l’encontre de ses croyances religieuses. Selon son avocate, Charee Stanley a déposé, la semaine dernière, une plainte pour discrimination auprès de la Commission pour l’égalité des chances au travail (Equal Employment Opportunity Commission) dans laquelle elle disait vouloir faire son travail sans devoir servir de l’alcool, comme elle le faisait avant d’être suspendue.

L’avocate, Lena Masri, a déclaré que personne «ne devrait avoir à choisir entre sa carrière et sa religion». «Les employeurs doivent fournir une cadre de travail sain ou les employés peuvent sentir qu’ils sont libres de pratiquer leur religion», a-t-elle dit à CNN. Charee Stanley, âgée de 40 ans, a commencé à travailler pour la compagnie ExpressJet, il y a près de trois ans. Plus tard, elle s’est convertie à l’islam et c’est seulement au début de cette année qu’elle a appris que sa religion lui interdisait non seulement de consommer de l’alcool, mais aussi d’en servir. Le 1er juin dernier, Charee Stanley en a parlé à son supérieur qui lui a répondu de s’arranger avec les autres hôtesses de l’air.


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IvresseLe Groupe romand d’études des addictions s’oppose fermement à la révision de la loi sur l’assurance-maladie qui propose que les personnes hospitalisées pour une intoxication alcoolique en supportent les frais. Une initiative qui dessert complètement le travail de prévention.

Photo: CC (by-nc) Ms D. Meanor
Par Laurence Villoz

«Une personne en intoxication alcoolique est en danger de mort et requiert des soins médicaux», lâche Jean-Félix Savary, le secrétaire général, depuis dix ans, du Groupe romand d’études des addictions (GREA). La consultation sur la révision de l’assurance-maladie (LAMal) selon l’initiative du politicien UDC, Toni Bortoluzzi, «Coma éthylique. Aux personnes en cause de payer les frais des séjours hospitaliers et en cellule de dégrisement», s’est terminée fin octobre. Le GREA rejette vivement cette initiative qu’il qualifie de «dangereuse et radicalement opposée au travail de prévention».

allLes Alcooliques anonymes (AA) viennent de célébrer leurs 75 ans. Cette méthode permet à des milliers de personnes à travers le monde de ne plus boire sur le long terme. Elle s'adresse aussi aux proches des alcooliques qu'elle considère comme des co-dépendants. Jacques Besson, spécialiste de l'addiction au CHUV à Lausanne, donne son expertise tandis qu'un co-dépendant témoigne.


Tania Buri - ProtestInfo: Vous suivez une thérapie chez les AA pour co-dépendance alors que c'est votre partenaire qui a un problème d'alcool et de toxicomanie. Pourquoi?

Claude*: Lorsque mon partenaire s'est remis à boire après quinze ans de sobriété (initialement parce qu'il pensait avoir "passé le cap" et être suffisamment différent de la personne qu'il avait été à l'âge de 25 ans), j'ai passé quelques mois d'angoisse à ne pas savoir comment me positionner, en spectateur impuissant d'un crescendo très rapide de consommation d'alcool, de cannabis et de cocaïne.

jeudi, 20 février 2003 15:25

Gérer le cannabis comme l’alcool

A l’avenir, la consommation de cannabis devra trouver des règles similaires à celle de la consommation d’alcool. « Et ce n’est pas si évident de gérer l’alcool, prévient Christian Moeckli du Drop-in. Il peut être très dangereux de vouloir vivre toujours à l’heure de l’apéritif ! » Pour remplacer l’interdiction légale du cannabis, les responsables de la prévention de la toxicomanie imaginent quelques possibilités de réglementation:

D’abord, améliorer l’information objective sur les produits. Les jeunes doivent pouvoir gérer les risques liés à la consommation d’une substance psycho active. La directive du gymnase français de Bienne l’affirme : « Les conséquences sur la mémoire, le langage ainsi que sur les facultés intellectuelles et manuelles sont aggravées. » Il faut donc augmenter les moyens mis à la disposition de la prévention.

Mais d’autres mesures pourraient encore être avancées. En vrac : interdire la pub ; limiter le nombre des points de vente, tout en les obligeant à déclarer leur comptabilité (parfois trop juteuse) ; éviter à tout prix une vente illicite dans la rue (pas de , voire à 18 ans l'accès au produit.

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