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Série: «La transmission de la mémoire de la Shoah»

la ShoahQuelles conséquences la disparition des rescapés peut-elle avoir sur l’enseignement de l’histoire en Suisse romande ? Peut-on se priver de leur témoignage pour enseigner ce qu’a été la Shoah?

Photo: CC (by-nc-nd) Evan Lavine

Par Laurence Villoz et Guillaume Henchoz

Alors que le dernier poilu de la Première Guerre mondiale a disparu en 2008, les rangs des rescapés de la Shoah sont de plus en plus clairsemés. Les témoins encore en vie sont maintenant très âgés et ils sont peu nombreux à pouvoir encore se déplacer pour raconter. La mémoire vivante de leur témoignage est en passe de s’effacer pour faire place à une autre mémoire, culturelle et institutionnelle, entretenue par les associations, et les pouvoirs publics. Quelles sont les conséquences de ce changement, notamment sur les écoles? «Il faut effectivement s’interroger sur les manières dont on peut raconter l’histoire  de la Seconde Guerre mondiale alors que les témoins directs de cette dernière ont bientôt tous disparu», lance l’historien Dominique Dirlewanger qui enseigne également au gymnase. Pour lui, le passage d’un témoin dans les classes est un événement marquant: «Si vous avez déjà assisté à un témoignage direct, vous vous rendez compte qu’on ne pourra pas reproduire ça même avec le meilleur des films. Quand un survivant intervient dans une classe, qu’il relève sa chemise pour montrer le tatouage inscrit sur son bras par les SS, cela devient une incarnation du passé très vive.»

vendredi, 13 janvier 2017 10:15

Les écoliers à la découverte du sacré

museeethnoLa Plateforme interreligieuse de Genève et les éditions Agora ont mis sur pied un parcours dans l’exposition permanente du Musée d’ethnographie. A l’aide d’une application web, il permettra aux visiteurs de découvrir les objets du sacré du monde entier. Des variantes ont été élaborées spécialement pour les classes du primaire et du secondaire.

Par Noriane Rapin

«Là c’est Jésus, Marie et Joseph, non? Attends, ça s’écrit comment “Joseph”?» Le spectacle était pour le moins singulier, jeudi 12 janvier au Musée d’ethnographie de Genève (MEG). Une classe du collège de Budé inaugurait en effet le parcours «Objets du sacré», préparé par la Plateforme interreligieuse de Genève et les éditions Agora. A cette occasion, les élèves étaient conviés à une chasse au trésor dans la collection de référence du MEG, smartphone à la main.

vendredi, 02 septembre 2016 08:15

Des théologiens à l’école

Des théologiens à l'école vaudoise https://flic.kr/p/b9wXWnLes visites de pasteurs et curés dans les classes vaudoises sont remplacées à la rentrée par la présence d’un théologien de référence dans les établissements scolaires. Jean-Baptiste Lipp, pasteur et coordinateur du projet pour l’Eglise réformée vaudoise, parle du projet en élaboration.

Photo: CC (by) Brad Flickinger 

Par Marie Destraz (Bonne Nouvelle)

Fin d’une époque, la traditionnelle visite du pasteur dans les classes vaudoises n’est plus. Dès cet automne, chacun des 90 établissements scolaires vaudois se verra attribuer un théologien de référence, une personne ressource pour les enseignants du cours d’éthique et cultures religieuses qui avait remplacé, il y a trois ans déjà, le cours d’histoire biblique dispensé aux élèves du canton. La forme change et pour le coup le fond aussi.

Brochure sur la laïcité à l'écoleLe département de l’instruction publique, de la culture et du sport du canton de Genève distribuera une brochure sur la laïcité à tous ses collaborateurs, lors de la rentrée scolaire. Le but consiste à rappeler les règles, tout en promouvant le dialogue.

Photo: La brochure illustrée par Zep

Par Laurence Villoz

«Face aux interrogations et aux hésitations des enseignants qui sont de plus en plus fréquemment confrontés à des questions en lien avec la laïcité et les religions, nous avons senti qu’il était nécessaire de rappeler les règles», explique la conseillère d’Etat socialiste, Anne Emery-Torracinta, devant la presse, vendredi 19 août, à Genève. «En particulier, c’est la polémique de juin 2015 autour de «l’Arche de Noé» de Benjamin Britten, pour savoir si on pouvait vraiment chanter cette œuvre dans une école laïque qui nous a amenés à réaliser ce travail». Ainsi, dès la rentrée scolaire, le département de l’instruction publique, de la culture et du sport distribuera à ses 9400 collaborateurs une brochure sur la laïcité à l’école.

Un dessin d'enfants https://flic.kr/p/7yuUhMDes directeurs d’écoles israéliennes juives et arabes s’intéressent au système scolaire vaudois pour repenser les modèles existants dans leur pays. La pluralité linguistique et la diversité religieuses étaient au cœur de leur préoccupation, lundi 11 juillet lors d’une rencontre au Collège de l’Union à Prilly. 

Photo: CC (by-nc-nd) Robert Hruzek 

Par Laurence Villoz

«En Israël, la grande majorité des enfants juifs et arabes grandissent sans jamais se rencontrer», explique Eva Halahmi, codirectrice de «Dialog and identity», un programme de jumelage entre des écoles juives où on parle hébreu et des écoles arabes qui rassemblent des enfants chrétiens et musulmans ayant pour but de permettre aux jeunes de se rencontrer et de découvrir leurs diversités religieuses et culturelles. Treize directeurs d’écoles, sept juifs et six arabes, engagés dans ce programme ont passé une semaine en Suisse du 7 au 13 juillet afin de dialoguer et réfléchir, dans un environnement neutre, à la façon de favoriser les relations entre les enfants.

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