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Guido Albertelli ©Martin BernardDes Suisses en quête d’expériences spirituelles partent chaque année en Amazonie consommer de l’Ayahuasca, un breuvage chamanique ancestral. Le vaudois Guido Albertelli, ancien professeur de philosophie, est l’un d’entre eux. Rencontre.

Par Martin Bernard, texte et photo

«C’est le genre de motifs qui surgissent lors des visions». Guido Albertelli, 54 ans, nous reçoit dans son bel appartement lausannois situé à quelques encablures du lac Léman. Il nous explique la signification d’une tapisserie représentant des sortes de fresques géométriques colorées typiques de l’art chamanique sud-américain. L’homme fait partie de ces Suisses (leur nombre exact est inconnu) partant chaque année en Amazonie pour effectuer des «retraites initiatiques» en consommant, notamment, de l’Ayahuasca. Ce breuvage psychotrope à base de plantes est utilisé traditionnellement par les chamanes de certaines tribus amazoniennes pour entrer en contact avec les «esprits de la nature», dans un but divinatoire ou pour guérir des malades.

Etats de possession, extase mystique, transe chamanique, hypnose, exorcismes : l’historienne des religions Silvia Mancini s’intéresse aux phénomènes étranges qui impliquent des états de conscience modifiés, dans lesquels s’enracinent nombreuses institutions magico-religieuses qui défient la logique occidentale. Passionnée par le sujet, l’historienne des religions qui vient d’être nommée à la Faculté de théologie de Lausanne, a mis sur pied un diplôme d’études approfondies (DEA) consacré à’histoire comparée des religions et les états modifiés de la conscience. Un colloque international sur ce thème fera, en juin, le point sur la question. Une audacieuse première. Rencontre.

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