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lundi, 10 juillet 2017 08:20

Travail en Suisse: la fin de l’eldorado

ouvrier gare amsterdam détail d'une photo CC(by-sa) Martin Brochhaus via https://flic.kr/p/7F9DEZLes conditions de travail des salariés suisses se sont dégradées en dix ans. Les Eglises leur offrent un soutien. Deux aumôniers font écho à la réalité du terrain.

Photo: détail d'une image CC(by-sa) Martin Brochhaus

Par Marie Destraz, «Réformés»

La Suisse n’est plus l’eldorado de l’emploi. La marge de manœuvre des salariés s’est réduite ces dix dernières années, indique le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Les pourcentages d’actifs «pouvant influencer leurs conditions de travail ont diminué entre 2005 et 2015. Cela concerne aussi bien la cadence de travail (2005: 73 %, 2015: 68 %), que les possibilités d’agir sur la manière dont s’effectuent les tâches (2005: 80,3 %, 2015: 72,1 %). On constate ainsi un recul au niveau de la mise en pratique de ses propres idées dans son travail (2005: 61,9 %, 2015: 48,8 %)», relève le Seco. Avec ces chiffres, tirés de la Sixième enquête sur les conditions de travail en Europe 2015, menée dans 35 pays, la Suisse rejoint le niveau européen.

Des mineurs artisanaux ©Twerwaneho Listeners‘ Club TLCPour éviter les problèmes d’images liés au travail des enfants, une filiale du groupe franco-suisse aurait abandonné le travail avec des mineurs artisanaux, laissant toute une région sans ressource. L’entreprise s’en défend.

Photo: Des mineurs artisanaux ©Twerwaneho Listeners Club TLC

Par Joël Burri

Alors que le groupe franco-suisse LafargeHolcim annonce ce mercredi de bons résultats pour le 1er trimestre 2017, avec une progression de 5,3% du chiffre d’affaires, l’ONG protestante Pain pour le prochain publie un rapport mettant en avant les manquements d’une filiale du groupe envers les populations d’une région minière d’Ouganda.

Robot https://flic.kr/p/2hUEi5Protestinfo propose régulièrement des éditos rédigés par des membres des rédactions de Médias-pro. Joël Burri, rédacteur responsable de protestinfo, s’interroge sur l’avenir du travail.

Photo: CC (by) Logan Ingalls 

En 2017, pour la première fois la facture sociale dépassera l’investissement que représente la formation dans le canton de Vaud, nous apprend «24 heures». On peut bien sûr pointer la générosité cantonale, mais le conseiller d’Etat Pierre-Yves Maillard, ministre de l’Action sociale, rétorque: «Plutôt que de s’en prendre à l’aide sociale en bout de chaîne, il faut admettre que l’économie est devenue plus compétitive, la place de travail est toujours moins assurée. Repensons avec les ORP et le Département de l’économie publique la réinsertion des chômeurs peu qualifiés et de longue durée.»

Vitrail de l'église anglicane Saint-Jean-Baptiste-d'Ashfield en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:StJohnsAshfield_StainedGlass_GoodShepherd_Portrait.jpgProtestinfo propose régulièrement des éditos rédigés par des membres des rédactions de Médias-pro.

Joël Burri, rédacteur responsable de Protestinfo revient sur la «crise» des ressources humaines au sein de l’Eglise évangélique réformée vaudoise.

Image: Jésus, le Bon Berger. Vitrail de l’église anglicane Saint-Jean-Baptiste-d’Ashfield en Nouvelle-Galles du Sud (Australie)

Qu’un employeur qui compte plus de 300 employés se sépare de deux personnes en période d’essai: cela arrive et cela ne fait, en principe, pas l’objet d’articles dans la presse. Et même en précisant qu’au cours des trois dernières années une demi-douzaine d’autres cas sont à signaler, il n’y aurait, en principe, pas de quoi émouvoir le moindre journaliste. En plus, il faut bien admettre qu’en matière de traitement médiatique, il y a plus intéressant à traiter qu’une fin de contrat. Que dire, qu’écrire, quand d’un côté on a un employeur tenu à une certaine réserve afin de respecter la sphère privée de l’employé dont il se sépare alors que de l’autre, le travailleur éconduit a toute latitude à laisser entendre toute sorte d’accusations.

Lionel HonoreUn MOOC de cinq semaines propose des clés pour appréhender le fait religieux en entreprise. Réalisé par l’Université de la Polynésie française, ce cours sur internet commencera le 24 avril prochain.

Photo: Le professeur Lionel Honoré présente le MOOC, DR

Par Laurence Villoz

«L’idée est de donner des repères par rapport aux pratiques religieuses sur le lieu de travail et surtout de montrer que ce n’est pas une question dramatique. J’ai toujours tendance à penser que c’est plutôt bon signe que les personnes expriment leurs croyances et leur foi, qu’elles s’investissent dans quelque chose qui les transcende un peu», explique Lionel Honoré, professeur en sciences de gestion à l’Université de la Polynésie française. A partir du 24 avril prochain, ce professeur propose un «massive open online course» (MOOC), soit un cours en ligne accessible à tous sur la gestion du fait religieux au travail.

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