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Une femme dans la nuit https://flic.kr/p/5ZYad5Aux côtés de nombreux groupes féminins pour l’égalité des droits entre femmes et hommes, l’organisme faîtier «Les femmes protestantes en Suisse» se bat depuis 1947.

Photo: CC (by-sa) Raphaël Labbé

Par Laurence Villoz

«Depuis la création de notre organisation, nous ne cessons de revendiquer les mêmes droits pour femmes et hommes. Cet objectif n’est toujours pas atteint», lâche Dorothea Forster, présidente des Femmes protestantes en Suisse. Créée en 1947, l’organisation faîtière regroupe environ 37'000 membres, dont des organisations féminines et des institutions ecclésiales. Son principal objectif consiste à promouvoir la place des femmes dans la société, au sein des Églises et dans les milieux professionnels, tout en les encourageant à affirmer leurs opinions.

L'arche de Noé en jouet https://flic.kr/p/7BVk31En Suisse, le prénom le plus donné en 2016 a été Noah. Dans le top 10 pour les garçons figurent cinq autres prénoms bibliques: Gabriel, Luca, Elias, David et Samuel.

Photo: CC (by-sa) Henry Burrows

Par Laurence Villoz

«L'Europe occidentale s'est construite sur une base judéo-chrétienne très forte. Les lois d'antan n'autorisaient que des prénoms issus de l'évangélisation. On parlait alors du fameux ‘calendrier des saints’. C'est la raison pour laquelle jusqu'à ces dernières années, ce sont les prénoms bibliques qui représentaient le plus la société suisse», explique le psychanalyste Francois Bonifaix, spécialiste des prénoms. Pour la quatrième année consécutive, Noah arrive en tête du classement des prénoms les plus attribués aux petits garçons en Suisse en 2016, selon le classement annuel de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

armée suisse paysage CC(by-nc-nd) Bruno Hotz via https://flic.kr/p/y4TyiLui-même aumônier de l’armée suisse, Matthias Inniger a défendu en 2016 une thèse en théologie protestante sur la question des aumôniers de confession musulmane. Se basant sur la parabole du bon Samaritain, sur son expérience de terrain et sur la pratique de plusieurs armées étrangères, il en conclut que d’un point de vue protestant, la mise sur pied d’une aumônerie multireligieuse est souhaitable.

Photo: CC(by-nc-nd) Bruno Hotz

Propos recueillis par Joël Burri

Vous avez consacré une thèse à la question des aumôniers militaires musulmans. La problématique est-elle si aiguë que cela?

Notre société a changé et les aumôniers des hôpitaux, des maisons de retraite, des prisons ou de l’armée en sont les témoins privilégiés. Comme aumônier militaire de 2002 à 2015, je me suis rendu compte que les musulmans qui représentent environ 5% de la population sont bien présents sous les drapeaux. Ils y voient une excellente possibilité d’intégration. L’armée ne tient pas de statistiques sur l’origine culturelle et religieuse de ses soldats et gradés, mais on peut estimer que 5 à 10% des effectifs sont issus de familles musulmanes. De façon similaire à la pratique des soldats chrétiens, rares sont les militaires musulmans qui vont régulièrement à la mosquée. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas intéressés par la religion ou par la spiritualité, mais ils ne veulent pas passer pour «le chrétien» ou le «le musulman» de la compagnie. A 20 ans, on est dans une période particulière de sa vie: on vient peut-être de quitter la maison et l’on est content de ne pas être immédiatement catalogué.

mercredi, 18 octobre 2017 09:15

Les Suisses économisent jusque dans la mort

cercueil avec rose CC(by-sa) Don LaVange via https://flic.kr/p/7cx8RMCe n’est plus dans leur ultime voyage que les habitants de notre pays veulent investir. Une enquête alémanique montre que toutes les professions liées à la mort voient leur chiffre d’affaires baisser.

Photo: CC(by-sa) Don LaVange 

(Protestinfo) Sépulture, fleurs, collation, l’heure n’est plus au faste dans les cimetières suisses. «Souvent, les défunts eux-même avaient fait savoir qu’ils ne voulaient pas être un fardeau», c’est ce qui ressort d’une enquête publiée ce dimanche 15 octobre par «NZZ am Sonntag» et repérée par Ref.ch.

Helmut Gassner, assistant du directeur Gonsar Rinpoché du centre bouddhique du Mont-Pèlerin, soutient que le dalaï-lama est manipulé «et sa figure est si respectée que personne ne peut le croire.» ©Aline JaccottetLes 40 ans du centre bouddhique du Mont-Pèlerin (VD) ont remis au jour de vieilles tensions dans la communauté tibétaine autour de Shougden. Une déité autour de laquelle se cristallisent les difficultés de la création de l’identité nationale.

Photo: Helmut Gassner, assistant du directeur Gonsar Rinpoché du centre bouddhique du Mont-Pèlerin, soutient que le dalaï-lama est manipulé «et sa figure est si respectée que personne ne peut le croire.» ©Aline Jaccottet

Par Aline Jaccottet

Dodje Shougden est une figure du bouddhisme tibétain qui crée la polémique. D’abord, dans les communautés de pratiquants, comme l’a mis en évidence l’article de «24 heures» du 6 septembre. En évoquant les liens du centre bouddhique du Mont-Pèlerin, 40 ans cette année, avec le dalaï-lama, l’article a ravivé l’animosité de certains fidèles envers leurs coreligionnaires proches de Dodje Shougden. Il est pourtant difficile de les pousser à s’exprimer sur le sujet. Le lama (guide spirituel) de la communauté Rigdzin, qui a contribué à la venue du dalaï-lama à Lausanne en 2009, a d’ailleurs refusé notre demande d’interview. «Je peux juste vous dire que nous suivons l’opinion du dalaï-lama», a affirmé Myriame Marti, la secrétaire de la communauté en Suisse.

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