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Les communautés religieuses chrétiennes, juives et musulmanes ont signé mercredi à Berne une déclaration commune en faveur de la protection des réfugiés. Un appel lancé à l’État, au monde politiques mais aussi aux fidèles.

Par Marie Destraz

C’est une première, les communautés religieuses représentées au sein du Conseil suisse des religions, ont signé une déclaration commune pour la protection des réfugiés. Réunis à Berne mercredi pour la signature, chrétiens, juifs et musulmans ont remis le document à la vice-présidente du Conseil national suisse, Marina Carobbio Guscetti. Le texte appelle l’État et le monde politique à assumer leurs responsabilités et à agir concrètement. Les fidèles ne sont pas en reste et sont invités à s’engager auprès des réfugiés sur le terrain. L’initiative est soutenue par le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la Suisse et le Liechtenstein.

Seulement 50% des paroisses qui accueillent des réfugiés en Allemagne suivraient la procédure légale. Le directeur du bureau berlinois de la Conférence épiscopale catholique les appelle à coopérer.

Berlin (EPD/protestinter). Parmi toutes les paroisses accueillant des réfugiés dans le cadre de l’asile, il n’y en a qu’une sur deux pour se conformer à la procédure légale, a admis Karl Jüsten, directeur du bureau berlinois de la Conférence épiscopale allemande catholique, au quotidien «Die Welt». D’après les informations qui lui sont fournies par l’Office fédéral des migrations et des réfugiés et contrairement à l’accord conclu entre l’État et les Églises, seulement la moitié des paroisses concernées ont déposé un dossier en 2017.


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L’Aumônerie genevoise œcuménique auprès des réfugiés organise une semaine de festivités pour ses 30 années d’existence. Au programme, conférences, café-philo et spectacle des Théopopettes.

Par Laurence Villoz

«Il y a trente ans, l’accueil des migrants n’était pas assuré. Il y a eu un sursaut de conscience au sein des Églises et de la société qui ont donc décidé de mettre quelque chose en place», raconte le pasteur Etienne Sommer, président de l’Aumônerie genevoise œcuménique auprès des requérants d’asile et des réfugiés (AGORA). Créée en 1988 par les Églises protestante, catholique romaine et catholique chrétienne, sur l’initiative du diacre et travailleur social Maurice Gardiol, l’AGORA célèbre ses 30 ans du 10 au 16 septembre prochain.

Le camp de Bid Bidi en OugandaDans le camp de Bidi Bidi en Ouganda, les réfugiés soudanais du Sud survivent aux atrocités vécues pendant la guerre grâce à leur foi sans limite.

Photo: © RNS/AP Photo/Ben Curtis

Par Tonny Onyulo, au camp de réfugiés de Bidi Bidi, Ouganda, RNS/Protestinter

Chaque matin au réveil, Achol Kuol, réfugiée dans le camp de Bidi Bidi en Ouganda, emprunte une Bible à sa voisine et lit un verset pour se réconforter. Puis, elle rejoint d’autres résidents dans une église en plein air. Ils chantent, dansent et parlent en langues durant le culte. Certains qui se sentent touchés par le Saint-Esprit, crient et sautent, mais pas de joie, remplis de remords.


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Manifestation contre le renvoi de migrants à Tel-Aviv en 2009. CC(by-sa) Roi Boshi via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:There_Are_No_Illegal_Children!.jpgAlors qu’Israël veut expulser les réfugiés africains de son pays, les responsables religieux d’Ouganda sont partagés sur la question de l’accueil. Le manque de ressources en est la cause.

Photo: Manifestation contre le renvoi de migrants à Tel-Aviv en 2009. CC(by-sa) Roi Boshi 

Par Frederick Nzwili, Nairobi, Kenya, RNS/Protestinter

Certains dirigeants religieux ougandais affirment que leur pays devrait accepter les réfugiés africains menacés d’expulsion d’Israël, tandis que d’autres rétorquent que leur accueil imposerait un fardeau trop lourd aux programmes de réfugiés déjà surchargés. Jusqu’à récemment, l’Ouganda et le Rwanda étaient clairement considérés comme les deux pays africains qui allaient accueillir les réfugiés, selon un accord avec Israël. Ce traité affirme qu’environ 40’000 réfugiés africains vivent illégalement dans ce pays et doivent être expulsés.


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