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Vue de Jérusalem 2009 CC(by-nc-nd) Cycling Man via https://flic.kr/p/9RmgyeProche des milieux évangéliques, l’Union démocratique fédérale a lancé une pétition pour que la représentation suisse en Israël soit transférée de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette demande a-t-elle des fondements religieux?

Photo: Vue de Jérusalem CC(by-nc-nd) Cycling Man 

Par Joël Burri

En décembre, Donald Trump a annoncé sa volonté de déplacer à Jérusalem l’Ambassade américaine en Israël. La concrétisation rapide de cette requête du Congrès laissée en suspens depuis 1995 a provoqué un tollé international, mais a aussi satisfait grandement les évangéliques blancs américains qui font partie de la base électorale du président. En Suisse, une demande similaire existe. Elle émane, ici aussi, des milieux protestants évangéliques, puisqu’une pétition à ce sujet vient d’être lancée par l’Union démocratique fédérale (UDF).

Synode inaugural ref frPour son synode inaugural de législature, l’Église réformée fribourgeoise a invité des représentants des autorités à prendre la parole.

Par Joël Burri

Photo: les délégués des différentes paroisses ont prêté serment à l’occasion d’un culte.

«Une vie sans religion est une vie sans principe affirmait Gandhi. Et une vie sans principe est un bateau sans gouvernail», a rappelé Georges Godel, président du Conseil d’État fribourgeois samedi à Morat devant le synode de l’Église évangélique réformée du canton de Fribourg (EERF). L’élu s’est réjoui que dans la société fribourgeoise, «l’utilisation de la religion comme instrument de domination» appartienne au passé. Toutefois il a regretté le désengagement des plus jeunes en matière de religion. «Le doute fait souffrir, car on ne sait plus où est la vérité.» Aussi au nom du Gouvernement, Georges Godel a «remercié celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour leur Église.»

Le réformateur John Knox en chaire. Détail d’un vitrail de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg. Photo CC(by-sa) Kim Traynor  via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:John_Knox_preaching.JPGLa chaire n’est pas le lieu de défense des opinions personnelles, mais si la méditation de l’Évangile amène à une prise de position éthique publique, le ministre du Culte est libre de l’exprimer. Cela ne plaît pas toujours aux fidèles.

Par Joël Burri

Illustration: Le réformateur John Knox en chaire. Détail d’un vitrail de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg. Photo CC(by-sa) Kim Traynor 

Sur les réseaux sociaux, les appels à refuser l’initiative «No-Billag» de certains pasteurs font débat, et ce malgré que l’Église évangélique réformée vaudoise (EERV) tout comme la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) appellent également à un refus du texte. Alors les pasteurs sont-ils libres d’exprimer leurs opinions politiques? «Il n’y a pas de règle qui interdise à l’EERV ou à l’un de ses ministres de prendre position sur un sujet politique», tranche Paolo Mariani, responsable de la communication de l’institution. «À plusieurs reprises, lorsque l’Église au nom de l’Évangile défendait une position politique, cela nous a été reproché, soit par des personnes issues du monde politique, soit par des personnes proches des Églises.»

Illustration d’E. W. Kemble pour «A Frenchman in America», éd. Cassell, 1891  via https://flic.kr/p/bYhezWPlusieurs commentateurs se sont émus du caractère politique de la prédication qu’ils ont entendue la veille de Noël. Depuis, le débat secoue l’Allemagne. Quels thèmes peut-on aborder en chaire?

 

Image: Illustration d’E. W. Kemble pour «A Frenchman in America», éd. Cassell, 1891

Hambourg (EPD/Protestinter). Erik Flügge, conseiller politique et auteur originaire de Cologne, a défendu les sermons engagés politiquement dans les Églises. «À partir du moment où les pasteurs hommes et femmes s’expriment en public, alors ils représentent en toutes circonstances de véritables acteurs de notre société. Qui prêche devant le peuple fait partie de la sphère politique, quel que soit son message», a-t-il écrit dans la publication «Christ und Welt», un supplément de «Die Welt». Dans le cadre des prédications qui y sont faites, les Églises ont le droit et le devoir de décider «des thèmes les plus pertinents pour leur communauté», argumente l’auteur.


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télécommande CC(by-nc) Stig Morten Waage via https://flic.kr/p/5EmTALPlusieurs organisations religieuses appellent à rejeter l’initiative populaire demandant la suppression des redevances radio et télévision obligatoires. Quelques voix évangéliques, favorables au texte se font toutefois entendre.

Photo: CC(by-nc) Stig Morten Waage

Par Joël Burri

«Une Suisse démocratique a besoin de médias de service public, qui assurent une couverture médiatique plurielle et donnent une voix aux minorités ainsi qu’aux plus faibles», prévient la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) dans sa prise de position. «La FEPS rejette toutes les initiatives qui cherchent à couper la parole aux minorités et aux groupes de population les plus faibles. Si on laisse jouer les seules forces du marché, si la radio et la télévision ne sont plus soutenues de façon solidaire par l’ensemble de la population, ces minorités n’auront plus de voix», prévient encore l’organisation faitière.

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