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Visuel du cycle de conférence "tout peut (encore) changer" DRMouvements citoyens, alimentation, éducation, écologie… «Tout peut (encore) changer»! Un cycle de sept conférences explorera la transition vers de nouveaux paradigmes viables, dès le 14 novembre au Casino de Montbenon, à Lausanne.

Par Joël Burri et Laurence Villoz

«Ce à quoi l’on est appelé, c’est à un changement culturel. Notre société doit changer son système de valeurs afin de viser des idéaux qui permettent un mode de vie durable», explique le sociologue Michel Maxime Egger, responsable du laboratoire «transition intérieure» de Pain pour le prochain (PPP). Et pour ce spécialiste, la transition écologique est l’un des principaux, si ce n’est le défi de notre temps.

Plusieurs organisations se sont réunies devant le Palais des nations durant la réunion du groupe de travail de l’Organisation des Nations unies pour un traité contraignant sur les entreprises et les droits de l’homme.De passage à Genève, une militante raconte comment son peuple s’est vu privé de ses ressources à cause de l’exploitation de la palme par une entreprise pourtant labélisée pour son respect de l’environnement et des droits humains.

Photo: Plusieurs organisations se sont réunies devant le Palais des nations à Genève durant la réunion du groupe de travail de l’Organisation des Nations unies pour un traité contraignant sur les entreprises et les droits de l’homme.

Par Joël Burri

«La rivière était tout pour nous. On buvait son eau, on l’utilisait pour irriguer nos cultures, pour abreuver nos animaux, on s’y lavait. L’entreprise qui exploite des palmiers à huile nous a pris nos champs, elle a détourné la rivière. Désormais, l’eau est salée par le reflux de la mer proche et elle est polluée par l’exploitation des palmiers», raconte une militante de l’association Madre Tierra que nous appellerons Roberta. L’entreprise qui exploite cette région du nord-ouest du Honduras où vivent des membres de la minorité Garifuna, reconnaît dans son raport annuel qu’il existe encore des problèmes de contestation des terres, cela ne l’empêche pas d’être labélisée par la table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO). Sa production est donc vendue en Occident comme durable et respecteuse des droits humains.

statue bern bundeshaus CC(0) VIA https://pxhere.com/de/photo/725650Alliance Sud, active dans le lobbying politique en faveur de l’aide au développement, s’alarme face au budget 2018 et au plan financier 2019 à 2021 du Conseil fédéral. Il prévoit une coupe de 190 millions de francs annuels dans l’aide au développement, malgré la prévision d’un excédent de recettes.

Par Laurence Villoz

«Dans la situation actuelle, nous craignons réellement que le budget 2018 et le plan financier pour les années 2019 à 2021 du Conseil fédéral passent», s’inquiète Eva Schmassman, responsable du dossier de politique de développement d’Alliance Sud, une communauté de travail qui rassemble six organisations d’entraide telles que Pain pour le prochain, l’EPER ou encore Swissaid. Fin août, l’organe exécutif national a prévu de diminuer de 190 millions de francs le budget de la coopération internationale.

Monoculture de palme en Malaisie ©Campagne Voir et AgirPolyvalente et bon marché, l’huile de palme a tout pour plaire à l’industrie alimentaire. Aujourd’hui, un produit sur six vendu dans les supermarchés suisses en contient. Alors que les organisations humanitaires constatent l’échec de la certification garantissant une huile de palme durable et lancent une pétition pour demander aux détaillants du pays de réduire leur recours à ce produit miracle, les commerçants défendent les normes en vigueur.

Photo: Monoculture de palme en Malaisie ©Campagne Voir et Agir

Par Joël Burri

L’huile de palme durable est une utopie. C’est en résumé l’argument des organisations caritatives Pain pour le prochain et Action de carême qui ont lancé lundi 4 septembre une pétition demandant aux détaillants suisses de réduire le nombre de produits contenant cette matière grasse, économique, neutre en goût et dont la durée de conservation est très longue. Actuellement, un produit sur six en contient dans les supermarchés suisses. Or lors de leurs voyages, les délégués de Pain pour le prochain et Action de carême ont constaté que la culture de la palme provoque la destruction de la forêt tropicale, des phénomènes d’accaparement des terres des populations locales et de violations des droits humains. Des observations également partagés par les organisations locales.

tronc eglise CC0 via http://maxpixel.freegreatpicture.com/Restorative-Box-Money-Offertory-Box-Donate-Donation-402211Les dons des paroisses diminuent, alors que Pain pour le prochain poursuit son développement grâce aux dons qui lui sont directement adressés. Comme cette œuvre fait également office d’organe de répartition, les partenaires grognent.

Par Joël Burri

Les comptes et rapports annuels de l’Entraide protestante suisse (EPER) et de Pain pour le prochain (PPP) ont été présentés à l’assemblée des délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). Le travail de ces deux organisations nationales a été salué par les représentants des différentes Eglises membres, réunis lundi et mardi à Berne, tout comme les activités des deux œuvres missionnaires, Mission 21 en Suisse alémanique et DM échange et mission en Suisse romande. Lors de sa présentation la présidente du conseil de fondation de PPP a toutefois jeté un pavé dans la marre. «Pain pour le prochain a dû investir beaucoup d’énergie pour corriger les interprétations erronées à notre encontre de Mission 21.»

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