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Jean Decorvet, recteur de la HET-PRO ©HET-PRODepuis l’automne passé, le cursus de l’école biblique Emmaüs a été complètement revu pour devenir Haute École de théologie HET-PRO. Une fois les premiers titres délivrés sur ce nouveau programme, les responsables prévoient de demander la reconnaissance comme haute école spécialisée (HES) de leur institut de formation. Les facultés de théologie des universités de Lausanne et Genève ont déjà fait savoir qu’elles ne collaboreraient pas avec ce «nouveau» venu. Recteur de la HET-PRO, Jean Decorvet répond par écrit aux questions de Protestinfo.

Photo: Jean Decorvet, recteur de la HET-PRO ©HET-PRO

David Hamidovic le doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne (FTSR) a annoncé devant le Synode de l’Église réformée du canton de Vaud qu’une collaboration avec la HET-PRO ne serait pas possible. Interrogé par Protestinfo, il s’en est expliqué. Comment accueillez-vous cette nouvelle?

Avec un certain étonnement. Ce n’est pas le principe d’une non-entrée en matière qui m’étonne, car cela est la prérogative des facultés de théologie, du moins tant que l’accréditation fédérale ne nous est pas octroyée. En revanche, la façon dont la HET-PRO est dépeinte révèle une méconnaissance réellement surprenante du dossier. Sans vouloir relever l’ensemble des approximations ou caricatures commodes qui parsèment le texte de M. Hamidovic, il est essentiel de rappeler ce qu’est cette Haute École de théologie. La HET-PRO entend offrir des formations qui conjuguent spiritualité vivante, excellence académique, compétences pratiques et dynamique missionnelle (NDLR Trop connoté, le terme missionnaire tend à être abandonné. Il s’agit de l’engagement du croyant à partager sa foi.) La perspective est donc clairement professionnalisante en ce sens qu’elle veille dès la conception des programmes de formation à la «transférabilité» dans la pratique des connaissances et compétences visées. Comme cela est demandé de tout HES, la HET-PRO veille à diffuser sa «culture professionnalisante» dans l’ensemble de ses activités académiques.

Le réformateur John Knox en chaire. Détail d’un vitrail de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg. Photo CC(by-sa) Kim Traynor  via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:John_Knox_preaching.JPGLa chaire n’est pas le lieu de défense des opinions personnelles, mais si la méditation de l’Évangile amène à une prise de position éthique publique, le ministre du Culte est libre de l’exprimer. Cela ne plaît pas toujours aux fidèles.

Par Joël Burri

Illustration: Le réformateur John Knox en chaire. Détail d’un vitrail de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg. Photo CC(by-sa) Kim Traynor 

Sur les réseaux sociaux, les appels à refuser l’initiative «No-Billag» de certains pasteurs font débat, et ce malgré que l’Église évangélique réformée vaudoise (EERV) tout comme la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) appellent également à un refus du texte. Alors les pasteurs sont-ils libres d’exprimer leurs opinions politiques? «Il n’y a pas de règle qui interdise à l’EERV ou à l’un de ses ministres de prendre position sur un sujet politique», tranche Paolo Mariani, responsable de la communication de l’institution. «À plusieurs reprises, lorsque l’Église au nom de l’Évangile défendait une position politique, cela nous a été reproché, soit par des personnes issues du monde politique, soit par des personnes proches des Églises.»

mercredi, 13 septembre 2017 08:15

La théologie à la portée de tous!

Divers livres en lien avec la théologie

Différentes offres de formations sont proposées par les Eglises. Profitez-en pour approfondir vos compétences bibliques ou théologiques.

Par Joël Burri

La rentrée scolaire vous a donné envie de reprendre place sur les bancs de l’école? Croyant ou non, pourquoi pas une formation théologique. Les Eglises réformées proposent différents parcours à choisir selon vos objectifs et l’engagement dont vous êtes prêts à faire preuve.

CC(by-nc-nd) David King via https://flic.kr/p/4izg1eAprès une volée de pasteurs et diacres formés selon un dispositif commun à l’ensemble de la Suisse romande, les erreurs de jeunesse du règlement ont été corrigées, lundi soir à Lausanne.

Photo: CC(by-nc-nd) David King 

Par Joël Burri

Depuis trois ans, l’accompagnement des diacres et pasteurs en formation est commun au sein des Eglises réformées romandes. Comme cette formation débute une fois tous les deux ans et dure dix-huit mois, une volée a terminé sa formation et une deuxième l’a commencée ce printemps. L’occasion, déjà, d’un toilettage du règlement, de la Commission romande des stages (Corosta), d’autant plus que la responsable romande des stages, qui a accompagné la première volée a pointé différents dysfonctionnements comme l’un des motifs de sa démission, en avril 2017. Un exercice auquel l’assemblée générale de la Conférence des Eglises réformées romandes (CER) s’est livré lundi soir à Lausanne.

Jean-Gabriel Cuénod, le diacre le plus célèbre de Suisse romande DR

L’Office protestant de formation organise une soirée de présentation du cursus menant au ministère diaconal. Actuellement, la plupart des diacres ont connu une première expérience professionnelle avant de se reconvertir dans ce métier.

Photo: Jean-Gabriel Cuénod, le diacre le plus célèbre de Suisse romande. DR

Par Joël Burri

«Jean-Gabriel est diacre, c’est une fonction qui existe aussi bien chez les catholiques que chez les protestants et personne ne sait exactement en quoi cela consiste», avait confié à Protestinfo l’acteur Didier Charlet qui incarne le personnage sulfureux de Jean-Gabriel Cuénod. Pour ceux qui veulent savoir ce qu’est vraiment ce métier, l’Office protestant de la formation (OPF) organise lundi à Yverdon une soirée de présentation du cursus permettant d’accéder à cette fonction.

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