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Enrico Norelli DREnrico Norelli, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève va prendre sa retraite. Mercredi et jeudi, un colloque sur les réécritures bibliques dans le christianisme primitif est organisé en son honneur. Interview.

Propos recueillis par Joël Burri

Quel est votre matériau de travail comme spécialiste de l’histoire et de la littérature des premiers chrétiens?

Dans les sources qui permettent de reconstituer l’histoire, il y a, toutes les formes d’expression des premiers groupes de chrétiens. La représentation traditionnelle est qu’il y a d’abord le Nouveau Testament, c’est-à-dire ce groupe d’écrits qui ont été réunis dans ce recueil devenu canonique pour les chrétiens; et que viennent ensuite d’autres textes, les écrits «patristiques». Aujourd’hui, la plupart des chercheurs reconnaissent qu’il ne faut pas se limiter aux textes reconnus comme canoniques, voire les privilégier, mais qu’il faut travailler tous les premiers écrits chrétiens pour reconstituer l’histoire des premiers croyants en Jésus. Il y avait aussi d’autres évangiles, lettres, actes d’apôtres et apocalypses qui ont fini par être écartés du corpus canonique. En partie, cette littérature a disparu, mais ce qui nous est parvenu est extrêmement important pour comprendre la diversité et la richesse du premier christianisme.

Mosaïque de Paul à la cathédrale Westminster CC(by-nc-sa) Fr Lawrence Lew, https://flic.kr/p/5UtVYjDans le dernier chapitre de «Pâques, et après? Paul et l’espérance chrétienne» qui vient de sortir, Simon Butticaz traite ouvertement de l’anti-judaïté de Paul

Photo: Mosaïque de Paul à la cathédrale Westminster CC(by-nc-sa) Fr Lawrence Lew

Par Elisabeth Schenker

Avec «Pâques, et après? Paul et l’espérance chrétienne», Simon Butticaz, professeur en sciences bibliques de l’Université de Lausanne met toute la rigueur de la méthode historico-critique, de ses recherches et de son érudition au service tant de la théologie que de la foi. Mais l’ambition de ce livre publié chez Cabédita est aussi d’être un outil accessible pour tous ceux qui s’intéressent à la culture dite «judéo-chrétienne» et à ses fondements.

Simon ButticazA l’âge de 33 ans, le théologien Simon Butticaz a été nommé professeur assistant à la faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne. Depuis la rentrée, il enseigne le Nouveau Testament et les traditions chrétiennes anciennes. Rencontre avec ce pasteur de formation, passionné par la littérature paulinienne.

Photo: Simon Butticaz © Felix Imhof

Par Laurence Villoz

Votre nomination comme professeur assistant, après avoir travaillé comme pasteur ainsi qu’à la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, révèle-t-elle un changement de cap dans votre parcours professionnel?

Non, je me suis toujours situé à l’interface de la théorie et de la pratique en pensant que leur interaction était fructueuse. Puis, j’ai dû faire un choix. Je n’ai pas vécu, tout d’un coup, une réorientation ou une rupture. Au contraire, il y a toujours eu chez moi une passion pour le Nouveau Testament et un vif intérêt pour la recherche et l’enseignement. Quand j’étais assistant diplômé, je faisais mon stage pastoral en parallèle. Puis, j’ai été chargé d’enseignement à l’université alors que je travaillais comme pasteur en paroisse. Cette double activité professionnelle m’a justement permis de faire dialoguer théorie et pratique.

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