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mercredi, 06 décembre 2017 08:00

Brèves

Une grande crèche à la cathédrale
Le RES dit «oui» aux changements du «Notre Père»
Engagement citoyen et spiritualité
Fermeture des commerces le 24 décembre
L’Escalade au MIR

Notre Pere interlineaireLa nécessité de «garder un texte œcuménique commun» pèse lourd dans les débats sur le ralliement des protestants à la nouvelle traduction de la prière enseignée par Jésus. Mais à y regarder de plus près: ce texte n’a en fait, jamais été commun!

Photo: Le texte du Notre Père dans Matthieu.  

Par Joël Burri

«Depuis 1966, les Eglises francophones en Suisse partagent une même traduction du “Notre Père”, prière qui a une place importante lors des célébrations œcuméniques. Le Conseil synodal déplorerait une situation où protestants et catholiques ne partageraient plus le même texte», peut-on lire dans le rapport de l’exécutif de l’Eglise réformée évangélique du Valais (EREV) qui a été distribué aux membres du synode (organe délibérant) en vue du débat sur l’acceptation de la nouvelle traduction française de la prière commune à tous les chrétiens. Un argument similaire était défendu par le Conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), qui a elle aussi débattu de cette question.

Synode 201711L’organe délibérant de l’Eglise réformée vaudoise a accepté de remplacer «Ne nous soumets pas à la tentation» par «ne nous laisse pas entrer en tentation» pour la sixième demande du Notre Père. L’œcuménisme a primé sur la théologie.

Par Joël Burri

«Tout mon être théologique se révolte contre cette modification, mais je vous invite à l’accepter par pur pragmatisme», a résumé la pasteure Florence Clerc Aegerter devant le Synode, organe délibérant de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). Réunis les 3 et 4 novembre dans la salle du Grand conseil à Lausanne, les délégués étaient appelés à se prononcer sur une modification du Notre Père.

Notre pere bibleLe Notre Père va changer. La nouvelle traduction est-elle plus proche de l’esprit du texte grec bien qu’elle s’éloigne de la formulation littérale? La question ne fait pas l’unanimité parmi les théologiens.

Par Joël Burri

En France, dès le premier dimanche de l’Avent, on ne dira plus «Ne nous soumets pas à la tentation», pour la sixième demande du Notre Père, mais «ne nous laisse pas entrer en tentation». En Suisse romande les évêques catholiques ont repoussé l’entrée en vigueur de cette modification, pour permettre aux protestants de prendre position sur cette nouvelle traduction de la prière commune à tous les chrétiens. Et l’on peut déjà parier que dans notre pays où les activités œcuméniques sont nombreuses, l’importance de garder un texte commun dépassera toutes les considérations linguistiques lors des débats. Pourtant l’on peut se demander: la nouvelle formule est-elle vraiment plus proche du texte biblique grec de Mathieu 6 dont elle est issue?

petite prière CC(by-nd) Angela Cinicolo via https://flic.kr/p/a6USTMUn Notre Père plus proche de l’esprit du texte grec original, ce sera pour Pâques, pas pour Noël. L’annonce unilatérale des évêques catholiques romains d’un changement de la plus importante prière chrétienne a fâché. Ils en prennent acte et renoncent à une entrée en vigueur si rapide, proposant aux Eglises sœurs de se rallier au nouveau texte proposé.

Par Joël Burri

«Ne nous soumets pas à la tentation», telle est la formule que les catholiques romains romands prononceront pour la sixième demande du Notre Père probablement jusqu’à la veille de Pâques 2018. La Conférence des évêques suisses a, en effet, accepté de suspendre l’entrée en vigueur d’un changement de traduction qui prévoit de remplacer cette phrase par «ne nous laisse pas entrer en tentation.» Ce changement interviendra pour la plupart des autres francophones au début de l’avent 2017.

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