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De passage à Lausanne, le pasteur allemand Bernd Becker, directeur de l’Association de presse protestante pour la province de Westphalie-Lippe à l’ouest de l’Allemagne, partage son inquiétude face au parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne. Interview.

Par Laurence Villoz

Toujours plus présent dans les médias, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AFD) fait couler beaucoup d’encre. Quelles sont les relations entre l’AFD et l’Église protestante allemande (Evangelische Kirche in Deutschland EKD)?

L’EKD et l’AFD ont de mauvaises relations. L’AFD estime que l’EKD est trop progressiste, trop à gauche, et qu’en tant qu’Église elle ferait mieux de se focaliser sur les services religieux plutôt que de s’intéresser à des questions politiques. En Allemagne, l’Église protestante s’est toujours impliquée dans la politique, car elle affirme qu’en tant que chrétien il est crucial de se soucier de ce qu’il se passe dans la société.

La présidence du Kirchentag protestant allemand a décidé de ne pas convier le parti national-populiste Alternative pour l’Allemagne. Des divergences d’opinions en sont la cause.

Dortmund (EPD/Protestinter). Pas de Kirchentag pour Alternative pour l’Allemagne (Alternativ für Deutschland AFD), un parti eurosceptique national-populiste, en 2019 à Dortmund. D’après un communiqué de la présidence du Kirchentag, ses représentants «ne sont pas conviés à participer aux diverses interventions et discussions qui se dérouleront à Dortmund dans le cadre du 37e Kirchentag protestant allemand», du 19 au 23 juin 2019. Le magazine «Christ & Welt», un supplément de l’hebdomadaire «Die Zeit», s’en était précédemment fait l’écho.


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Un stand de l'Alternative für Deutschland Bocholt CC(by-sa) Ziko van Dijk via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:2013-07_Alternative_f%C3%BCr_Deutschland_Bocholt.JPGEn l’ostracisant et en le marginalisant, l’Eglise protestante a-t-elle nourri la montée en puissance du parti populiste de droite? C’est la thèse d’un théologien qui invite au contraire les Eglises à accueillir ceux qui se sentent comme étrangers dans leur propre pays.

Photo: Un stand de l'Alternative für Deutschland Bocholt CC(by-sa) Ziko van Dijk

Francfort-sur-le-Main (EPD/Protestinter). Ulrich H. J. Körtner, professeur de théologie à Vienne, critique les prises de position de l’Eglise vis-à-vis de la forte progression lors des élections législatives de l’AFD, le parti allemand national conservateur, anti-migrants et anti-islam. Au lieu de se contenter aujourd’hui de manifester leur détestation envers un tel groupe, «les Eglises devraient faire preuve d’autocritique en se demandant quel rôle elles ont elles-mêmes pu jouer dans le succès électoral de ce parti peu recommandable», à travers leur «soutien véhément et leur exagération de la supériorité morale» de la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel (CDU), a déclaré M. Körtner à l’agence de presse protestante allemande EPD. L’Eglise protestante d’Allemagne (EKD) a réagi en soulignant qu’elle se préoccupait déjà depuis longtemps des origines du populisme de droite.


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Tag néo-nazi https://flic.kr/p/6voQ7gFrustrations et désintérêt face à la politique favorisent le développement d’un ésotérisme d’extrême droite en Bavière. Les informations factuelles permettent de prévenir ce genre de dérive.

Photo: CC (by) Patrick Feller

Par Rieke C. Harmsen (EPD/Protestinter)

Rothenburg ob der Tauber –  Matthias Pöhlmann, spécialiste chargé de la question des sectes auprès de l'Eglise protestante régionale de Bavière, met en garde contre la recrudescence d'un certain «ésotérisme brun», c’est-à-dire un ésotérisme qui promeut des idéologies d’extrême droite. La semaine dernière à Munich, il a évoqué avec le Service de presse protestant (EPD) les «inquiétants points de rencontre» entre opinions politiques et théories du complot qu'il lui arrive souvent de constater. Il en est convaincu, cet «ésotérisme d’extrême droite» représente un danger pour la démocratie.


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Alternative fur Deutschland Stand CC(by-sa) Ziko van Dijk, via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:2013-07_Alternative_f%C3%BCr_Deutschland_Bocholt.JPGAux yeux des Eglises allemandes, une large part des idées du parti populiste AFD s’appuient sur une vision de l’être humain incompatible avec la foi chrétienne. De son côté et bien qu’il se présente comme le gardien de l’Occident chrétien, le parti de droite conservatrice s’oppose si fortement aux Eglises majoritaires que certains de ses hauts responsables ont déjà appelé ses adhérents à les quitter. Les positions semblent se durcir. Les deux côtés devraient cependant ouvrir le dialogue: c’est ce que demande Wolfgang Thielmann, pasteur et journaliste de longue date, qui a récemment publié un ouvrage sur le sujet. Entretien avec l’agence de presse protestante allemande EPD sur les possibles rapports entre les Eglises et l’AFD, ainsi que sur les raisons pour lesquelles certains chrétiens choisissent de voter pour un parti populiste. 

Photo: CC(by-sa) Ziko van Dijk

Propos recueillis par Corinna Buschow, Berlin, EPD/Protestinter

Dans le passé, de hauts responsables de l’AFD se sont fortement attaqués à des membres et des positions des Eglises. Vous réclamez dans votre livre un dialogue plus nourri entre ces deux institutions. Pourquoi l’Eglise devrait-elle chercher à parler avec ce parti?

Je suis bien conscient que se confronter à l’AFD n’a rien de facile. Un document stratégique pose même noir sur blanc que le parti s’appuie davantage sur la provocation que sur les arguments. Et pourtant, c’est justement au sein de l’Eglise qu’on doit le plus rechercher un débat argumenté. Le point de départ de mon livre a été cette déclaration de l’archevêque de Cologne, Rainer Maria Woelki, selon laquelle nul être humain n’avait besoin de telles alternatives politiques. Ma réaction à ces paroles a été «Nous ne pouvons pas aborder les choses ainsi». Je ne peux pas condamner un parti en bloc; il me faut me donner la peine d’établir comment et pourquoi il transgresse les principes fondamentaux auxquels nous croyons en tant que chrétiens. Et dans le cadre d’un dialogue critique, je dois aussi me montrer prêt à remettre en question et à repenser ma position. J’approuve le fait que le Kirchentag ait organisé une confrontation avec l’AFD.


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