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mercredi, 18 avril 2018 08:00

Brèves

Candidatures pour le prix du service Migration
La 9e de Beethoven sous la loupe
Oser la théologie

Les invités à la conférenceConstruction de murs entre les pays, détérioration des conditions de vie dans les camps de réfugiés, dignité bafouée. Plusieurs experts tirent la sonnette d’alarme, lors de la première conférence des «rendez-vous de la migration», au Centre de politique de sécurité, à Genève.

Photo: Les invités lors de la conférence au GCSP

Par Laurence Villoz

«Le rejet des migrants est de plus en plus fort», déplore Bawélé Tchalim, chargé de programme à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). «Les lois se durcissent et les frontières se ferment». Dans le cadre de la première conférence des «rendez-vous de la migration», jeudi 12 avril à Genève, plusieurs spécialistes se sont penchés sur la question des routes migratoires et des conditions de vie dans les camps. Hasan Hawar, un réfugié syrien étudiant en Suisse, a raconté la périlleuse odyssée qu’il a dû effectuer en quittant son pays.

consistoireEPGRéuni jeudi et vendredi derniers, le Consistoire de l’Eglise protestante de Genève a discuté d’un rapport autour du statut de membre. Une démarche qui s’inscrit dans une situation de crise financière.

Par Noriane Rapin

Photo: Le Consistoire de l’Eglise protestante de Genève

«Jamais l’Eglise genevoise n’a dû expliquer qui elle était ni ce qu’elle faisait, parce que c’était inscrit dans les gènes de tout protestant genevois. Si on reconnaît que l’on ne naît plus forcément protestant à Genève, alors nous sommes prêts à débattre du statut de membre.» C’est par ces mots que le président de la Commission d’étude du statut de membre de l’Eglise protestante de Genève (EPG) a introduit le débat autour du rapport qu’il présentait au Consistoire, l’organe délibérant. Ce rapport est l’une des conséquences de la volonté de restructuration initiée en 2013, et comprend des considérations légales et théologiques. Il s’agissait pour la commission de faire état de la situation actuelle et d’établir des bases pour le futur.

Table ronde à la journée d'ouverture des rencontres de CauxPour la journée d’ouverture de ses rencontres estivales, la Fondation Caux-Initiatives et Changement a donné la parole à des personnes qui ont vécu la migration, vendredi 1er juillet. Ladislaus Löb, libéré du camp de concentration de Bergen-Belsen, raconte son arrivée à Caux où il a été accueilli en 1944.

Photo: de gauche à droite: Abo Hawi (avec la casquette), Carlos Vasquez, Serge Michel, Ladislaus Löb et Yvan Sturm.

Par Laurence Villoz

«Quand je suis arrivé à Caux début décembre 1944, je venais du camp de concentration de Bergen-Belsen», lâche Ladislaus Löb, lors de la journée d’ouverture des rencontres de la Fondation Caux-Initiatives et Changement, vendredi 1er juillet dans le palace de Caux, au-dessus de Montreux. Né en 1933 en Roumanie, ce professeur émérite de littérature allemande a été fait prisonnier à l’âge de 11 ans dans le ghetto juif de Kolozsvar. Grâce à un accord entre le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann et le laeder sioniste Rudolf Kastner, près de 1700 juifs hongrois ont pu passer la frontière suisse, dont Ladislaus Löb qui a fait partie des réfugiés accueillis à Caux. «Je me rappelle de l’Allemagne plongée dans la pénombre, et de l’autre côté de la frontière, la Suisse tout illuminée».

Un livre humainCinq personnes, des «livres humains», ont partagé leur histoire personnelle en lien avec la migration, lors d’une rencontre à la bibliothèque de l’ONU. Ce concept permet aux «lecteurs-auditeurs» d’entrer en contact direct avec le héros du récit.  

Par Laurence Villoz

Vous avez probablement déjà lu un livre, ce petit objet en papier rempli de mots qui racontent une histoire. Si la lecture consiste en une activité plutôt solitaire, les «livres humains» permettent, au contraire, de rentrer en contact avec le protagoniste principal et de discuter de son histoire personnelle. C’est ce concept qu’a choisi la Fondation Caux-initiatives et changement pour aborder le thème de la migration. Dans la bibliothèque de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à Genève, une centaine d’auditeurs sont venus assister à une «bibliothèque humaine», mercredi 11 mai. Cinq «livres», répartis dans de petites alcôves, narrent simultanément leur histoire alors que les spectateurs voyagent d’un récit à l’autre. 

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