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Les employés de Mediterranean Hope sur l’île de Lampedusa ont recueilli des preuves de torture et de violences subies par les migrants en Libye. Des témoignages qui appuient leur volonté de créer des passages sûrs et légaux.

NEV/Protestinter, Rome «Nour a dessiné les cellules et les quatre portes de sécurité sur une feuille de papier. Les hommes et les femmes étaient dans des cellules séparées. Et elle a raconté comment tous les soirs, des femmes étaient emmenées dans la cellule qui se trouve après la troisième porte de sécurité. Quatre hommes par femme. Quatre miliciens libyens pour chaque prisonnière somalienne ou érythréenne. Et tous les soirs, elles étaient violées à répétition. Par quatre étrangers. Tous les soirs. Pendant plus d'un an. Et quand l'une d'elles tombait enceinte, on l’emmenait au même endroit et on lui donnait des coups de pied. Jusqu’à provoquer une fausse couche.» Le témoignage de Nour est l’un des nombreux qu’ont récolté les employés de Mediterranean Hope, un programme pour les réfugiés et les migrants de la Fédération des Églises Évangéliques en Italie (FCEI), qui vivent sur l'île de Lampedusa et qui maintiennent actif un Observatoire qui réalise un travail de premier accueil et médiation avec les migrants.


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Dès le 1er novembre, la mendicité sera illégale dans le canton de Vaud. Une décision vivement critiquée par la pasteure Diane Barraud qui pointe un manquement éthique.

Par Laurence Villoz

«J’ai toujours été très choquée par l’interdiction de la mendicité. Cela me pose un problème éthique qu’on place la tranquillité des passants au-dessus de la souffrance liée à la précarité», réagit la pasteure Diane Barraud, médiatrice Églises-réfugiés et aumônière à Point d’appui, un espace qui accueille des migrants au centre de Lausanne.  Le 1er novembre, l’interdiction de la mendicité entrera en vigueur dans l’ensemble du canton de Vaud. Dès cette date, quiconque sera surpris en flagrant délit pourra être sanctionné d’une amende de 50 à 100 francs, affirme le Conseil d’État dans un communiqué. Et la facture pourra atteindre les 500 à 2000 francs pour celui qui envoie mendier des personnes mineures ou dépendantes.

mardi, 18 septembre 2018 15:53

Le tribunal donne raison à Flavie Bettex

Amendée pour avoir sous-loué son appartement à un migrant débouté soutenu par l’Établissement vaudois d’accueil des migrants, Flavie Bettex a été acquittée. L’audience s’est déroulée, mardi 18 septembre, au tribunal de Montbenon, à Lausanne.

Par Laurence Villoz

«Le verdict confirme que ce que j’ai fait est juste. C’est un énorme soulagement, mais scandaleux que ce genre de situation puisse arriver», lâche la vaudoise Flavie Bettex, 27 ans, à l’issue de son jugement, mardi 18 septembre. En avril dernier, la jeune femme avait été convoquée par la police, car elle sous-louait un appartement à un migrant débouté soutenu par l’Établissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM). Bilan: une amende de 160 francs, 525 francs de frais de dossier ainsi que 20 jours amende avec sursis. «Je n’ai jamais pensé que je faisais quelque chose d’illégal». Flavie Bettex porte donc l’affaire devant la justice.

Entrée du palais de justice de Minden.  CC(by-sa) Ingo2802La paroisse protestante de Lübbecke en Rhénanie-du-Nord–Westphalie, marraine d’une migrante syrienne de 77 ans, a été condamnée à rembourser les aides sociales perçues par cette dernière. On compte une multitude de cas similaires en Allemagne.

Photo: Entrée du palais de justice de Minden.  CC(by-sa) Ingo2802

Par Thomas Krüger, Minden, EPD/Protestinter

Une paroisse qui s’engage à subvenir aux besoins d’une personne migrante n’est pas libérée de ses obligations une fois que cette dernière obtient un statut légal dans le pays. C’est ce que confirme la décision rendue mercredi 8 août par le tribunal administratif de Minden (No du dossier: 7 K 5743/17 – I). Les juges ont considéré que l’admission au statut de réfugiée d’une retraitée syrienne parrainée par une paroisse ne modifiant pas les raisons de son séjour. La paroisse doit continuer à subvenir à ses besoins. En rejetant son recours, la cour s’est conformée à l’avis déjà rendu en janvier 2017 par le tribunal administratif fédéral de Leipzig.


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Lampedusa Assassini in diretta TV ©Mediterraneanhope/Francesco PiobbichiOutre la fermeture des ports aux bateaux venant en aide aux migrants, l’Italie a été le théâtre de plusieurs débats xénophobes ou racistes cet été. Dans une lettre ouverte, les Églises et diverses associations dénoncent ces violations des droits humains. Les protestants ont, en outre, approuvé une déclaration dans laquelle ils déclarent que toute forme de racisme est une hérésie théologique.

Image: ©Mediterraneanhope/Francesco Piobbichi

Protestinter avec NEV - «A ceux qui – au sein même du gouvernement et réconfortés par les sondages – critiques ceux qui travaillent pour protéger les droits de l’homme, nous disons que certains principes ne sont pas à défendre parce qu’ils sont populaires, mais parce qu’ils sont au cœur de la culture civile et juridique du pays», a déclaré le pasteur Luca Maria Negro, président de la Fédération des Églises protestantes en Italie (FCEI). «L’image des immigrés nourris vivant de dons du ciel et des subventions de l’État est une caricature intolérable qui ne peut être acceptée par ceux qui ont le sens de la réalité et une conscience morale», a-t-il ajouté début août, alors que plusieurs associations catholiques, protestantes et laïques ont demandé aux autorités et au gouvernement italien d’appliquer le droit international et de rouvrir les ports aux navires venant en aide aux migrants, au travers d’une lettre ouverte commune.


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