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Enrico Norelli DREnrico Norelli, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève va prendre sa retraite. Mercredi et jeudi, un colloque sur les réécritures bibliques dans le christianisme primitif est organisé en son honneur. Interview.

Propos recueillis par Joël Burri

Quel est votre matériau de travail comme spécialiste de l’histoire et de la littérature des premiers chrétiens?

Dans les sources qui permettent de reconstituer l’histoire, il y a, toutes les formes d’expression des premiers groupes de chrétiens. La représentation traditionnelle est qu’il y a d’abord le Nouveau Testament, c’est-à-dire ce groupe d’écrits qui ont été réunis dans ce recueil devenu canonique pour les chrétiens; et que viennent ensuite d’autres textes, les écrits «patristiques». Aujourd’hui, la plupart des chercheurs reconnaissent qu’il ne faut pas se limiter aux textes reconnus comme canoniques, voire les privilégier, mais qu’il faut travailler tous les premiers écrits chrétiens pour reconstituer l’histoire des premiers croyants en Jésus. Il y avait aussi d’autres évangiles, lettres, actes d’apôtres et apocalypses qui ont fini par être écartés du corpus canonique. En partie, cette littérature a disparu, mais ce qui nous est parvenu est extrêmement important pour comprendre la diversité et la richesse du premier christianisme.

J-D Colladon, DRTous les quatre ans, l’Eglise protestante de Genève décerne le «Prix Colladon» à un ouvrage du protestantisme. Les auteurs genevois ont jusqu’au 20 février pour soumettre leur publication.

«Pour l’instant, trois livres nous sont parvenus», a révélé Alexandra Deruaz, la responsable de la communication de l’Eglise protestante de Genève (EPG), fin janvier. «Mais ce nombre peut encore augmenter». Tous les quatre ans, le Consistoire de l’EPG attribue le «Prix Colladon» d’une valeur de 1000 francs à un ouvrage du protestantisme publié durant les quatre dernières années par des auteurs genevois ou des étudiants de la faculté de théologie de l’Université de Genève.

mardi, 19 août 2014 08:05

Quel genre de non-croyant êtes-vous?

Couverture de "In faith and in doubt" de Dale McGowanL’écrivain américain Dale McGowan décrit six types de personnes qui n’ont pas la foi en Dieu, dans son dernier ouvrage publié au début du mois d’août. De l’universitaire athée à l’agnostique spirituel, chacun perçoit différemment les religions.

Par Kimberly Winston RNS/protestinter

«Dans la foi et dans le doute: comment les croyants et les non-croyants peuvent-ils créer des mariages solides et des familles aimantes» (In Faith and In Doubt: How Religious Believers and Nonbelievers Can Create Strong Marriages and Loving Families), cet ouvrage de Dale McGowan propose des solutions et des conseils pour faire face à la pression du mariage, au quotidien ou encore à sa belle famille. Selon l’auteur américain, si tous les croyants en une religion ne sont pas d’accord sur chaque sujet, il en va de même pour les non-croyants.


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Shafique KeshavjeeQu’est-ce que la Vérité? Du monothéisme au matérialisme, La reine, le moine et le glouton, peint une société en quête de sens. L’écrivain et théologien Shafique Keshavjee allie une trame narrative riche et personnelle à un questionnement existentiel inhérent à tout individu. Rencontre.

Photo: Shafique Keshavjee dans son jardin à Chexbres

Par Laurence Villoz

«Ce qu’il voulait connaître, c’était l’unique Vérité qui se réfracte sous de multiples facettes». Ainsi, le roi en pleine quête spirituelle et existentielle organise un «Grand débat des convictions» qui aborde trois questions fondamentales: Que puis-je connaître? Que puis-je espérer? Et que puis-je vivre?. Pour y répondre, il réunit un professeur de philosophie, un biologiste athée, une mathématicienne chrétienne et une professeure de yoga. Chaque invité explique alors sa vision du monde devant un auditoire comble, lors d’un colloque de plusieurs jours, à l’Université. Alors que les spécialistes expriment leurs opinions sur l’esprit et la matière ou encore l’humain et la nature, à l’extérieur de l’Université, la vie suit son cours et tourmente les principaux protagonistes. Entre amour et mort, infidélité et attentat, les déboires et bonheurs des personnages illustrent les thèmes du grand débat. 

FrancineCarrilloDans son dernier livre, Francine Carrillo ressuscite un sermon audacieux de Maître Eckhart sur Marthe et Marie. J'aimerais que vivre tu apprennes, paru en mai 2013, donne l’occasion à cette théologienne genevoise d’étinceler, bousculant les poncifs avec une telle vivacité que le vieux Maître lui-même en sort tout rajeuni. 

(Photo: ©François Wavre)

Propos recueillis par le pasteur Emmanuel Roland, La Vie protestante de Genève 

ER: Pourquoi Maître Eckhart? (voir encadré ci-dessous)

FC: Je l’ai découvert un peu au hasard de mes lectures, tout de suite subjuguée par l’originalité de sa pensée. Maître Eckhart, c’est la surprise assurée. Son sermon sur Marthe et Marie prend à revers toutes les interprétations traditionnelles et il finit par dire l’inverse de tout ce à quoi on est habitué. Cela vaut la peine qu’on s’y intéresse!

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