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mardi, 12 mars 2019 14:28

Point d’appui déménage

L’espace d’accueil pour les réfugiés, Point d’appui, a défait ses cartons à la rue Saint-Martin 36, à Lausanne. Après une semaine de déménagement, la structure a rouvert ses portes lundi 11 mars.

Par Laurence Villoz

«Ces nouveaux locaux sont deux fois plus grands, sur deux étages et nettement plus lumineux. Nous sommes très heureux d’avoir déménagés», se réjouit Diane Barraud aumônière à Point d’appui. Créé en 2003, ce lieu d’accueil de jour pour les réfugiés a posé ses valises, lundi 11 mars, à la rue Saint-Martin 36, au centre de Lausanne. Ces quinze dernières années, il se trouvait à quelques pâtés de maisons plus haut, à la rue Dr Cesar Roux, dans un espace en sous-location qu’il a dû quitter. «Ces nouveaux locaux sont de plain-pied, donc bien plus accueillants que les précédents qui se trouvaient au troisième sous-sol.»

«Laver son linge sale…», une thématique ambitieuse choisie par les Églises protestante et catholique vaudoises pour l’animation de leur stand commun au Salon du mariage. La manifestation s’est déroulée du 18 au 20 janvier à Lausanne.

Par Laurence Villoz

Entre les alliances, les robes meringuées, les faire-part et autres artifices pailletés, le stand des Églises réformée et catholique vaudoises propose une réflexion de fond: «Laver son linge sale». Depuis plus d’une dizaine d’années, elles participent au Salon du mariage, qui s’est déroulé pour sa vingtième édition du 18 au 20 janvier à Lausanne. Pour la cuvée 2019, les deux Églises ont choisi de s’interroger sur les problèmes de couple. Sur leur stand, une planche à repasser, des cordes à linge, un grand paquet de lessive. L’œil du badaud est directement attiré par une pile d’habits, entassés pêle-mêle dans un bac. Sur chaque vêtement de mots sont écrits: mépris, absence, abus de confiance, violence verbale.

Plusieurs contenus sur internet ont laissé penser que l’association Feu solidarités Bessières collaborait avec l’Église adventiste. Un malentendu qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour l’association areligieuse et apolitique.

Par Laurence Villoz

C’est avec stupéfaction que l’association Feu solidarités Bessières a découvert sur internet des articles et une vidéo qui les assimilaient à l’Église adventiste, vendredi 11 janvier. «Je me suis senti trahi et floué», lâche Herbert Stock, coresponsable de Feu solidarités Bessières, une association areligieuse et apolitique qui chaque année organise une permanence d’écoute et d’accueil sur le pont lausannois pendant la période des fêtes. Début janvier, l’Église adventiste a publié sur internet deux articles ainsi qu’une vidéo où l’on voit trois bénévoles autour du feu sur le pont. Ce qui a fait bondir l’association est qu’on a l’impression au travers de ces contenus que cette Église collabore avec «Feu solidarités Bessières».

mercredi, 26 décembre 2018 15:46

Le feu du pont Bessières réchauffe les cœurs

Depuis près de quarante ans, le Feu de la solidarité brûle sur le pont Bessières à Lausanne. Jusqu’au 3 janvier, des bénévoles accueillent les passants à la recherche d’une oreille attentive.

Par Laurence Villoz

Mardi 25 décembre sur le pont Bessières à Lausanne. La nuit est tombée, il fait froid, mais le ciel est étoilé. Caroline et Yahya discutent tranquillement autour d’un brasero. Tous deux sont bénévoles au Feu de la solidarité qui se tient sur le pont lausannois du 21 décembre au 3 janvier. «C’est ma première fois», sourit Caroline, une cinquantenaire qui sera en poste jusqu’à minuit. Autour du brasier, quelques chaises. Un banc recouvert de couvertures a été placé contre la balustrade du pont. De chaque côté, une petite cabane en bois. L’une sert de garde-manger. Dans l’autre, un matelas est posé à même le sol et des sacs de couchage sont empilés dans un coin.

Le temps d’un café ou d’un échange, Point d’appui offre un peu de répit à ceux dont la vie n’est qu’instabilité. Depuis quinze ans, cet espace accueille et accompagne les migrants à Lausanne.

Par Laurence Villoz

Un jeune homme sirote un café installé dans un canapé. Quelques personnes s’affairent en cuisine pendant que d’autres discutent autour d’une grande table en bois. «La majorité des utilisateurs ont fait une demande d’asile et en sont à différents stades de la procédure. Certains ont reçu le statut de réfugiés, d’autres sont en attente ou déboutés», explique Diane Barraud, aumônière à Point d’appui. Créé en 2003, cet espace multiculturel, au centre de Lausanne, offre aux personnes issues de la migration un lieu bienveillant pour discuter, obtenir des conseils ou de l’aide par rapport à des démarches administratives.

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