×

Message

Failed loading XML...
Failed loading XML... attributes construct error Couldn't find end of Start Tag rss line 1 Extra content at the end of the document

AperiCIP JURA protestantL’identité protestante d’un canton se mesure-t-elle au taux de remplissage d’une église? Plusieurs spécialistes ont débattu autour d’une table ronde à Tramelan ce mois d’avril.

Par Caroline Amberger

Si Florence Hostettler prêche parfois seulement devant 20 personnes cela ne la décourage pas. Cette étudiante en théologie et animatrice en paroisse à Bévilard assume l’idée de privilégier la qualité à la quantité. «Je n’ai pas besoin d’une église pleine à craquer. Si les personnes sont pleinement et librement là, qu’elles ressortent avec un souffle nouveau, même si c’est tout petit, pour moi, témoigner pour un brin d’herbe cela en vaut toujours la peine» assure-t-elle durant un débat autour de la question: «Le Jura bernois est-il encore protestant» à Tramelan.

Paysage Jura bernois https://flic.kr/p/gNeEWmUn groupe d’accompagnement pour personnes endeuillées verra le jour, dès le mois de février, à Malleray, dans le Jura bernois.

Photo: CC (by) Tonnerre Lombard

Par Laurence Villoz

«Lors de la préparation des services funèbres, je rencontre fréquemment des personnes qui auraient envie de parler plus longuement», raconte Jean-Luc Dubigny, pasteur de Sornetan et des paroisses du Par8 (région de Tramelan à Elay) des Eglises de Berne, du Jura et de Soleure (BEJUSO). Cette constatation a amené le pasteur à mettre sur pied un groupe d’accompagnement pour personnes endeuillées, en collaboration avec la diacre Sandra Singh et la sacristaine Claudia Châtelain. 

vendredi, 08 janvier 2016 08:15

Un piano libéré dans une Eglise

Piano SonvilierL’église de Sonvilier (BE) accueille un magnifique piano de concert. L’instrument qui jusqu’ici a toujours vécu en appartement pourra sonner de toute son amplitude.

Par Joël Burri

«Avant, chez moi, je jouais de ce piano fermé avec une couverture dessus pour éviter de déranger les voisins», explique le pianiste Johan Treichel. «Comme nous nous apprêtions à déménager, je me suis dit qu’il était dommage de déménager encore une fois cet instrument, sans jamais pouvoir le faire sonner comme il devrait. C'est un peu comme avoir un pur-sang et ne pas pouvoir le faire galoper.» Il s’est donc mis à la recherche d’un lieu où cet instrument pourrait mieux être mis en valeur.

Eglise Saint-Imier CC(by-nc) Kurt Zwahlen via https://flic.kr/p/6E1Q9ELes mesures budgétaires décrétées récemment par l’Etat de Berne toucheront de plein fouet l’ensemble des paroisses réformées du canton. Des réductions de postes interviendront au 1er janvier 2018, entraînant une redéfinition des prestations. Proactives, les paroisses du vallon de Saint-Imier viennent de lancer «Erguël 2017». Un projet qui se veut à l’écoute de la population afin de mieux cerner ses attentes.

Photo: Saint-Imier CC(by-nc) Kurt Zwahlen

Par Nicolas Bringolf, «La Vie protestante» Ne-Be-Ju

En 2008, face à la pression politique visant à diminuer les dettes du canton de Berne et les suppressions de postes pastoraux qui en résulteraient, les huit paroisses réformées du vallon de Saint-Imier –de Sonceboz à La Ferrière– ont décidé de collaborer au sein d’une structure juridique appelée Syndicat de l’Erguël. Une manière pragmatique d’amortir l’onde de choc financier additionné à la baisse du nombre de paroissiens et d’actes ecclésiastiques.

Les organisateurs de l'édition 2015 d'«Osez le jour» Pour sa 3e édition, «Osez le jour» la rencontre des paroisses réformées de l’arrondissement jurassien (Jura bernois et canton du Jura) aura pour thème «L’Eglise vit le jour et la nuit». Les participants expérimenteront la vie d’Eglise, en contemplant des vitraux, en faisant une expérience de physique, par le jeu, la peinture, la photographie, la musique ou la méditation.

Photo: Les organisateurs de l'édition 2015 d'«Osez le jour». De gauche à droite: Alain Wimmer, Marie-Louise Hoyer, Aline Gagnebin, Niels John et Willy Mathez

Par Joël Burri

«Notre objectif est de faire entrer les participants dans un langage différent; de pouvoir dire des convictions de foi dans un langage autre», explique Alain Wimmer, responsable de la formation au Centre de Sornetan (BE) et membre du groupe d’organisation de la 3e édition d’«Osez le jour». Tous les deux ans, cette manifestation réunit les réformés du jura et du jura bernois, mais reste ouverte à tous. «Lors des précédentes éditions, les gens en repartaient avec une certaine énergie qu’ils pouvaient partager. Le sentiment d’appartenir à une communauté plus grande que leur paroisse», s’entousiasme le diacre Willy Mathez, également membre du groupe d’organisation.

© 2017 Protestinfo