×

Message

Failed loading XML...

armée suisse paysage CC(by-nc-nd) Bruno Hotz via https://flic.kr/p/y4TyiLui-même aumônier de l’armée suisse, Matthias Inniger a défendu en 2016 une thèse en théologie protestante sur la question des aumôniers de confession musulmane. Se basant sur la parabole du bon Samaritain, sur son expérience de terrain et sur la pratique de plusieurs armées étrangères, il en conclut que d’un point de vue protestant, la mise sur pied d’une aumônerie multireligieuse est souhaitable.

Photo: CC(by-nc-nd) Bruno Hotz

Propos recueillis par Joël Burri

Vous avez consacré une thèse à la question des aumôniers militaires musulmans. La problématique est-elle si aiguë que cela?

Notre société a changé et les aumôniers des hôpitaux, des maisons de retraite, des prisons ou de l’armée en sont les témoins privilégiés. Comme aumônier militaire de 2002 à 2015, je me suis rendu compte que les musulmans qui représentent environ 5% de la population sont bien présents sous les drapeaux. Ils y voient une excellente possibilité d’intégration. L’armée ne tient pas de statistiques sur l’origine culturelle et religieuse de ses soldats et gradés, mais on peut estimer que 5 à 10% des effectifs sont issus de familles musulmanes. De façon similaire à la pratique des soldats chrétiens, rares sont les militaires musulmans qui vont régulièrement à la mosquée. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas intéressés par la religion ou par la spiritualité, mais ils ne veulent pas passer pour «le chrétien» ou le «le musulman» de la compagnie. A 20 ans, on est dans une période particulière de sa vie: on vient peut-être de quitter la maison et l’on est content de ne pas être immédiatement catalogué.

mardi, 24 octobre 2017 11:00

Rencontres incroyables avec des croyants

Le monde est notre seule maison ©IRAS COTIS/HawasWorldwideLa Semaine des religions est organisée en Suisse chaque année durant la première semaine de novembre. Pour l’édition 2017, plus de 100 activités sont annoncées.

Photo:  ©IRAS COTIS/HawasWorldwide

(Protestinfo) «Le dialogue et les rencontres encouragent au respect mutuel et à la création de partenariats viables pour que nous puissions tous vivre ensemble paisiblement en Suisse», rappelle un communiqué de presse de la Communauté de travail interreligieuse en Suisse IRAS COTIS. Une conviction qui sera mise en œuvre à travers toute la Suisse durant la semaine des Religions, du 4 au 12 novembre. Portes ouvertes de lieux de culte, théâtre interactif, débats, discussions, expositions, moments de questions-réponses avec des témoins, etc. Plus de 100 manifestations sont au programme cette année et promettent des «rencontres incroyables» selon les organisateurs.

Meditation CC(by-nc)Mitchell Joyce, via https://flic.kr/p/6TYNf1

Pionnier d’un dialogue interreligieux qui puisse dépasser ce qu’il considère comme le dialogue manqué entre les religions, le grand rabbin Marc Raphaël Guedj propose une autre voie: remonter aux sources de sagesses et aux racines des spiritualités pour entrer à nouveau frais dans le dialogue entre les grandes traditions.

Photo: CC(by-nc)Mitchell Joyce

Par Caroline Amberger

«Tout reste à faire!», vous dira Marc Raphaël Guedj, ancien grand rabbin de Genève qui n’a de complaisance pour aucune forme d’extrémisme. S’il admet «avoir planté une graine», il espère encore des changements. Créateur de Racines et Sources, une fondation à Genève qui encourage et développe le dialogue interreligieux et promeut la recherche dans une perspective interdisciplinaire, cet amoureux de mystique et de sagesse juive souhaite que ce dialogue «puisse se sortir de la comparaison des dogmes et des rituels». Entretien

CAS Religion et Gouvernance ASchwab DJaillardComment faire face au terrorisme et aux conflits politico-religieux? Les historiens et anthropologues de l’Université de Genève répondent par une offre de formation continue.

Photo: Aurore Schwab et Dominique Jaillard, codirecteurs du CAS. 

Par Caroline Amberger

«Il fallait faire bouger les choses et offrir des approches alternatives», explique le professeur Dominique Jaillard, historien des religions et codirecteur du programme. «Nous devons donner des moyens et répondre à une inquiétude montante de professionnels en contact avec des acteurs religieux qui ne sont pas préparés à faire face à ces situations inédites». A l’initiative d’un réseau de chercheurs, une nouvelle formation émerge à l’Université de Genève. Son premier objectif? Répondre aux besoins du terrain en donnant des outils pragmatiques et conceptuels.

Une statue d’Edo van Tetterode dédiée à la tolérance à Hilversum aux Pays-Bas. LDD, Wikifrits via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hilversum_kunstwerk_tolerance.jpgL’évêque émérite Wolfgang Huber met en garde contre une fausse idée de la tolérance. Il invite les croyants à se montrer critiques envers toute religion, y compris la leur.

Photo: Une statue d’Edo van Tetterode dédiée à la tolérance à Hilversum aux Pays-Bas. LDD, Wikifrits

Hanovre (EPD/Protestinter). «La tolérance n’est pas l’indifférence», a déclaré Wolfgang Huber, ancien président du Conseil de l’Eglise protestante d’Allemagne (EKD), la semaine passée à Hanovre. «Une personne tolérante ouvre également le débat sur ce qu’elle ne peut accepter.» C’est-à-dire, par exemple, sur la légitimation de la violence ou de l’antisémitisme au nom de la religion. Wolfgang Huber s’est exprimé dans le cadre d’une table ronde du forum Hanns Lilje, sur le thème «La pluralité religieuse en tant que défi». Cette position est défendue par divers théologiens tant chrétiens que musulmans qui mettent en garde contre une fausse idée de la tolérance religieuse.


Pour lire cet article vous avez besoin de 1 credit(s), Acheter des crédits.

© 2017 Protestinfo