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Enrico Norelli DREnrico Norelli, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève va prendre sa retraite. Mercredi et jeudi, un colloque sur les réécritures bibliques dans le christianisme primitif est organisé en son honneur. Interview.

Propos recueillis par Joël Burri

Quel est votre matériau de travail comme spécialiste de l’histoire et de la littérature des premiers chrétiens?

Dans les sources qui permettent de reconstituer l’histoire, il y a, toutes les formes d’expression des premiers groupes de chrétiens. La représentation traditionnelle est qu’il y a d’abord le Nouveau Testament, c’est-à-dire ce groupe d’écrits qui ont été réunis dans ce recueil devenu canonique pour les chrétiens; et que viennent ensuite d’autres textes, les écrits «patristiques». Aujourd’hui, la plupart des chercheurs reconnaissent qu’il ne faut pas se limiter aux textes reconnus comme canoniques, voire les privilégier, mais qu’il faut travailler tous les premiers écrits chrétiens pour reconstituer l’histoire des premiers croyants en Jésus. Il y avait aussi d’autres évangiles, lettres, actes d’apôtres et apocalypses qui ont fini par être écartés du corpus canonique. En partie, cette littérature a disparu, mais ce qui nous est parvenu est extrêmement important pour comprendre la diversité et la richesse du premier christianisme.

mercredi, 19 avril 2017 08:30

Entretien avec l’historien Pap Ndiaye

ITW PapNdiayeDans le cadre d’une série d’entretiens menés en marge du festival Histoire et Cité qui s’est tenu à Genève, nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à Pap Ndiaye, spécialiste de l’histoire nord-américaine.

Le chercheur revient sur le rôle des Eglises noires sur la naissance du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. La foi des noirs américains a été une force d’émancipation, analyse-t-il.

videoChapoutotDans le cadre d’une série d’entretiens menés en marge du festival Histoire et Cité qui s’est tenu à Genève, nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à l’historien du nazisme Johann Chapoutot

L’auteur du récent ouvrage «La révolution culturelle nazie» (Gallimard) revient d’abord sur la manière dont les nazis ont perçu le christianisme des premiers jours avant d’aborder un morceau de choix: les relations complexes que les Eglises protestantes et catholiques ont entretenues avec le régime.

AfficheCroireFaireCroireDes conflits religieux à la crise des idéologies contemporaines, en passant par les usages de la propagande, le Festival «Histoire et Cité» qui se tient à Genève du 30 mars au 1er avril accueille le grand public autour du thème «Croire, faire croire». Entretien avec son directeur Pierre Souyri, Professeur d’histoire du Japon à l’Université de Genève.

Propos recueillis par Guillaume Henchoz

Comment s’est imposé thème du festival, «Croire, faire croire»?

Lors de la première édition, nous avons fait la part belle à la Genève internationale avec le thème «Construire la paix». Pour cette session, nous voulions un sujet plus général qui mobilise une large palette de chercheurs aux horizons différents. Le thème peut renvoyer aux 500 ans de la Réforme, même si Genève est la Cité de Calvin plutôt que celle de Luther. Par un étrange concours de circonstances, l’équipe du festival a choisi de traiter ce sujet au moment où se déroulaient en France les attentats de novembre 2015. Le titre de notre prochain festival est alors entré en résonance avec l’actualité: Comment a-t-on pu faire croire à ces jeunes de qu’ils devaient s’engager pour le djihad en Syrie ou commettre ces attentats? Mais la notion de croyance ne s’inscrit pas seulement dans le champ religieux. Les idéologies, les théories complotistes, la publicité ou encore les «fake news» sont sur le devant de la scène médiatique et entretiennent un lien avec la croyance. Nous voulons que nos intervenants puissent réfléchir à tous ces aspects, ensemble, devant un large public.

adversus afficheLe Groupe suisse d’études patristiques propose, en partenariat avec l’Université de Fribourg, un cycle de conférences publiques sur la persistance et la diversité du discours anti-chrétien dans l’Antiquité.

Par Myriam Bettens

L’actualité politique, les débats publics, les réseaux sociaux et même les médias nous donnent quotidiennement à voir la persistance et l’étendue de la discrimination religieuse. La tendance à affirmer qu’il en allait autrement par le passé est remise en cause par le colloque organisé par le Groupe suisse d’études patristiques. La polémique anti-chrétienne n’est finalement pas une histoire si récente. C’est sur ce chapitre particulier que des spécialistes suisses et européens réunis à Fribourg du 15 au 17 février prochain vont se pencher. Cette mise en perspective dévoilera, avec l’exemple des discours et des argumentaires anti-chrétiens, certains mécanismes de la polémique. Elle cherchera à tempérer le débat actuel sur la question de l’appartenance religieuse.

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