×

Message

Failed loading XML...
lundi, 03 juillet 2017 08:30

Cherche rabbin, désespérément

La synagogue de Lausanne en 2008 CC(by-sa) Archipat via https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Lausannesynagogue.jpgPour les communautés juives vivant hors d’Israël, se trouver un chef religieux relève parfois du parcours du combattant. Les difficultés rencontrées par les traditionalistes de Lausanne et les libéraux de Genève en sont la preuve.

Photo: La synagogue de Lausanne. CC(by-sa) Archipat 

Par Aline Jaccottet

Le 12 octobre, les juifs de Lausanne n’auront peut-être plus de rabbin. Lionel Elkaïm repart en effet vivre en Israël et il quittera ses fonctions au lendemain de la fête des Cabanes. Une commission de recherche composée de trois femmes et de cinq hommes a été désignée pour lui trouver un remplaçant. Sa mission semble friser l’impossible: il s’agit de dénicher un rabbin dont le titre soit reconnu, d’obédience orthodoxe, ayant au moins cinq ans d’expérience à la tête d’une communauté, le baccalauréat, une parfaite maîtrise des rites ashkénaze et séfarade et parlant parfaitement français.

vendredi, 30 juin 2017 08:45

Les religions: un enjeu de pouvoir

Les puissances (William Pitt et Napoléon) se partagent le monde. James Gillray, 1805. via https://en.wikipedia.org/wiki/Editorial_cartoon#/media/File:Caricature_gillray_plumpudding.jpgToutes les religions ont utilisé des stratégies politiques et devraient procéder à leur examen de conscience. Des collusions abordées sans langue de bois lors des rencontres Café sagesses à Genève par le pasteur Vincent Schmid de la cathédrale Saint-Pierre de Genève, le Grand Rabbin Marc-Raphael Guedj et Charles Genoud, responsable du centre de méditation bouddhiste Vimalakirti.

Image: Les puissances (William Pitt et Napoléon) se partagent le monde. James Gillray, 1805.

Par Caroline Amberger

«Il ne faut faire aucun angélisme. Par nature, toute religion a une dimension politique et le religieux gravite toujours autour du pouvoir» a reconnu Vincent Schmid, pasteur de la cathédrale Saint-Pierre à Genève lors de la troisième rencontre des cafés sagesses a l’Institut des cultures arabes et méditerranéennes ce mois de juin. Se penchant sur sa propre tradition pour réfléchir à cette double dimension, le pasteur a relaté deux interprétations très différentes du chapitre 13 de l’épître de Paul aux Romains. Dans ce passage biblique, la figure de l’apôtre Paul recommandait de se soumettre à une autorité par motif de conscience.

Le siège de l'EPGQuittant la vieille ville, le siège de l’Eglise protestante de Genève a inauguré ses nouveaux locaux dans le quartier populaire de la Jonction, vendredi 23 juin. Des enjeux financiers, pratiques et sociaux en sont la cause.

Photo: Les locaux rénovés du Centre protestant de la Jontion

Par Laurence Villoz

«Par ce déménagement, nous manifestons notre volonté de privilégier les pierres vivantes aux pierres historiques. C’est une chance pour notre Eglise de rentabiliser la maison Mallet au service de la Mission et une chance aussi de descendre symboliquement de la colline pour aller à la rencontre de tous», lâche Emmanuel Fuchs, le président de l’Eglise protestante de Genève (EPG), lors de l’inauguration des nouveaux locaux du siège de l’EPG, vendredi 23 juin. Quittant la rue du Cloître, dans la vieille ville de Genève, la direction de l’Eglise s’est installée dans le quartier populaire de la Jonction. 

Dituria salle de priere ©C. AmbergerSur fond de polémique l’association Dituria organise une journée portes ouvertes pour inaugurer son nouveau centre culturel et cultuel le 20 mai prochain

Par Caroline Amberger

«Tous les indicateurs sont au vert: Dituria ce sont des musulmans modérés qui respectent la laïcité et ont une volonté d’ouverture aux autres, il n’y a aucun souci avec cette association sur la commune», a assuré Xavier Magnin, conseiller administratif de la Commune de Plan-les-Ouates lors de la conférence de presse ce 10 mai. Si les médias étaient convoqués dans les nouveaux locaux de l’association à Plan-les-Ouates c’était pour présenter les festivités liées à l’inauguration des lieux, mais la polémique lancée dans un quotidien occupait les esprits. «La communauté albanophone a agi en toute transparence contrairement à certains propos tenus dans la presse», a rectifié l’élu.

AfficheCroireFaireCroireDes conflits religieux à la crise des idéologies contemporaines, en passant par les usages de la propagande, le Festival «Histoire et Cité» qui se tient à Genève du 30 mars au 1er avril accueille le grand public autour du thème «Croire, faire croire». Entretien avec son directeur Pierre Souyri, Professeur d’histoire du Japon à l’Université de Genève.

Propos recueillis par Guillaume Henchoz

Comment s’est imposé thème du festival, «Croire, faire croire»?

Lors de la première édition, nous avons fait la part belle à la Genève internationale avec le thème «Construire la paix». Pour cette session, nous voulions un sujet plus général qui mobilise une large palette de chercheurs aux horizons différents. Le thème peut renvoyer aux 500 ans de la Réforme, même si Genève est la Cité de Calvin plutôt que celle de Luther. Par un étrange concours de circonstances, l’équipe du festival a choisi de traiter ce sujet au moment où se déroulaient en France les attentats de novembre 2015. Le titre de notre prochain festival est alors entré en résonance avec l’actualité: Comment a-t-on pu faire croire à ces jeunes de qu’ils devaient s’engager pour le djihad en Syrie ou commettre ces attentats? Mais la notion de croyance ne s’inscrit pas seulement dans le champ religieux. Les idéologies, les théories complotistes, la publicité ou encore les «fake news» sont sur le devant de la scène médiatique et entretiennent un lien avec la croyance. Nous voulons que nos intervenants puissent réfléchir à tous ces aspects, ensemble, devant un large public.

© 2017 Protestinfo