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jeudi, 18 mai 2017 08:00

Brèves

Sur les traces de Marie Torel 
L’intégrale de la correspondance de Théodore de Bèze 
Formation pour les organisations musulmanes

Un registre des Archives d'EtatGrâce à des sources historiques d’une qualité exceptionnelle, l’histoire de la Réforme à Genève est extrêmement bien documentée. Les Archives d’Etat proposent de s’immerger dans cette période à travers une exposition à l’Ancien Arsenal.

Photo: Un des registres exposés aux Archives d'Etat

Par Laurence Villoz

«Les sources historiques qui décrivent l’impact de la Réforme à Genève sont absolument extraordinaires, notamment car la ville n’a pas vécu de guerres ou des grands incendies. Sur le plan des registres du Consistoire par exemple, seul Nîmes possède un patrimoine équivalent en Europe», lâche Anouk Dunant Gonzenbach, archiviste aux archives d’Etat et commissaire de l’exposition «Coté chaire, côté rue. La Réforme à Genève, 1517-1617» présentée jusqu’au 15 décembre 2017, à l’Ancien Arsenal. Ce sont les archives du consistoire de l’Eglise protestante datant de 1542, celles de la Compagnie des pasteurs établies en 1546 et le registre du Conseil – équivalent du Conseil d’Etat – instauré en 1409 qui ont rendu cette exposition possible. Ces sources décrivent sans discontinuité, la politique, la religion et le quotidien des habitants de Genève.

Le Monument international de la RéformeLa Maison Tavel à Genève célèbre les 100 ans du Monument international de la Réformation. Une exposition qui retrace l’histoire parfois méconnue de l’édifice devenu un incontournable site touristique de la ville de Genève.

Photo: Le Monument international de la Réformation LDD

Par Caroline Amberger

Si le mur des réformateurs  semble avoir toujours existé pour les habitants de la ville,  son histoire mouvementée est peu connue. Née d’un désir tout d’abord individuel de célébrer la figure emblématique de Calvin, l’entreprise sera vouée à l’échec, car l’esprit réformé est peu à l’aise avec le culte de la personnalité. C’est à la fin du 19e siècle qu’une réflexion deviendra collective sous l’impulsion de son concepteur Charles Borgeaud. Pour ce professeur d’université, la démocratie est née de la Réforme et va concerner tout le monde, permettant ainsi la décision d’un projet architectural. Commencera aussitôt le cycle classique des polémiques.

Adam et Eve au Paradis, 1533, Lucas Cranach l'AncienChaque semaine, Protestinfo laisse carte blanche à une personnalité réformée.

Suzette Sandoz, professeur honoraire de droit à l’Université de Lausanne revient sur l’enseignement des théories créationniste et genre. Toutes deux ont fait couler beaucoup d’encre. 

Certains milieux politiques s’inquiètent de la présentation, dans des écoles privées, du créationnisme comme une vérité scientifique. Leur inquiétude paraît à la fois fondée et très étriquée.

Capture décran 2013-12-23 à 12.14.38Un colloque international sur les littératures apocryphes juive et chrétienne se tiendra à l’Université de Lausanne (Unil) entre le 7 et le 10 janvier 2014. La Vie d’Adam et Eve sera au cœur des débats.

Photo: Frédéric Amsler © F. Imhof (Unil)

Par Sophie Badoux, Uniscope

La pomme de la discorde, le péché originel qui provoqua l’expulsion du jardin d’Eden. Adam, le premier homme, et sa compagne Eve vivent au paradis sur terre jusqu’à ce qu’Eve consomme le fruit défendu que le serpent lui propose. La légende des origines de l’humanité peut être vue comme le comble du machisme, et elle a d’ailleurs longtemps servi en ce sens. La femme se laisse tenter, commet le péché et entraîne toute l’humanité dans sa chute. 

Même si les interprétations diffèrent, jamais le livre de la Genèse ne laisse place à la vision d’Eve, ni ne dit mot du destin du couple à la sortie du paradis. La Vie d’Adam et Eve, un texte apocryphe (non reconnu par les Eglises) au cœur d’un colloque scientifique sur les littératures apocryphes juive et chrétienne, remédie quelque peu à l’injustice.

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