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Cette lettre que le frère de Guillaume Farel adressait au réformateur en septembre 1545 fait partie de la donation. SPLes archives historiques de la Société des pasteurs et ministres neuchâtelois intègrent définitivement les Archives de l’Etat de Neuchâtel. Conservé sous forme de dépôt depuis 1955, ce fonds vient de faire l’objet d’une donation. Un transfert de propriété qui, comme celui de la Bibliothèque des pasteurs en 2015, découle de la fermeture de la Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel.

Photo: Cette lettre que le frère de Guillaume Farel adressait au réformateur en septembre 1545 fait partie de la donation.

Par Nicolas Bringolf

Moins de deux ans après la donation de la Bibliothèque des pasteurs (BPa) à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel (BPUN), la Société des pasteurs et ministres neuchâtelois (SPMN) cède gracieusement ses archives historiques à l’Etat de Neuchâtel. Un acte qui assure la pérennité de ces trésors inestimables dans le canton, et ce en libre accès.

Déménager 100’000 ouvrages: un travail de titan! ©LaVPEn raison de la fermeture de la Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel, la Bibliothèque des pasteurs a fait l’objet d’une donation à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel. Chargé de piloter ce dossier, le pasteur Pierre-Henri Molinghen revient sur les événements qui ont jalonné tout le processus. Interview.

Photo: Pierre Boher 

Propos recueillis par Nicolas Bringolf, «La Vie protestante, Neuchâtel, Berne, Jura»

Compte tenu du peu de temps dont vous disposiez pour assurer la pérennité de la Bibliothèque des pasteurs (BPa), vous avez réalisé un miracle?

Presque! C’est plutôt notre détermination décidée et affirmée qui a bénéficié de rencontres et de circonstances particulièrement favorables: il fallait saisir l’instant. La Société des pasteurs et ministres neuchâtelois (SPMN) s’est en effet retrouvée sous pression au début de l’année 2014. Elle a appris à ce moment-là que la fermeture de la Faculté de théologie, prévue en 2018, était avancée à l’été 2015. A l’origine, le groupe qui planchait sur l’avenir de la BPa aurait pu présenter plusieurs scénarios. Le délai imparti s’étant singulièrement restreint, cette approche n’était plus possible. De surcroît, avec les incertitudes liées à la réaffectation des locaux hébergeant nos collections, nous étions clairement dans une situation d’urgence. Il ne fallait pas traîner pour établir une stratégie viable.

Le bâtiment de la faculté de théologie ©UniNe/Mario CafisoCheffe du Département de l’éducation et de la famille, et présidente du Conseil d’Etat neuchâtelois depuis quelques jours, Monika Maire-Hefti défend la politique d’optimisation des finances cantonales qui a mené à la fermeture de la Faculté de théologie de Neuchâtel. Interview.

Photo: Le bâtiment de la faculté de théologie ©UniNe/Mario Cafiso

Propos recueillis par Joël Burri

Est-ce que fermer une faculté de théologie est un acte politique?

Oui, c’est un acte politique, surtout quand il s’inscrit dans une longue histoire: Neuchâtel a une faculté de théologie depuis des siècles. C’est vrai que ce n’est jamais de gaité de cœur qu’un gouvernement, avec le rectorat, prend une décision de fermer une faculté. Néanmoins dans le contexte dans lequel vit aujourd’hui le canton de Neuchâtel, la situation financière nous a évidemment obligés à réfléchir de manière différente qu’il y a quelques années encore. En regard du nombre d’étudiants neuchâtelois inscrits en théologie –entre deux et trois étudiants par année- cela faisait sens de mettre sur pied une convention de collaboration avec Vaud et Genève. Je pense qu’il est important que l’on puisse trouver ensemble des synergies, notamment dans un domaine où l’on a plutôt peu d’étudiants.

L'enseigne de la faculté ©LVAlors que la Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel fermera ses portes le 31 juillet 2015, un colloque public réunit du 10 au 12 juin prochains les professeurs qui y ont enseigné. Intitulée «Entre la mémoire et l’oubli», cette rencontre questionnera la pertinence de la théologie protestante.

Par Laurence Villoz

«J’ai souhaité donner à la Faculté de théologie l’occasion de dire ce qui était pour elle ses raisons de croire et d’exister», annonce le professeur Félix Moser, doyen de la Faculté de théologie de Neuchâtel et organisateur du colloque qui se déroulera du 10 au 12 juin prochains dans le bâtiment principal de l’Université. «J’ai ainsi invité tous les professeurs qui avaient participé au rayonnement de la Faculté à participer au colloque de fermeture et la grande majorité a répondu présente», explique Félix Moser.

Faculté de théologie de Neuchâtel ©UniNe/Mario CafisoProtestinfo donne régulièrement carte blanche à une personnalité réformée.

Félix Moser, doyen de la Faculté de théologie de Neuchâtel revient sur la fermeture de cette institution et rappelle l’importance de son rayonnement

Photo: ©UniNe/Mario Cafiso

La Faculté de théologie de l’Université de Neuchâtel fermera définitivement ses portes le 31 juillet 2015; cela signifie que l’ensemble de la théologie protestante en Suisse passe de six à cinq facultés. Cette fermeture répond à des motifs économiques (les finances du canton nécessitent des économies), et aussi académiques (le taux d’encadrement des étudiants est jugé trop élevé au regard des autres facultés). Le coup est rude au vu de l’histoire de cette faculté, de sa forte implantation dans l’arc jurassien et de son rayonnement en Suisse et ailleurs. Car si elle est petite par sa taille, la Faculté de théologie n’a jamais sombré dans la petitesse.

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