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Le synode s’est réuni dans la salle du grand Conseil valaisanLe baptême se vit en principe lors d’un culte de la communauté et les pasteurs ne pourront plus octroyer de dérogation sans en référer au Conseil de paroisse. Telle est la décision, en première lecture, du Synode réformé valaisan.

Photo:  Le synode s’est réuni dans la salle du grand Conseil valaisan.

Par Joël Burri

Organiser une cérémonie de baptême le samedi pour permettre de réunir une famille éparpillée dans toute l’Europe ou la faire se dérouler dans une chapelle familiale, cela restera possible, mais le Synode réformé valaisan, réuni samedi dans la salle du Grand conseil à Sion, a tenu à rappeler que les dérogations doivent rester exceptionnelles. Car la règle reste qu’un baptême se vit avec l’assemblée des croyants, donc lors d’un culte de la communauté. L’organe délibérant de l’Eglise réformée évangélique du canton du Valais (EREV) a ainsi durci, en première lecture, les articles concernant le baptême dans sa Constitution. Une deuxième lecture sera nécessaire.

Chapelle des Arolles (Champex VS) ©S.Petermann/Célébrer.chEn Suisse romande, l’Eglise réformée est minoritaire dans les cantons du Jura, de Fribourg et du Valais. Si les réalités diffèrent, la reconnaissance étatique et la cohésion des réformés sont les ingrédients de la pérennité.

Photo: La chapelle des Arolles (Champex, VS) ©S.Petermann/Célébrer.ch

Par Marie Destraz, «Réformés» 

Ils sont un peu plus de 20’000 en Valais (6 %), plus de 40’000 sur Fribourg (13 %), et près de 8’000 dans le canton du Jura (9 %). Sur ces trois terres de tradition catholique, les réformés sont minoritaires. Ils n’en sont pas moins vaillants. La reconnaissance étatique qui les dresse au même rang que leur grande sœur catholique est un gage de légitimité dont les trois institutions sont conscientes. Par ailleurs, elles profitent du chemin tracé par l’Eglise catholique pour s’assurer une visibilité.

lundi, 11 septembre 2017 08:10

Donner la parole à ceux qui protestent

Le temple de MartignyEn clin d’œil au réformateur Martin Luther, le «Festival protestation» accueille cinq spécialistes qui se battent pour une cause actuelle telle que l’inclusivité des minorités, la justice ou l’écologie. Du 12 septembre au 9 octobre, à Martigny.

Photo: Le temple de Martigny

Par Laurence Villoz

«Nous avons invité des personnes engagées et qui protestent aujourd’hui», explique le pasteur Pierre Boismorand de l’Eglise réformée évangélique du Valais. Dans le cadre des événements autour du 500e anniversaire de la Réforme, la paroisse du Coude-du-Rhône à Martigny organise un cycle de cinq conférences du 12 septembre au 9 octobre. Le «Festival protestation» donne la parole à des personnes qui défendent une cause comme les libertés religieuses, l’écologie, la justice ou encore l’accueil des minorités.

Le synode de l'EREV à MontheyRassemblés le samedi 6 mai à Monthey, les délégués du synode de l’Eglise réformée évangélique du Valais ont accepté d’augmenter la contribution des paroisses pour 2018. Un processus qui devrait permettre de couvrir le «déficit structurel».

Photo: Les délégués à Monthey

Par Laurence Villoz

«Les contributions des paroisses représentent aujourd’hui 37% des recettes du budget d’exploitation, soit environ 220'000 francs en 2016. C’est beaucoup, mais ce n’est pas suffisant», lâche Jean-Luc Borel, conseiller synodal et trésorier de l’Eglise réformée évangélique du canton du Valais (EREV). Réuni le samedi 6 mai à Monthey, le synode (l’organe délibérant) a accepté à une large majorité d’augmenter la contribution des paroisses pour 2018 à hauteur de 290'000 francs, soit 10'000 de francs de plus qu’en 2017.

bancs crans montanaLe temple de Crans-Montana a fermé fin avril pour une période de six mois. D’importants travaux sont prévus pour adapter le lieu aux pratiques ecclésiales contemporaines.

Par Joël Burri

Le banc d’église est-il emblématique du culte du dimanche matin? Pas pour la paroisse réformée de Crans-Montana. Elle vient de fermer son temple pour une période de six mois de travaux. Et pas question de meubler les locaux rénovés avec des bancs d’église! La raison évoquée pour justifier ce choix n’a rien à voir avec le confort des postérieurs des fidèles: «nous avons choisi des chaises pour des questions de dynamique lors de cultes ou activités paroissiales», explique le pasteur Jean Biondina. «Il nous faut une certaine mobilité et pouvoir mettre des tables en cas de culte brunché, par exemple», explique-t-il. «Nous souhaitons une souplesse dans l’usage du lieu qui acquiert un statut plutôt de centre paroissial tout en conservant une architecture extérieure de temple.»

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