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vendredi, 13 avril 2018 08:10

Une crise humanitaire qu'on ne saurait voir

les responsables de l'école en RDCEn République démocratique du Congo, les problèmes économiques, politiques et sociaux sont conséquents. Aujourd’hui, vendredi 13 avril, se tient à Genève une conférence des pays donateurs, en vue de lever des fonds pour répondre à la crise humanitaire qui frappe ce grand pays d'Afrique centrale.

Photo: De gauche à droite: Olivier Ngoy, responsable des activités parascolaires, Els Kazadi-Gysel la fondatrice de l'école et Henri Mola le directeur.

Par Yanik Sansonnens

La République démocratique du Congo (RDC) possède un fort potentiel économique, notamment grâce aux richesses de son sous-sol, mais l'immense majorité de la population y vit dans une pauvreté indécente. Les maux sont légion, à commencer par les divers conflits pour le contrôle des matières premières mêlant milices congolaises, étrangères, armée congolaise, le tout pour le compte des grandes compagnies minières, avec l'assentiment du gouvernement central. Parmi les autres fléaux figurent le détournement des deniers publics, la fraude fiscale, la dépréciation récurrente du franc congolais et une répartition des richesses très inégalitaire, qui, globalement, n'enrichit qu'un très faible pourcentage d'individus.

Des mineurs à l'entrée d'une mine ©Pain pour le prochain, Chantal Peyer Autrefois champion du «sans commentaire», le groupe Glencore, géant suisse du commerce de matières premières, tente depuis 2013 de se donner une image d’entreprise responsable auprès de ses actionnaires, des autorités et du grand public. Mais une enquête menée sur place par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) et publiée aujourd’hui 17 juin, dénonce violences policières, pollutions, violations des droits de l’homme et optimisation fiscale à outrance. Si quelques améliorations sont constatées, Pain pour le prochain et Action de carême estiment que Glencore pourrait faire nettement mieux, alors que Glencore, qui demandait que la publication soit repoussée d’au moins un mois, nie tout en bloc.

Photo: Des mineurs à l’entrée d’une mine © Pain pour le prochain, Chantal Peyer

Par Joël Burri

A en croire le rapport annuel 2013 de GlencoreXstrata, l’entreprise –rebaptisée Glencore depuis– est un modèle de développement durable et de respect des droits de l’homme. «Nous nous engageons à respecter les bonnes pratiques commerciales, à atteindre ou dépasser les lois applicables et à appliquer d’autres exigences externes. Nous nous efforçons d’adopter une approche sûre et durable de nos activités, et à contribuer à la croissance socio-économique des communautés dans lesquelles nous exerçons nos activités.»

Près des mines de KCC ©PPPDans un communiqué commun, plusieurs ONG, suisses, du Royaume-Uni et de République démocratique du Congo demandent que la lumière soit faite sur la mort violente d’un jeune homme, père de deux enfants, survenue dans une concession minière d’une filiale du groupe Anglo-Suisse Glencore-Xstrata. La multinationale basée à Zoug, réfute toute implication dans ce décès.

Photo: Près des mines de KCC ©PPP
Par Joël Burri

La police et des agents de sécurité employés par Kamoto Copper Company (KCC) ont-ils causé la mort de Mutombo Kasuyi ou alors ont-ils uniquement conduit le jeune homme, qui disait se sentir mal, jusqu’à l’hôpital où il est décédé? Le déroulement des événements qui ont précédé la mort de ce père de deux enfants en bas âge, le 15 février dans le sud de la République démocratique du Congo, diffère radicalement selon que l’on suit le déroulé des événements présentés par Glencore-Xstrata ou que l’on se fie au communiqué commun de Pain pour le prochain (PPP), d’Action de carême, de l’association anglaise RAID-UK, Rights and Accountability in Development (droits et responsabilité dans le développement) et du Centre Centre d’aide juridico-judiciaire (CAJJ).


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