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Un registre des Archives d'EtatGrâce à des sources historiques d’une qualité exceptionnelle, l’histoire de la Réforme à Genève est extrêmement bien documentée. Les Archives d’Etat proposent de s’immerger dans cette période à travers une exposition à l’Ancien Arsenal.

Photo: Un des registres exposés aux Archives d'Etat

Par Laurence Villoz

«Les sources historiques qui décrivent l’impact de la Réforme à Genève sont absolument extraordinaires, notamment car la ville n’a pas vécu de guerres ou des grands incendies. Sur le plan des registres du Consistoire par exemple, seul Nîmes possède un patrimoine équivalent en Europe», lâche Anouk Dunant Gonzenbach, archiviste aux archives d’Etat et commissaire de l’exposition «Coté chaire, côté rue. La Réforme à Genève, 1517-1617» présentée jusqu’au 15 décembre 2017, à l’Ancien Arsenal. Ce sont les archives du consistoire de l’Eglise protestante datant de 1542, celles de la Compagnie des pasteurs établies en 1546 et le registre du Conseil – équivalent du Conseil d’Etat – instauré en 1409 qui ont rendu cette exposition possible. Ces sources décrivent sans discontinuité, la politique, la religion et le quotidien des habitants de Genève.

mardi, 31 janvier 2017 10:00

Les réformateurs face au judaïsme

Page de garde de «Des Juifs et de leurs mensonges» écrit n 1543 par Martin LutherPlusieurs réformateurs ont prêché la haine envers les juifs. Organisée dans le cadre du jubilé de la Réforme une conférence a éclairé ce pan de l’histoire protestante.

Image: Page de garde de «Des Juifs et de leurs mensonges» écrit n 1543 par Martin Luther

Par Joël Burri

Que l’on expulse les juifs ou qu’on les réduise à des tâches déshonorantes, qu’on brule leur synagogue! Ces recommandations sont ni plus ni moins celles du réformateur Martin Luther, dans un traité de 1543 titré «Des juifs et de leurs mensonges». Ces écrits étaient au cœur d’une table ronde organisée lundi 30 janvier à l’Espace culturel des Terreaux sur le thème «Les Réfomateurs face au judaïsme.»

Médaille à l’effigie de Jean Calvin ©www.saivenumismatique.fr via http://www.saivenumismatique.fr/monnaies_r1/jetons-et-medailles_c54/numismatique-du-mariage-et-de-la-religion_p1327/protestantisme_t4448/turin-p-jean-calvin-noyon-1509-geneve-1564-argent-68mm-1932-sup_article_17830.htmlAu XVIe siècle, Jean Calvin a été le premier théologien à cautionner la pratique du prêt à intérêt en Europe. Dans le cadre des 500 ans de la Réforme, retour en deux volets sur cet aspect peu connu de l’œuvre du célèbre réformateur. Et sur la pertinence de cette pratique dans l’économie moderne. (1/2)

Photo: Médaille à l’effigie de Jean Calvin (1932) ©www.saivenumismatique.fr

Par Martin Bernard

Le prêt à intérêt est au cœur du fonctionnement de la finance contemporaine. Son impact est considérable, et affecte directement les ménages, les entreprises et les Etats. Parfois remis en question, il n’a pourtant pas toujours existé sous sa forme actuelle. Durant tout le Moyen-Age européen, la pratique est en effet prohibée par l’Eglise catholique. Ce n’est qu’au moment de la Réforme – dont on fêtera le 500e anniversaire en 2017 – que le prêt à intérêt trouvera une certaine légitimité théologique. Sous l’impulsion principale de Calvin, à Genève.

Le musée des huguenotsAu centre de Bad Karlshafen, une petite ville en Hesse, le musée des huguenots retrace l’histoire des protestants au XVIe siècle et leur fuite en Allemagne, après l’abolition de l’Edit de Nantes en 1685. 

Photo: Le musée des huguenots

Par Richard E. Schneider

Les huguenots se sont exilés au XVIIe siècle, notamment en Allemagne du Nord, alors que le roi de France Louis XIV a aboli l'Edit de Nantes, mettant ainsi un terme à la tolérance religieuse en France. Pour les protestants, il a fallu soit se soumettre et renoncer à leurs convictions personnelles, soit quitter le territoire. Le musée des Huguenots qui se trouve au centre de la petite ville de Bad Karlshafen, en Hesse, commémore leur histoire, de leur situation en France jusqu’à leur fuite en Allemagne.


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castellion500Une bière commémorative a été brassée pour célébrer les 500 ans de la naissance de Sébastien Castellion qui avait dit à Calvin «Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme». Les bénéfices de l’opération seront versés à Reporters sans frontières.

Photo: Les pasteurs Corinne Baumann et Matteo Silvestrini

Par Joël Burri

«Jean Calvin a sa bière, et bien Sébastien Castellion aura la sienne aussi!», c’est un peu ce que se sont dit Corinne Baumann, pasteure à Sonvilier et Matteo Silvestrini, pasteur à Villeret, deux localités du Vallon de St-Imier (BE). Pour marquer les 500 ans de la naissance de ce réformateur méconnu, en 2015, les deux pasteurs souhaitaient organiser des évènements pour faire connaître ce défenseur de la liberté d’opinion et du droit à l’erreur et opposant à la peine de mort. La création d’une bière commémorative s’inscrit donc dans cette optique.

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