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Les directeurs des 4 CSP romandsReprésentant 28% des citoyens, la classe moyenne inférieure en Suisse est proche du seuil de pauvreté sans ne pouvoir bénéficier d’aucune aide sociale. Les Centres sociaux protestants mettent en lumière cette tranche de la population fragilisée, lors de leur campagne annuelle de mars.

Photo: Les quatre directeurs des CSP romands, Pierre Ammann (CSP Berne-Jura), Pierre Borer (CSP Neuchâtel), Alain Bolle (CSP Genève) et Bastienne Joerchel (CSP Vaud)

Par Laurence Villoz

«Beaucoup de personnes sont surprises de devoir frapper à notre porte. Elles nous disent: ‘Avant, j’étais donateur pour le Centre social protestant (CSP)’. De plus en plus de personnes perdent pied alors qu’elles pensaient que ce genre de situation ne leur arriverait jamais», lâche Pierre Ammann, le directeur du CSP Berne-Jura, lors d’une conférence de presse, mardi 14 mars, à Genève. Pour leur campagne de mars 2017, les quatre CSP romands ont choisi de se focaliser sur la fragilité de la classe moyenne inférieure. 

Helene Kung DanseQuelque 200 invités se sont réunis à l’espace culturel des Terreaux pour prendre congé d’Hélène Küng et accueillir Bastienne Joerchel Anhorn à la direction de Centre social protestant du canton de Vaud.

Photo: avant son discours, Hélène Küng fait quelques pas de danse avec son petit-fils dans les bras, sur la musique de Ion Miu et Alexandre Cellier.

Par Joël Burri

«Lors de chacune de mes rencontres avec Hélène Küng, je garde le souvenir d’une personne souriante et chaleureuse qui rendait même les désaccords presque agréables», a déclaré Pierre-Yves Maillard dans l’hommage qu’il a rendu mercredi à Lausanne à celle qui fut, pendant 10 ans, directrice du Centre social protestant – Vaud. (CSP). Le président du Conseil s’est réjouis de faire un métier étrange lui permettant dans la même journée de serrer la main du président chinois Xi Jinping et d’Hélène Küng, soulignant que cette deuxième rencontre lui tenait vraiment à cœur.

Magaly Hanselmann ©EPER/ARC/J-B SieberLe 1er novembre, Magaly Hanselmann sera la nouvelle secrétaire romande de l’Entraide protestante suisse, après cinq ans à la tête du Bureau vaudois de l’égalité. Après des résultats concrets sur la violence domestique et un dossier fourni sur l’égalité salariale, elle part sereine et dotée de volonté pour prendre en main les projets de l’EPER

Photo: ©ARC/J-B Sieber

Propos recueillis pas Stéphanie Billeter, «Bonne nouvelle»

Vous avez travaillé à Amnesty International, au CSP, créé le Bureau vaudois de l’intégration avant de diriger le Bureau de l’égalité et le mois prochain l’EPER. L’engagement est-il s’inscrit dans votre ADN ?

Magaly Hanselmann: Sans doute oui ! Très tôt j’ai eu beaucoup de mal à supporter les injustices, les exclusions. Mon principe fondamental est : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ». J’ai toujours essayé de comprendre dans quelle situation sont les personnes, d’aller à leur rencontre. Pour moi, l’intégration, c’est aussi aller vers l’autre. Semer la bonne parole, ce n’est pas pour moi. Les solutions ne se trouvent pas en nous, mais dans le dialogue.

Bastienne Joerchel ©CSPLe Centre social protestant Vaud a dévoilé jeudi le nom de sa future directrice. Bastienne Joerchel Anhorn entrera en fonction le 1er janvier 2017.

Photo: Bastienne Joerchel Anhorn, DR

Par Joël Burri

«Je trouve que le Centre social protestant (CSP) est une belle institution, pionnière en matière sociale dans le canton», explique Bastienne Joerchel Anhorn. Actuelle directrice de la section Lausanne et région de l’association «Lire et écrire», elle reprendra la direction du CSP-Vaud dès le 1er janvier 2017. Actuelle directrice de cette organisation caritative, la pasteure Hélène Küng a annoncé sa démission pour la fin de l’année après avoir occupé ce poste durant plus de neuf ans.

AfficheCSP 2016La campagne de mars des centres sociaux protestants brise un tabou: celui de la précarité cachée qui touche de nombreuses personnes. Plus qu’une collecte de fonds, cette action veut rendre hommage aux personnes qui luttent contre les impayés et sensibiliser le monde politique au rôle que jouent les retards fiscaux dans ces cas.

Par Joël Burri

«Je travaillais et je gagnais ma vie, mais juste pas assez pour vivre bien seule avec mon fils. Au début, je prenais l’argent des impôts, pour payer les dépenses exceptionnelles: dentiste, plombier, vétérinaire ou camp de vacances pour mon fils», témoigne Joséphine Jaques. Cette bientôt sexagénaire a bénéficié de l’aide du Centre social protestant (CSP) de Genève pour se désendetter. La suite, c’est une accumulation de factures: «Cela m’a conduit dans une forme de dépression et j’ai commencé à avoir peur de ma boîte aux lettres. Je ne la vidais plus; seulement quand je voyais que le facteur ne pouvait plus rien mettre dedans.» Des courriers qu’ensuite elle n’ouvrait même pas. «Je remplissais des sacs que je cachais au fond des armoires.»

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