×

Message

Failed loading XML...

Une des affiches de la campagne des CSP 2018A l’occasion du lancement de leur campagne 2018 sur le thème du renoncement aux soins médicaux faute de moyens, les CSP romands innovent dans leurs recherches de fonds. Des affiches disposées dans les principales localités romandes comportent un code Twint qui permet de faire des dons spontanés de 5 ou 10 francs.

Photo: Une des affiches de la campagne © CSP

Par Laurence Villoz

«Le renouvellement de nos donateurs est essentiel. Nous avons actuellement un socle de personnes très attachées aux activités des CSP âgées de plus 50 ans. Il s’agit de toucher un nouveau public plus jeune», explique Alain Bolle, président de l’association suisse des Centres sociaux protestants (CSP) et directeur du CSP Genève. Mardi 20 mars à Lausanne, les quatre CSP romands ont présenté leur nouvelle campagne intitulée «Renoncer aux soins faute de moyens?» devant la presse. L’objectif est double: militer pour une simplification du système de soins en soutenant l’initiative fédérale «Pour des primes plus justes», mais aussi informer le public qu’il existe des structures d’aide qui peuvent apporter soutien et conseils face aux problèmes financiers liés aux soins médicaux.

balai et pelle CC(by-sa) Pierre NolaneLe portrait type du sans-papier genevois est une employée de maison d’Amérique latine attirée en Suisse par son employeur. Pour lutter contre la sous-enchère salariale dans ce domaine, le canton du bout du lac expérimente depuis un an un programme combinant la régularisation de ces personnes et davantage de lutte contre le travail au noir. Les autorités tirent de cet essai un bilan «tout à fait positif».

Photo: CC(by-sa) Pierre Nolane

Par Joël Burri

Lancé il y a un an, le projet pilote genevois Papyrus vise à régulariser les sans-papiers travaillant dans le canton. Faute de personnel local, l’économie domestique, en particulier, fait régulièrement appel à des employés étrangers. À côté des mesures visant à donner un statut légal à ces personnes, le canton de Genève a renforcé sa lutte contre le travail au noir et la sous-enchère salariale. À mi-chemin de ce programme mis en place pour deux ans, autorités et associations tirent un bilan positif «tant sur les plans humain qu’économique», selon le communiqué officiel.

grille anti migrants CC(by-nc)Matt Rhodes via https://flic.kr/p/fvb8RX«Les victimes de traite des êtres humains dans l’asile: la pratique suisse à l’épreuve.» Ce thème a occupé lundi les intervenants auprès des migrants à l’occasion d’un colloque. Manque d’information tant du côté des victimes que des intervenants et normes sécuritaires qui passent avant la protection des droits de migrant sont autant de raisons qui mettent à mal la lutte contre l’exploitation humaine.

Par Joël Burri

«Dans les situations d’urgence, le trafic d’être humain n’est pas une éventualité, c’est une réalité!», a rappelé Maria Grazia Giammarinaro, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la traite des êtres humains, lundi en ouverture d’un colloque consacré à cette problématique dans le domaine de l’asile en Suisse. Entre nécessité de financer leur voyage et la perte de leur réseau, les migrants sont particulièrement vulnérables. La traite des êtres humains prend plusieurs formes allant de la prostitution forcée à l’esclavage notamment dans l’agriculture, en passant par le mariage forcé. Et les enfants ne sont pas épargnés. Et dans le chaos des régions où les migrants affluent par centaines de milliers, les Etats sont débordés. Dans certaines de ces zones jusqu’à 40% des migrants sont exploités.

Les directeurs des 4 CSP romandsReprésentant 28% des citoyens, la classe moyenne inférieure en Suisse est proche du seuil de pauvreté sans ne pouvoir bénéficier d’aucune aide sociale. Les Centres sociaux protestants mettent en lumière cette tranche de la population fragilisée, lors de leur campagne annuelle de mars.

Photo: Les quatre directeurs des CSP romands, Pierre Ammann (CSP Berne-Jura), Pierre Borer (CSP Neuchâtel), Alain Bolle (CSP Genève) et Bastienne Joerchel (CSP Vaud)

Par Laurence Villoz

«Beaucoup de personnes sont surprises de devoir frapper à notre porte. Elles nous disent: ‘Avant, j’étais donateur pour le Centre social protestant (CSP)’. De plus en plus de personnes perdent pied alors qu’elles pensaient que ce genre de situation ne leur arriverait jamais», lâche Pierre Ammann, le directeur du CSP Berne-Jura, lors d’une conférence de presse, mardi 14 mars, à Genève. Pour leur campagne de mars 2017, les quatre CSP romands ont choisi de se focaliser sur la fragilité de la classe moyenne inférieure. 

AfficheCSP 2016La campagne de mars des centres sociaux protestants brise un tabou: celui de la précarité cachée qui touche de nombreuses personnes. Plus qu’une collecte de fonds, cette action veut rendre hommage aux personnes qui luttent contre les impayés et sensibiliser le monde politique au rôle que jouent les retards fiscaux dans ces cas.

Par Joël Burri

«Je travaillais et je gagnais ma vie, mais juste pas assez pour vivre bien seule avec mon fils. Au début, je prenais l’argent des impôts, pour payer les dépenses exceptionnelles: dentiste, plombier, vétérinaire ou camp de vacances pour mon fils», témoigne Joséphine Jaques. Cette bientôt sexagénaire a bénéficié de l’aide du Centre social protestant (CSP) de Genève pour se désendetter. La suite, c’est une accumulation de factures: «Cela m’a conduit dans une forme de dépression et j’ai commencé à avoir peur de ma boîte aux lettres. Je ne la vidais plus; seulement quand je voyais que le facteur ne pouvait plus rien mettre dedans.» Des courriers qu’ensuite elle n’ouvrait même pas. «Je remplissais des sacs que je cachais au fond des armoires.»

© 2018 Protestinfo