×

Message

Failed loading XML...
Failed loading XML... attributes construct error Couldn't find end of Start Tag rss line 1 Extra content at the end of the document

Les directeurs des 4 CSP romandsReprésentant 28% des citoyens, la classe moyenne inférieure en Suisse est proche du seuil de pauvreté sans ne pouvoir bénéficier d’aucune aide sociale. Les Centres sociaux protestants mettent en lumière cette tranche de la population fragilisée, lors de leur campagne annuelle de mars.

Photo: Les quatre directeurs des CSP romands, Pierre Ammann (CSP Berne-Jura), Pierre Borer (CSP Neuchâtel), Alain Bolle (CSP Genève) et Bastienne Joerchel (CSP Vaud)

Par Laurence Villoz

«Beaucoup de personnes sont surprises de devoir frapper à notre porte. Elles nous disent: ‘Avant, j’étais donateur pour le Centre social protestant (CSP)’. De plus en plus de personnes perdent pied alors qu’elles pensaient que ce genre de situation ne leur arriverait jamais», lâche Pierre Ammann, le directeur du CSP Berne-Jura, lors d’une conférence de presse, mardi 14 mars, à Genève. Pour leur campagne de mars 2017, les quatre CSP romands ont choisi de se focaliser sur la fragilité de la classe moyenne inférieure. 

Pierre AmmannQuels seront les principaux problèmes sociaux dans 20 ans? Pierre Ammann, directeur du Centre social protestant Berne-Jura, esquisse les grandes orientations du travail social pour ces trente prochaines années. Rencontre avec ce visionnaire à l’heure où le CSP Berne-Jura célèbre ses 50 ans. 

Photo: Pierre Ammann

Par Laurence Villoz

Directeur du Centre social protestant (CSP) Berne-Jura depuis 1992, Pierre Ammann se démarque par sa capacité à anticiper les besoins sociaux de la société. A 53 ans, ce père de famille né à Delémont revient sur l’évolution des problèmes sociaux tout en soulignant la capacité de résilience grandissante de la population. Alors que le CSP Berne-Jura fête ses 50 ans cette année, Protestinfo a rencontré son directeur à Bienne. 

Gabriel de MontmollinCinquantième anniversaire oblige, le synode d’arrondissement jurassien a laissé une place au Centre social protestant Berne-Jura. Le théologien Gabriel de Montmollin a plaidé pour que l’œuvre garde son statut de poil à gratter, en restant toujours attentif aux nouveaux besoins des plus précarisés.

Photo: Gabriel de Montmollin devant le Synode d’arrondissement jurassien. 

Par Joël Burri

Jouer les devins, ce n’est pas vraiment un rôle que le théologien Gabriel de Montmollin aime jouer. «Quand on pense aux prédictions des experts sur les votes sur les minarets, sur le Brexit ou sur l’élection de Donald Trump, on devrait arrêter de vouloir jouer les voyants de ce que sera 2046», a-t-il ironisé. Il était pourtant invité à présenter devant le Synode d’arrondissement jurassien une réflexion sur l’avenir du Centre social protestant Berne-Jura (CSP-BeJu).

Installation de Séverine Fertig par Corinne Baumann lors du Culte synodal. ©Pierre BohrerUne nouvelle législature débute pour le Synode jurassien, le Centre social protestant Berne-Jura et l’association du centre de Sornetan. Leurs trois assemblées électives se sont succédé, samedi à Bienne.

Photo: Installation de Séverine Fertig par Corinne Baumann lors du Culte synodal. ©Pierre Bohrer

Par Gilles Bourquin, «La Vie protestante Neuchâtel, Berne, Jura» 

Lors de la session du samedi 21 mai 2016 à la maison Saint-Paul à Bienne, le Synode d’arrondissement du Jura des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure (refBeJuSo), ainsi que l’Assemblée de l’Association du Centre social protestant (CSP) et l’Assemblée de l’Association du Centre de Sornetan ont procédé aux élections de leurs autorités pour la législature 2016-2020. Le territoire de cet arrondissement comprend le canton du Jura, le Jura bernois ainsi que la ville de Bienne.

AfficheCSP 2016La campagne de mars des centres sociaux protestants brise un tabou: celui de la précarité cachée qui touche de nombreuses personnes. Plus qu’une collecte de fonds, cette action veut rendre hommage aux personnes qui luttent contre les impayés et sensibiliser le monde politique au rôle que jouent les retards fiscaux dans ces cas.

Par Joël Burri

«Je travaillais et je gagnais ma vie, mais juste pas assez pour vivre bien seule avec mon fils. Au début, je prenais l’argent des impôts, pour payer les dépenses exceptionnelles: dentiste, plombier, vétérinaire ou camp de vacances pour mon fils», témoigne Joséphine Jaques. Cette bientôt sexagénaire a bénéficié de l’aide du Centre social protestant (CSP) de Genève pour se désendetter. La suite, c’est une accumulation de factures: «Cela m’a conduit dans une forme de dépression et j’ai commencé à avoir peur de ma boîte aux lettres. Je ne la vidais plus; seulement quand je voyais que le facteur ne pouvait plus rien mettre dedans.» Des courriers qu’ensuite elle n’ouvrait même pas. «Je remplissais des sacs que je cachais au fond des armoires.»

© 2017 Protestinfo | création site :