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des pimentsL’Entraide protestante suisse a mis en place deux projets pilotes de vente de piments et de poivre venant du Cambodge qui se passent d’intermédiaires. Une ouverture au marché qui incite les producteurs à produire du bio.

Par Laurence Villoz

«Le but de ce projet consiste à inciter les petits producteurs des pays du Sud à cultiver sans pesticide, sans OGM pour tendre finalement à l’agriculture biologique. Ce changement nécessite un réel processus d’accompagnement, car en arrêtant les produits chimiques, les récoltes peuvent être plus faibles et certaines denrées détruites par les nuisibles. Au-delà de la volonté à préserver la santé des paysans et la qualité des terres, la motivation à produire du bio se trouve dans le fait de pouvoir vendre leurs produits plus chers sur les marchés européens et américains. Il s’agit donc de promouvoir des liens directs entre agriculteurs et consommateurs, avec le moins d’intermédiaires possible entre les deux», explique Adrian Scherler chargé de programmes au Cambodge pour l’Entraide protestante suisse (EPER).

Pierre-André Schütz reçoit le prix AgrisanoReconnu pour son travail d’aumônier auprès des agriculteurs vaudois, Pierre-André Schütz a reçu le prix  de la Fondation Agrisano qui soutient les familles paysannes, vendredi 28 avril à Berne. D’une valeur de 5000 francs, il récompense l’engagement altruiste de ce pasteur et paysan retraité.

Photo: La remise du prix à Berne. De gauche à droite: Francis Egger, président de la Fondation Agrisano, Christine Bühler, présidente du jury, Pierre-André Schütz et Christian Scharpf, directeur général d’Agrisano.

Par Laurence Villoz

«L’approche de Pierre-André Schütz pour venir en aide aux agriculteurs est exemplaire. Si nous avons choisi de lui remettre le prix, c’est tout d’abord pour le remercier, mais aussi pour inciter des démarches similaires dans d’autres cantons», lâche Francis Egger, le président de la Fondation Agrisano. Vendredi 28 avril, le pasteur et agriculteur retraité de 68 ans, Pierre- André Schütz a reçu le prix Agrisano pour son travail d’aumônier auprès des familles d’agriculteurs vaudois en détresse. 

Un stand de Terrespoir au marchéDes ananas mûrs à point, des mangues parfumées et encore des bananes séchées, Terrespoir commercialise en Suisse les productions de cultivateurs camerounais. Son credo: une rémunération juste et un commerce équitable. Pour célébrer ses 20 ans d’existence, la fondation organise une journée de fête, samedi 3 septembre, au Casino de Montbenon, à Lausanne.

Photo: La vente des fruits au marché © Fondation Terrespoir

Par Laurence Villoz

«Nous ne faisons aucun bénéfice, l’objectif est de tourner en rémunérant correctement les producteurs», lâche Laurent Venezia, vice-président du conseil de fondation de Terrespoir. Depuis 20 ans, cette fondation créée par les œuvres d’entraide protestante DM-échange et mission et Pain pour le prochain importe en Suisse des fruits de cultivateurs camerounais. «Environ 150 familles de paysans vivent grâce à ce projet. Et sur chaque kilo de fruits vendus en Suisse, quelques pourcents vont dans un fonds qui permet de financer la scolarité des enfants, les soins médicaux et de proposer un système d’épargne», ajoute Laurent Venezia.

moissbatt CC(by-nc)Graham Rawlings via https://flic.kr/p/E5CipSClemens Dirscherl, expert en agriculture de l’Eglise protestante en Allemagne, appelle à payer les produits agricoles au prix juste.

photo: C(by-nc)Graham Rawlings

Waldenbourg (EPD/Protestinter). «Pour aider les agriculteurs, il faut aussi une rétribution financière à hauteur de leur travail», a déclaré Clemens Dirscherl, responsable du secteur agriculture de l’Eglise protestante en Allemagne EKD, à l’agence de presse protestante allemande EPD. Les Eglises pourraient ouvrir la voie, par exemple en achetant au prix juste à des paysans locaux la nourriture qu’elles utilisent.


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mardi, 26 avril 2016 08:15

Un aumônier pour soutenir les paysans

Pierre-André Schütz ©Gérard JatonLe monde paysan est en péril. Les récentes initiatives en sont la preuve. L’ancien pasteur et paysan Pierre-André Schütz prend en main la première aumônerie agricole du canton de Vaud. Un témoignage publié dans «Bonne nouvelle» et «relais»

Photo: ©Gérard Jaton

Propos recueillis par Stéphanie Billeter, Bonne nouvelle

A 66 ans, vous voilà de nouveau sur le terrain, vous ne vous arrêtez jamais!

Pierre-André Schütz: Disons que je suis retraité non pratiquant! Dans ce métier, on a tous plus ou moins le syndrome du saint-bernard. J’ai moi-même traversé une dépression à 50 ans. «Comment, ce n’est pas possible que tu aies une dépression!» ai-je tellement entendu. Les paysans ont de la peine à se confier, à partager des fragilités. On a été élevé selon le précepte qu’un garçon, ça ne pleure pas, qu’il est honteux de demander de l’aide.

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