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Notre pere bibleLe Notre Père va changer. La nouvelle traduction est-elle plus proche de l’esprit du texte grec bien qu’elle s’éloigne de la formulation littérale? La question ne fait pas l’unanimité parmi les théologiens.

Par Joël Burri

En France, dès le premier dimanche de l’Avent, on ne dira plus «Ne nous soumets pas à la tentation», pour la sixième demande du Notre Père, mais «ne nous laisse pas entrer en tentation». En Suisse romande les évêques catholiques ont repoussé l’entrée en vigueur de cette modification, pour permettre aux protestants de prendre position sur cette nouvelle traduction de la prière commune à tous les chrétiens. Et l’on peut déjà parier que dans notre pays où les activités œcuméniques sont nombreuses, l’importance de garder un texte commun dépassera toutes les considérations linguistiques lors des débats. Pourtant l’on peut se demander: la nouvelle formule est-elle vraiment plus proche du texte biblique grec de Mathieu 6 dont elle est issue?

couverture niebuhr DR«Reinhold Niebuhr» retrace une histoire personnelle, mais c’est aussi l’écho d’une théologie politique publique aux Etats-Unis entre les années 1930 et 1950. Le théologien Henry Mottu vient de publier un livre sur cette figure protestante. Entretien

Propos recueillis pas Caroline Amberger

Henry Mottu, à l’heure actuelle existe-t-il encore des théologiens politiques?

J’essaie de me rehausser et de sortir des contextes décevants dans lesquels nous sommes, pour nous stimuler à prendre la mesure théocentrique des problèmes.

Il n’y a plus de personnalités capables d’avoir des paroles prophétiques comme Barth et Niebuhr en ont eu. La théologie devient bien pensante et c’est un peu le problème, alors qu’elle devrait rester critique du discours politique. La dernière théologie politique est celle de la théologie de la libération. Gustavo Gutiérrez est parti d’un problème particulier, celui des sans voix et de la pauvreté. Il a relu toute la Bible, réinterprété les prophètes de l’Ancien Testament, le sermon sur la montagne. Nous ne sommes plus capables de partir d’un problème précis pour l’universaliser et faire une relecture de la Bible. Les jeunes générations devront reprendre le flambeau, et je ne sais pas d’où elles partiront.

Dieu https://flic.kr/p/gow3kqEt si les grands courants de la théologie moderne ne convenaient plus à la société actuelle? Réformer l’Eglise, oui! Mais selon quelles prémisses fondamentales? L’Espace culturel des Terreaux organise un débat sur le concept de Dieu, lundi 22 mai, à Lausanne.

Photo: CC (by-nc-nd) Ynot-Na 

Par Laurence Villoz

«Dieu est un thème dont les religions n’ont pas le monopole», lâche le théologien et philosophe Jean-Marc Tétaz. Dans le cadre des débats «Revisiter la Réforme», l’Espace culturel des Terreaux propose pour cette cinquième rencontre de s’intéresser au concept de Dieu, lundi 22 mai, de 19h à 21h. Sur la thématique «Dieu caché – Dieu révélé: Dieu comme négation et affirmation», le professeur de théologie de l’Université de Strasbourg Marc Vial et Jean-Marc Tétaz débattront de l’impact de la conception de Dieu sur le christianisme dans notre société actuelle.

Enrico Norelli DREnrico Norelli, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève va prendre sa retraite. Mercredi et jeudi, un colloque sur les réécritures bibliques dans le christianisme primitif est organisé en son honneur. Interview.

Propos recueillis par Joël Burri

Quel est votre matériau de travail comme spécialiste de l’histoire et de la littérature des premiers chrétiens?

Dans les sources qui permettent de reconstituer l’histoire, il y a, toutes les formes d’expression des premiers groupes de chrétiens. La représentation traditionnelle est qu’il y a d’abord le Nouveau Testament, c’est-à-dire ce groupe d’écrits qui ont été réunis dans ce recueil devenu canonique pour les chrétiens; et que viennent ensuite d’autres textes, les écrits «patristiques». Aujourd’hui, la plupart des chercheurs reconnaissent qu’il ne faut pas se limiter aux textes reconnus comme canoniques, voire les privilégier, mais qu’il faut travailler tous les premiers écrits chrétiens pour reconstituer l’histoire des premiers croyants en Jésus. Il y avait aussi d’autres évangiles, lettres, actes d’apôtres et apocalypses qui ont fini par être écartés du corpus canonique. En partie, cette littérature a disparu, mais ce qui nous est parvenu est extrêmement important pour comprendre la diversité et la richesse du premier christianisme.

Papillon colloque Luther PhiloLa Faculté de théologie de Genève en collaboration avec l’Institut romand de systématique et d’éthique organise un colloque international sur le thème de «Luther et la philosophie» du 11 au 13 mai à Genève. Une manière de contribuer au jubilé de la Réforme sur un plan académique.

Par Caroline Amberger

Dans le cadre d’un colloque qui se déroulera du 11 au 13 mai à Genève, une quinzaine de spécialistes s’intéresseront à la relation critique et souvent polémique qu’a eue Luther avec la philosophie influençant à son tour une génération de philosophes après lui. En provenance des Etats-Unis, d’Allemagne, d’Angleterre, de Suisse ou de France, théologiens, philosophes et historiens auront une approche interdisciplinaire. Ils aborderont dans leurs spécificités l’influence qu’a eu la pensée du réformateur sur des philosophes comme Kant, Kierkegaard ou Heidegger. A l’inverse, ils vont aussi s’intéresser aux philosophes qui ont influencé Luther. Un héritage parfois récusé basé sur la philosophie de l’Antiquité, du Moyen Age ainsi que de l’époque contemporaine au réformateur.

Affiche du colloque sur François d'AssiseEntre peinture, littérature et cinéma, la figure de François d’Assise a largement imprégné la production artistique depuis le Moyen-Age. La Faculté de théologie de l’Université de Genève organise un colloque sur François d’Assise, les 6 et 7 avril.

Par Laurence Villoz

«Il existe peu de textes de François d’Assise, mais énormément de réceptions sur le plan artistique et littéraire», lâche Ghislain Waterlot, professeur de philosophie et d’éthique à l’Université de Genève. C’est à travers la peinture, la littérature et le cinéma que la figure de ce mystique italien du XIIIe siècle sera abordée, dans le cadre d’un colloque à l’Uni Bastions, les 6 et 7 avril prochains. Fondateur de l’ordre franciscain après s’être littéralement mis à nu, ce religieux catholique canonisé six ans après sa mort a rencontré dès son époque une grande popularité qui s’est développée au fil des siècles.

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