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Guido Albertelli ©Martin BernardDes Suisses en quête d’expériences spirituelles partent chaque année en Amazonie consommer de l’Ayahuasca, un breuvage chamanique ancestral. Le vaudois Guido Albertelli, ancien professeur de philosophie, est l’un d’entre eux. Rencontre.

Par Martin Bernard, texte et photo

«C’est le genre de motifs qui surgissent lors des visions». Guido Albertelli, 54 ans, nous reçoit dans son bel appartement lausannois situé à quelques encablures du lac Léman. Il nous explique la signification d’une tapisserie représentant des sortes de fresques géométriques colorées typiques de l’art chamanique sud-américain. L’homme fait partie de ces Suisses (leur nombre exact est inconnu) partant chaque année en Amazonie pour effectuer des «retraites initiatiques» en consommant, notamment, de l’Ayahuasca. Ce breuvage psychotrope à base de plantes est utilisé traditionnellement par les chamanes de certaines tribus amazoniennes pour entrer en contact avec les «esprits de la nature», dans un but divinatoire ou pour guérir des malades.

Barnard Faure GVABernard Faure dirige le centre pour l’étude du bouddhisme et des religions en Asie orientale à l’Université Columbia à New York. Pour ce spécialiste du bouddhisme en extrême orient ainsi que du panthéon japonais oriental, les dérives du mindfulness vers une méditation édulcorée équivalent à l’ère spirituelle du Nutella.

Propos recueillis par Caroline Amberger

Le mindfulness ou méthode de réduction du stress (MBSR en anglais) a-t-il fait son entrée en religion dans un occident en perte de repères? La pleine conscience soulagerait-elle à la manière d’un placebo? Si aucune étude scientifique ne valide réellement tous les effets salvateurs qu’on lui attribue, le mindfulness est aujourd’hui victime de son succès. Décliné sous de nombreuses formes présentes jusque dans nos smartphones et nos entreprises, ce néo-bouddhisme ouvre la porte à toutes les dérives dans un prêt à penser consumériste. Bernard Faure lance l’alerte. Interview

groupe de jeûne unil epfl ©Caroline Amberger/ProtestinfoQuinze étudiants de l’université et de l’école polytechnique de Lausanne ont pratiqué une semaine de jeûne dans le cadre du carême, en partenariat avec la campagne œcuménique de Pain pour le prochain et Action de carême et sous la supervision de l’aumônerie des hautes écoles. Trois étudiants racontent cette expérience.

Photo: de gauche à droite: Guillaume, Noémie et Diane (étudiants) et Alexandre Gravend (aumônier).

Par Caroline Amberger

Diane est une habituée de cette pratique. Etudiante en génie électrique à l’EPFL, elle a décidé cette année de répondre à l’invitation faite aux étudiants par les aumôniers de l’université et de l’école polytechnique de Lausanne. «La dimension du groupe a été magique pour moi, d’habitude je pratique seule». Une découverte pour cette scientifique qui souhaite travailler dans les énergies renouvelables. «Nous sommes ensemble dans la même galère», explique-t-elle. «La question de l’alimentation et du jeûne pour la terre — thème de la campagne œcuménique — est une dimension importante pour moi. Parfois difficile à faire comprendre à l’entourage qui peut même s’inquiéter d’une telle pratique».

couverture diable exorciste psychanalisteEn Suisse, la possession n’est pas reconnue par les psychiatres alors que le «Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux» (DSM-5) reconnaît ce trouble. L’Eglise catholique romaine pratique, quant à elle, un rituel d’exorcisme. «Le diable, l’exorcisme et le psychanalyste», paru chez l’éditeur lausannois Favre met en dialogue un psychiatre et un prêtre.

Propos reccueillis pas Caroline Amberger

Le premier, Maurice Bellot, a été exorciste officiel de l’Eglise catholique et a exercé son ministère jusqu’en 2008 dans le VIe arrondissement de Paris. Le second, Alberto Velasco, psychiatre et praticien à l’hôpital Sainte Anne a collaboré avec ce prêtre durant treize ans. Ils cosignent un ouvrage paru aux éditions Favre. Interview.

Bible en baloisLa société biblique de Bâle-Campagne a édité une version de la bible en dialecte bâlois. Si en Suisse on assiste à une tentative de mise en valeur des patrimoines linguistiques, cette démarche en est encore à ses balbutiements dans le domaine biblique.

Par Caroline Amberger

Un cinquième volume de la bible en dialecte bâlois, le Liestal, vient d’être publié par la société biblique de Bâle-Campagne. En 1932, Hans Gysin, agriculteur et poète traduit le sermon sur la montagne et le récit de Noël à l’intention des soldats mobilisés. Huit ans plus tard, la première publication de «Der Guet Brief» voit le jour. Depuis ce travail d’édition se poursuit sous l’impulsion de Hansueli Müller, philologue et responsable de traduction avec l’aide de laïcs, de théologiens et d’un linguiste. Après les traductions de Luc, des Actes, des deux lettres aux Corinthiens, ce sont l’Evangile de Jean ainsi que ses trois épîtres qui sont désormais disponibles.

Au Moyen Age, les gargouilles, comme cette figure de la Tour saint Jacques à Paris, avaient pour fonction de faire fuir les démons. CC(by-nc-nd)Philippe Leroyer via https://flic.kr/p/5wfh9E

Le pasteur Pierre Amey livre ses expériences et ses recherches dans une conférence sur la réalité, supposée ou non, des anges et des démons.

Photo: Au Moyen Age, les gargouilles, comme cette figure de la Tour saint Jacques à Paris, avaient pour fonction de faire fuir les démons. CC(by-nc-nd)Philippe Leroyer

Par Myriam Bettens

L’Eglise a eu tendance à évacuer les questions liées aux êtres surnaturels, constate Pierre Amey ancien pasteur de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN). Elle l’a fait par opposition à certains mouvements charismatiques qui voient dans les manifestations démoniaques la réponse à tous les problèmes posés. Il sera l’orateur principal d’une conférence en deux volets, proposée au Landeron par la paroisse Entre-deux-Lacs de l’EREN les 1er et 8 février prochains.

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