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Nick Vujicic au World Economic Forum de Davos en 2012. CC(by-sa) swiss-image.ch/Sebastian Derungs/WEF via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Nick_Vujicic_at_the_World_Economic_Forum_Annual_Meeting,_Davos,_Switzerland_-_20110130.jpgPour ses 100 ans, la Socitété biblique de Genève a fait venir une star du web. L’éditeur évangélique de bibles et de livres chrétiens ne s’attendait pas à remplir des stades avec cet invité. Plusieurs Eglises diffuseront la conférence en direct.

Photo: Nick Vujicic au World Economic Forum de Davos en 2012. CC(by-sa) swiss-image.ch/Sebastian Derungs/WEF

Par Joël Burri

Si vous avez un compte Facebook, Nick Vujicic fait partie de ces visages qui apparaissent régulièrement sur votre fil d’actualité. Les vidéos de ce trentenaire australien font en effet partie de ces messages qui ne cessent de circuler de partages en partages. Il faut dire que bien qu’il soit né sans bras ni jambe, il a appris à s’accepter comme il est. Il dit avoir longtemps prié pour que Dieu le guérisse de son handicap, mais a fini par apprendre à être reconnaissant pour ce qu’il a. Une clé du bonheur déclinée dans de nombreuses vidéos où on le voit nager, jouer de la batterie, faire le pitre, plonger, jongler avec un ballon, le visage radieux. Et son message encourageant fait un tabac. Si bien que ce conférencier-star, de passage en Europe pour trois soirées à l’occasion des 100 ans de la Société biblique de Genève, jouera à guichets fermés à Turin mercredi soir et à Bienne jeudi soir. Il reste quelques places pour la présentation de vendredi au Havre ainsi que dans les Eglises qui diffuseront la soirée en direct.

La synagogue de Lausanne en 2008 CC(by-sa) Archipat via https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Lausannesynagogue.jpgPour les communautés juives vivant hors d’Israël, se trouver un chef religieux relève parfois du parcours du combattant. Les difficultés rencontrées par les traditionalistes de Lausanne et les libéraux de Genève en sont la preuve.

Photo: La synagogue de Lausanne. CC(by-sa) Archipat 

Par Aline Jaccottet

Le 12 octobre, les juifs de Lausanne n’auront peut-être plus de rabbin. Lionel Elkaïm repart en effet vivre en Israël et il quittera ses fonctions au lendemain de la fête des Cabanes. Une commission de recherche composée de trois femmes et de cinq hommes a été désignée pour lui trouver un remplaçant. Sa mission semble friser l’impossible: il s’agit de dénicher un rabbin dont le titre soit reconnu, d’obédience orthodoxe, ayant au moins cinq ans d’expérience à la tête d’une communauté, le baccalauréat, une parfaite maîtrise des rites ashkénaze et séfarade et parlant parfaitement français.

Lionel Elkaïm, rabbin de Lausanne. ©Jacques Berset, cath.chLa communauté israélite de Lausanne et du canton de Vaud (CILV) va devoir se trouver un nouveau guide: après vingt-et-un ans à Lausanne, Lionel Elkaïm retourne vivre en Israël. Retour sur le parcours d’un chef religieux qui n’avait pas cherché à le devenir.

Photo: Lionel Elkaïm, rabbin de Lausanne. ©Jacques Berset, cath.ch

Par Aline Jaccottet

Adieu Gruyère casher, week-ends de ski et tranquillité helvétique: cet automne, le rabbin Elkaïm fait son alyah, soit le «retour» en Israël pour les juifs sionistes. Un exercice dans lequel il est passé expert: c’est la troisième fois qu’il se lance et cette fois, il espère bien que ce sera un aller simple. Les raisons de son départ sont religieuses bien sûr – vivre en Israël est considéré comme un devoir pour de nombreux juifs pratiquants –, mais pas seulement.

Guido Albertelli ©Martin BernardDes Suisses en quête d’expériences spirituelles partent chaque année en Amazonie consommer de l’Ayahuasca, un breuvage chamanique ancestral. Le vaudois Guido Albertelli, ancien professeur de philosophie, est l’un d’entre eux. Rencontre.

Par Martin Bernard, texte et photo

«C’est le genre de motifs qui surgissent lors des visions». Guido Albertelli, 54 ans, nous reçoit dans son bel appartement lausannois situé à quelques encablures du lac Léman. Il nous explique la signification d’une tapisserie représentant des sortes de fresques géométriques colorées typiques de l’art chamanique sud-américain. L’homme fait partie de ces Suisses (leur nombre exact est inconnu) partant chaque année en Amazonie pour effectuer des «retraites initiatiques» en consommant, notamment, de l’Ayahuasca. Ce breuvage psychotrope à base de plantes est utilisé traditionnellement par les chamanes de certaines tribus amazoniennes pour entrer en contact avec les «esprits de la nature», dans un but divinatoire ou pour guérir des malades.

Barnard Faure GVABernard Faure dirige le centre pour l’étude du bouddhisme et des religions en Asie orientale à l’Université Columbia à New York. Pour ce spécialiste du bouddhisme en extrême orient ainsi que du panthéon japonais oriental, les dérives du mindfulness vers une méditation édulcorée équivalent à l’ère spirituelle du Nutella.

Propos recueillis par Caroline Amberger

Le mindfulness ou méthode de réduction du stress (MBSR en anglais) a-t-il fait son entrée en religion dans un occident en perte de repères? La pleine conscience soulagerait-elle à la manière d’un placebo? Si aucune étude scientifique ne valide réellement tous les effets salvateurs qu’on lui attribue, le mindfulness est aujourd’hui victime de son succès. Décliné sous de nombreuses formes présentes jusque dans nos smartphones et nos entreprises, ce néo-bouddhisme ouvre la porte à toutes les dérives dans un prêt à penser consumériste. Bernard Faure lance l’alerte. Interview

groupe de jeûne unil epfl ©Caroline Amberger/ProtestinfoQuinze étudiants de l’université et de l’école polytechnique de Lausanne ont pratiqué une semaine de jeûne dans le cadre du carême, en partenariat avec la campagne œcuménique de Pain pour le prochain et Action de carême et sous la supervision de l’aumônerie des hautes écoles. Trois étudiants racontent cette expérience.

Photo: de gauche à droite: Guillaume, Noémie et Diane (étudiants) et Alexandre Gravend (aumônier).

Par Caroline Amberger

Diane est une habituée de cette pratique. Etudiante en génie électrique à l’EPFL, elle a décidé cette année de répondre à l’invitation faite aux étudiants par les aumôniers de l’université et de l’école polytechnique de Lausanne. «La dimension du groupe a été magique pour moi, d’habitude je pratique seule». Une découverte pour cette scientifique qui souhaite travailler dans les énergies renouvelables. «Nous sommes ensemble dans la même galère», explique-t-elle. «La question de l’alimentation et du jeûne pour la terre — thème de la campagne œcuménique — est une dimension importante pour moi. Parfois difficile à faire comprendre à l’entourage qui peut même s’inquiéter d’une telle pratique».

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