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Visuel du cycle de conférence "tout peut (encore) changer" DRMouvements citoyens, alimentation, éducation, écologie… «Tout peut (encore) changer»! Un cycle de sept conférences explorera la transition vers de nouveaux paradigmes viables, dès le 14 novembre au Casino de Montbenon, à Lausanne.

Par Joël Burri et Laurence Villoz

«Ce à quoi l’on est appelé, c’est à un changement culturel. Notre société doit changer son système de valeurs afin de viser des idéaux qui permettent un mode de vie durable», explique le sociologue Michel Maxime Egger, responsable du laboratoire «transition intérieure» de Pain pour le prochain (PPP). Et pour ce spécialiste, la transition écologique est l’un des principaux, si ce n’est le défi de notre temps.

armée suisse paysage CC(by-nc-nd) Bruno Hotz via https://flic.kr/p/y4TyiLui-même aumônier de l’armée suisse, Matthias Inniger a défendu en 2016 une thèse en théologie protestante sur la question des aumôniers de confession musulmane. Se basant sur la parabole du bon Samaritain, sur son expérience de terrain et sur la pratique de plusieurs armées étrangères, il en conclut que d’un point de vue protestant, la mise sur pied d’une aumônerie multireligieuse est souhaitable.

Photo: CC(by-nc-nd) Bruno Hotz

Propos recueillis par Joël Burri

Vous avez consacré une thèse à la question des aumôniers militaires musulmans. La problématique est-elle si aiguë que cela?

Notre société a changé et les aumôniers des hôpitaux, des maisons de retraite, des prisons ou de l’armée en sont les témoins privilégiés. Comme aumônier militaire de 2002 à 2015, je me suis rendu compte que les musulmans qui représentent environ 5% de la population sont bien présents sous les drapeaux. Ils y voient une excellente possibilité d’intégration. L’armée ne tient pas de statistiques sur l’origine culturelle et religieuse de ses soldats et gradés, mais on peut estimer que 5 à 10% des effectifs sont issus de familles musulmanes. De façon similaire à la pratique des soldats chrétiens, rares sont les militaires musulmans qui vont régulièrement à la mosquée. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas intéressés par la religion ou par la spiritualité, mais ils ne veulent pas passer pour «le chrétien» ou le «le musulman» de la compagnie. A 20 ans, on est dans une période particulière de sa vie: on vient peut-être de quitter la maison et l’on est content de ne pas être immédiatement catalogué.

Société / 26 octobre 2017 - 08:15

Une mort sur mesure

Cimetière https://flic.kr/p/5Fm7rGLes funérailles laïques ont la cote, alors même que le nombre de services funèbres réalisés par les ministres de l’Eglise réformée vaudoise baisse sensiblement. Regards croisés entre une célébrante laïque et un pasteur de l’Eglise vaudoise.

Photo: CC (by-nc-nd) neil roger 

Par Marie Destraz, Réformés

Chaque année, près de 5’000 personnes décèdent dans le canton de Vaud. L’an passé, le service funèbre de 2’000 d’entre elles a été célébré par un ministre de l’Eglise réformée vaudoise (EERV). Le nombre de services funèbres religieux est pourtant en baisse. En 2010, l’Eglise vaudoise en comptabilisait pas moins de 2’724. Aujourd’hui, de nouveaux rites émergent autour de la mort. Et les cérémonies laïques sont en plein essor. Elles concernent un décès sur deux, selon le directeur des Pompes funèbres générales, Edmont Pittet.

cercueil avec rose CC(by-sa) Don LaVange via https://flic.kr/p/7cx8RMCe n’est plus dans leur ultime voyage que les habitants de notre pays veulent investir. Une enquête alémanique montre que toutes les professions liées à la mort voient leur chiffre d’affaires baisser.

Photo: CC(by-sa) Don LaVange 

(Protestinfo) Sépulture, fleurs, collation, l’heure n’est plus au faste dans les cimetières suisses. «Souvent, les défunts eux-même avaient fait savoir qu’ils ne voulaient pas être un fardeau», c’est ce qui ressort d’une enquête publiée ce dimanche 15 octobre par «NZZ am Sonntag» et repérée par Ref.ch.

Meret VallonLa question de l’accueil des enfants et du catéchisme se trouve au centre des préoccupations de plusieurs Eglises romandes. Qu’apporte la transmission d’une religion au développement d’un enfant? Rencontre avec la pédopsychiatre Meret Vallon.

Photo: Meret Vallon

Par Laurence Villoz

La chapelle de Servion (VD) a récemment été transformée en espace pour les plus jeunes. L’Eglise protestante de Genève promeut de nouvelles formes de catéchèses inspirées par «Godly play» ou «jeu divin», une marque américaine qui développe des outils inspirés par la pédagogie Montessori. Quant aux Eglises de Berne-Jura-Soleure, elles ont tenu à rappeler publiquement que le catéchisme n’était pas de l’endoctrinement, mais un espace de réflexion. Protestinfo a rencontré Meret Vallon, psychiatre pour enfants et adolescents qui a elle-même donné le culte de l’enfance à Molondin dans le canton de Vaud.

Une des photos de l'exposition MenCareL’association Männer.ch a lancé ce lundi à Neuchâtel son programme national MenCare, en Suisse romande. Pour des pères plus présents à la maison et une meilleure répartition des tâches.

Photo: Une des photos de l'exposition © Johan Bävman/mencare.swiss

Par Caroline Amberger

Le vernissage de l’exposition «Papas en Suisse» a marqué le lancement en Suisse romande du programme MenCare de l’association faîtière des organisations d’hommes et de pères Männer.ch, ce lundi à Neuchâtel.  Treize portraits de papas s’occupant de leurs enfants à temps partiel feront dès le mois d’octobre le tour de la Suisse romande. «Les femmes n’ont pas une prédisposition biologique au travail non rémunéré», a expliqué Markus Theunert, directeur du programme national Mencare.  Un véritable défi  reste à relever, «celui de contribuer au changement des normes sociales».

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