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Le comité de l’Arzillier, maison du dialogue interreligieux à Lausanne, se désolidarise publiquement des positions soutenues par Shafique Keshavjee dans son ouvrage «L’islam conquérant».

Par Marie Destraz

À la suite à la parution du livre polémique «L’islam conquérant», signé par le théologien Shafique Keshavjee, le comité de l’Arzillier, maison du dialogue interreligieux à Lausanne, a publié un communiqué dans lequel il se désolidarise de la démarche de l’homme qui fut le cofondateur de l’association, il y a vingt ans.

À l’origine de cette prise de position, une phrase, qui apparaît dans la présentation de l’auteur au début de l’ouvrage: «Pasteur durant de nombreuses années dans l’Église réformée du canton de Vaud, il a été l’un des fondateurs de l’Arzillier, maison du dialogue à Lausanne.» Sans renier le rôle moteur joué par le membre fondateur dans la création et la vie de l’association, «il était important de montrer que le message et le contenu du livre ne sont pas identiques à la position de l’association de l’Arzillier», explique Timothée Reymond, président du comité de l’Arzillier et pasteur de l’Église réformée vaudoise (EERV).

Les principales communautés religieuses du canton dévoilent la mise en place d’un lieu d’échange les réunissant toutes. Objectif: avoir un rôle dans le débat sur le «vivre ensemble».

Par Joël Burri

La date est symbolique: le 24 janvier, les Vaudois célèbrent leur indépendance. Et c’est justement le jour que les «acteurs des principales religions et confessions du canton», comme ils se présentent dans leur communiqué ont choisi pour annoncer la création de la Plateforme interreligieuse vaudoise. Elle regroupe les autorités vaudoises des Églises réformée, catholique romaine, évangéliques (par le biais de la Fédération évangélique vaudoise - FEV), anglicane et catholique chrétienne ainsi que la Communauté israélite de Lausanne et du canton de Vaud et l’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM). Cette nouvelle institution se présente comme un lieu de partage et de concertation.

Les communautés religieuses chrétiennes, juives et musulmanes ont signé mercredi à Berne une déclaration commune en faveur de la protection des réfugiés. Un appel lancé à l’État, au monde politiques mais aussi aux fidèles.

Par Marie Destraz

C’est une première, les communautés religieuses représentées au sein du Conseil suisse des religions, ont signé une déclaration commune pour la protection des réfugiés. Réunis à Berne mercredi pour la signature, chrétiens, juifs et musulmans ont remis le document à la vice-présidente du Conseil national suisse, Marina Carobbio Guscetti. Le texte appelle l’État et le monde politique à assumer leurs responsabilités et à agir concrètement. Les fidèles ne sont pas en reste et sont invités à s’engager auprès des réfugiés sur le terrain. L’initiative est soutenue par le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la Suisse et le Liechtenstein.

La 12e édition de la Semaine des religions a lieu du 3 au 11 novembre. Dans toute la Suisse, des communautés religieuses ouvrent leur porte et organisent des activités pour promouvoir le dialogue au sein de la société. Heureux hasard, l’exposition «Credo», à l’Espace Arlaud, à Lausanne, expose cette diversité en images, jusqu’au 11 novembre.

Par Marie Destraz

«Accueillir, se faire connaître, expliquer qui on est, c’est l’objectif premier de la Semaine des religions», explique Timothée Reymond, pasteur en charge du dialogue interreligieux dans l’Église réformée du canton de Vaud (EERV) et membre du comité de l’Arzillier-Maison du dialogue, qui organise plusieurs événements durant la Semaine des religions, du 3 au 11 novembre. «Nous favorisons les événements dans lesquels il y a un dialogue entre au moins deux traditions religieuses. L’échange est essentiel entre des représentants de communautés, mais aussi avec le public», insiste Timothée Reymond.

En réaction aux tensions internationales, les fédérations juives et musulmanes de Suisse réitèrent leur déclaration commune contre toutes formes de racismes. Un appel au dialogue entre juifs et musulmans de Suisse ainsi qu’avec tous les citoyens.

Par Laurence Villoz

«Les tensions entre juifs et musulmans se sont exacerbées à l’étranger et l’hostilité s’accentue. C’est pourquoi nous réaffirmons l’importance du dialogue entre nos communautés en Suisse et avec toute la société», explique Herbert Winter, président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI). Cet automne, les Fédérations musulmane et juive de Suisse ainsi que la Plateforme des juifs libéraux de Suisse ont lancé un appel «à la société et tout particulièrement à leurs propres communautés» pour condamner l’hostilité et le racisme. L’objectif est double: promouvoir le dialogue et la tolérance entre ces deux communautés en Suisse, mais également avec tous les citoyens.

Prix du DialogueMardi à Berne, deux membres du comité de la Plateforme interreligieuse de Genève ont reçu le Prix du dialogue interreligieux

Par Joël Burri

Un parcours dans le musée d’ethnographie de Genève à la découverte des objets du sacré, la publication en plusieurs langues de «neuf propositions pour vivre ensemble et se respecter dans la diversité religieuse», l’organisation de rallye interreligieux et une collaboration avec un module de formation de la Haute école de travail social de Genève pour aborder les questions de spiritualité avec les futurs professionnels de l’action sociale: depuis 25 ans, la Plateforme interreligieuse de Genève s’engage en faveur du dialogue interreligieux. Deux membres de son comité ont reçu mardi 29 mai à Berne en présence d’Alain Berset, président de la confédération, le Prix du dialogue des Juives et des Juifs de Suisse.

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