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Une girouette portant les couleurs genevoises au sommet de la tour sud de la cathédrale Saint-Pierre

Adoptée au Grand Conseil en mars passé, la loi genevoise sur la laïcité est attaquée par un référendum qui serait sur le point d’aboutir. Plusieurs de ses articles font par ailleurs l’objet de recours auprès de la Cour constitutionnelle, dont un du réseau évangélique de Genève.

Photo: Une girouette portant les couleurs genevoises au sommet de la tour sud de la cathédrale Saint-Pierre

Par Joël Burri

«Il ne fait aucun doute que le référendum contre la Loi sur la laïcité va aboutir», affirme le député genevois Pierre Vanek (Ensemble à Gauche/SolidaritéS). «Mais je ne veux pas donner de chiffres pour ne pas décourager les derniers efforts de récolte de signatures.» Pour que les Genevois aient à se prononcer sur cette nouvelle législation, les référendaires doivent déposer jusqu’au mercredi 20 juin 5227 signatures valables. Lundi, le réseau évangélique de Genève (REG) a fait savoir qu’il déposait un recours auprès de la Cour constitutionnelle contre plusieurs articles de la loi. Une procédure déjà annoncée par les Verts et qui est suspendue jusqu’au résultat du référendum.

Trump is a friend of ZionÉvangéliques américains et gouvernement Netanyahou savouraient leur triomphe lundi alors qu’à Gaza, le nombre de morts dépassait les cinquante personnes en début de soirée.

Par Aline Jaccottet, Jérusalem

Il savoure son jour de gloire, et il compte bien le faire savoir. Fondateur du Musée des Amis de Sion, l’évangélique américain Mike Evans a pavoisé lundi matin sur la colline qui surplombait l’entrée principale de la désormais ambassade américaine. Débarqué d’un bus bleu flashy où l’on pouvait lire: «Trump is a Friend of Zion», l’homme aux 70 livres — c’est du moins ce qu’il prétend avoir écrit — exultait derrière sa moustache. «Il s’est écoulé septante ans entre la destruction du premier et du second Temple de Jérusalem, septante ans entre la reconnaissance d’Israël par les États-Unis et celle de Jérusalem comme capitale. La rédemption du monde est proche, car la vérité est enfin dite: la Ville Sainte appartient aux Juifs!» Très proche de Donald Trump, Mike Evans est un sioniste convaincu qui a fait de la souveraineté juive le combat de sa vie. Et quand on lui demande pourquoi, il n’hésite pas à se raconter. «Ma mère était juive orthodoxe et mon père, chrétien. Ma mère était battue par mon père qui a failli me tuer lorsque j’avais onze ans. À moitié mort, je me suis fait la promesse de toujours faire respecter les Juifs par les chrétiens!», lance-t-il devant quelques journalistes européens médusés.

Côte à côte, les drapeaux d'Israël et des États-Unis. CC(by) Ze'ev Barkan via https://flic.kr/p/e5aNJAC’est à eux que le gouvernement israélien doit la reconnaissance de Jérusalem capitale d’Israël: les évangéliques sionistes américains représentent une force puissante de l’électorat de Donald Trump. Rencontres à Jérusalem avec ces chrétiens convaincus d’œuvrer directement pour la rédemption.

Photo: Côte à côte, les drapeaux d'Israël et des États-Unis. CC(by) Ze'ev Barkan 

Par Aline Jaccottet, Jérusalem

Dimanche matin, l’heure était à la communion interreligieuse à la Knesset, le Parlement israélien. Invités par le gouvernement américain à venir assister à l’inauguration de l’ambassade US à Jérusalem, une délégation d’évangéliques proches de Donald Trump a profité de l’occasion pour venir délivrer un message aux juifs israéliens. «Nous sommes vos amis et nous reconnaissons que vous êtes l’incarnation vivante de la parole de Dieu. C’est vous qu’Il a désigné comme son peuple: sans vous, nous n’existerions pas», a déclaré le très influent pasteur évangélique californien Jim Garlow, applaudi par les quelque 200 personnes des deux confessions venues l’écouter.

Les enfants dans les mines en OugandaAlors que LafargeHolcim et ses fournisseurs ont été épinglés en 2016 pour du travail d’enfants, ils n’ont toujours rien fait pour indemniser les victimes, selon Pain pour le prochain et Action de Carême. Les deux ONG appellent le groupe cimentier à prendre ses responsabilités.

Photo: © PPP

Par Laurence Villoz

«LafargeHolcim et ses fournisseurs n’ont toujours rien fait pour dédommager les enfants», explique Daniel Tillmans responsable communication à Pain pour le prochain (PPP). En 2016, éclatait le scandale selon lequel, Hima Cement, filiale du groupe cimentier bénéficiait du travail d’environ 150 mineurs. Au mois de novembre de la même année, PPP et son partenaire local Twerwaneho Listeners Club ont mené, sur place en Ouganda, une enquête pendant six mois. Les recherches comprenant une cinquantaine d’entretiens dénonçaient l’ampleur des griefs envers les jeunes qui travaillaient dans une exploitation minière de pouzzolane, un matériau utilisé dans la production de ciment. À la suite de ce scandale, le groupe franco-suisse a décidé de n’acheter de la matière première qu’auprès de carrières mécanisées.

Béatrice Métraux Une permanence téléphonique pour les citoyens, une plateforme pluridisciplinaire pour traiter au cas par cas les situations de radicalisation présumée, une priorité donnée à la police sur les cas présentant des enjeux sécuritaires et une administration qui dans chacun de ses départements devra mettre en place des procédures de signalement. Le Canton de Vaud se donne trois ans pour expérimenter une nouvelle approche de la radicalisation.

Photo: Béatrice Métraux présente le projet du gouvernement vaudois.  

Par Joël Burri

En 2017, la centrale d’appel de la police vaudoise a recueilli environ 650 appels de personnes inquiètes de voir des voisins ou des proches montrer des signes de radicalisation. Après évaluation de ces signalements, la police garde un œil sur quelque 150 personnes. «Lorsque l’on reçoit un appel nous signalant un rassemblement suspect dans un garage, nous pouvons évaluer les risques sécuritaires et intervenir si nécessaire», témoigne Jean-Yves Lavanchy de la police cantonale vaudoise. La question est autre quand un parent craint que son fils ou sa fille se radicalise. «C’est pour ce genre de cas que la police appelle de ses vœux la création de la plateforme opérationnelle», a expliqué le commissaire mercredi 2 mai devant la presse.

Geneve pont mont blanc CC(by-sa) Vincent Jay via https://flic.kr/p/pcUnYJLe Grand Conseil genevois a terminé jeudi 26 avril ses travaux sur la loi sur la laïcité qu’il a adopté dans la foulée. Le principe de l’interdiction des manifestations religieuses sur le domaine public et l’interdiction de masquer son visage dans les bâtiments publics sont maintenus, par contre la loi ne prévoit plus la disparition de la contribution religieuse volontaire.

Photo: CC(by-sa) Vincent Jay

Par Joël Burri

«Ceci ne va pas du tout, c’est une disposition liberticide», s’exclame le député Pierre Vanek (Ensemble à Gauche) quand la question de l’interdiction des activités cultuelles dans l’espace public est abordée lors de la deuxième lecture du projet de loi cantonale sur la laïcité par le Grand Conseil genevois, jeudi 26 avril. «Ce sont des manifestations de liberté d’opinion. Elles doivent être traitées à la même aune que la liberté politique, les manifestations syndicales ou les revendications citoyennes», a précisé le député, rappelant également que le droit d’exprimer publiquement ses convictions figure dans la Déclaration des droits de l’homme.

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