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Pierre Cérésole (1879-1945), LDD, via https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ceresole#/media/File:PierreCeresole.jpgIl aurait pu être à l’origine des Indignés. Pierre Cérésole n’a pas uniquement milité pour un autre monde. Il l’a réalisé.

Photo: Pierre Cérésole (1879-1945), LDD

Par Caroline Amberger

Imaginez que vous êtes le fils d’un président de la Confédération. Un diplôme d’ingénieur mécanicien en poche avec félicitations de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, vous le complétez par un grade de docteur en philosophie sur un sujet de mécanique. La prestigieuse université zurichoise vous propose un poste que vous déclinez. Puis vous héritez de 48 actions Nestlé, l’équivalent de 3,5 millions de francs suisses. Vous les refusez et les renvoyez au Conseil Fédéral, mentionnant «Je vous renvoie ci-joint les titres que j’ai reçus en héritage de mon père, espérant que les évènements actuels suffiront sans autre commentaire à expliquer les motifs de cette restitution». C’est ce qu’a fait Pierre Cérésole, nous sommes le 12 novembre 1914 il a alors 35 ans.

Rebecca Dali entourée de son mari Samuel (à gauche) et du journaliste Illia Djadi. ©World Watch Monitor Fondatrice d’une association apportant des soins et œuvrant pour la paix dans les régions touchées par Boko Haram, Rebecca Dali a reçu lundi à Genève le prix Sergio Vieira de Mello, le prix des droits de l’homme des Nations unies.

Photo: Rebecca Dali entourée de son mari Samuel (à gauche) et du journaliste Illia Djadi. ©World Watch Monitor

Par Joël Burri

Figurant parmi les premières personnes à s’être rendue à Chibok, au nord-est du Nigeria pour consoler les familles des 276 lycéennes enlevées par Boko Haram en avril 2014, Rebecca Dali a reçu lundi à Genève le prix Sergio Vieira de Mello —prix des droits de l’homme des Nations unies — pour le travail de l’association qu’elle a fondée, le CCEPI - Centre for Caring, Empowerment and Peace Initiatives (Centre pour les soins, l’émancipation et les initiatives en faveur de la paix). Dans cette région où le groupe islamiste Boko Haram sème la terreur, cette organisation apporte des soins médicaux à toute personne quelle que soit sa religion, lutte contre le VIH/SIDA, et soutient les personnes les plus vulnérables telles que les veuves.

Livre Jean MartinSi confronté à un problème d’ordre éthique, entendez «Comment faire pour bien faire?», vous chercheriez une réponse toute faite ne lisez surtout pas le dernier livre de Jean Martin. Mais si vous êtes prêt à parcourir les jalons que pose l’auteur, sans intention paternaliste, dans une légèreté souhaitée, mais avec profondeur alors ce livre est pour vous.

Propos recueillis par Caroline Amberger

Médecin cantonal vaudois entre 1986 et 2003, acteur engagé dans des commissions d’éthique, le Dr Jean Martin propose dans son dernier livre «Des repères pour choisir» paru aux éditions Socialinfo ce qu’il définit lui-même comme un «ouvrage fait de mes idées et de mes lectures sous une forme légère afin de réfléchir à ce que nous sommes, où nous allons, avec une réflexion sur l’avenir du monde». Interview.

L'exécution de Jan Hus https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Spiezer_Chronik_Jan_Hus_1485.jpg#/media/File:Spiezer_Chronik_Jan_Hus_1485.jpg«Pourquoi faut-il brûler les philosophes?»: l’Université de Genève organise un cours public sur douze grandes figures de la philosophie, de Socrate à Jan Patočka, condamnées pour leurs idées. Les conférences se dérouleront du 27 février au 22 mai, à l’Uni Bastions.

Photo: L’exécution de Jan Hus par Diebold Schilling le Vieux 

Par Laurence Villoz

«Il y a eu dans l’histoire, et c’est encore le cas actuellement, des intellectuels dont l’action et la pensée paraissaient suffisamment dangereuses pour qu’on cherche à les éliminer. Ils n’ont toutefois pas renoncé à leurs convictions par peur de la mort», lâche Michel Grandjean, professeur à la faculté de théologie de l’Université de Genève. Socrate, Boèce, Jérôme de Prague ou encore Jan Patočka ont en commun d’avoir été condamnés, torturés, voire même exécutés pour leurs idées. Une thématique abordée dans un cours public, intitulé «Pourquoi faut-il brûler les philosophes?», du 27 février au 22 mai prochain.

La CP pour le dépôt de l'initiative sur les multinationales responsablesPortée par 80 organisations de la société civile, l’initiative pour des multinationales responsables a obtenu 120'000 signatures et a été déposée lundi 10 octobre à la Chancellerie fédérale.

Photo: De gauche à droite: Dick Marty, coprésident du comité d’initiative, Rahel Ruch, coordinatrice de l’initiative, Pascale Schnyder, modératrice, Samuel Schweizer membre du conseil d’administration d’Ernst Schweizer AG et Jacques Zwahlen, ancien directeur de Veillon.

Par Laurence Villoz

«Cette initiative est nécessaire, car le gouvernement et le parlement n’ont rien fait jusqu’à maintenant», lâche Dick Marty, coprésident du comité de l’initiative «pour des multinationales responsables». Fin avril 2015, 80 organisations dont Amesty international, Pain pour le prochain et Greenpeace ont lancé une initiative populaire fédérale qui vise à contraindre les entreprises suisses à respecter les droits humains et l’environnement dans l’ensemble de leurs secteurs d’activité et partout sur la planète. Ayant obtenu 120'000 signatures en moins de 18 mois, le texte a été déposé, lundi 10 octobre, à la Chancellerie fédérale. 

Ethiques soins domicileComment agir juste quand il n’y a pas de bonne solution? Cette question, les professionnels intervenant dans les soins à domicile se la posent régulièrement. Le recueil qui vient de paraître ne leur donnera pas la réponse, mais éclairera leur réflexion pour faire leur choix.

Par Joël Burri

Un assistant social qui se rend compte qu’il a aidé un bénéficiaire tétraplégique à remplir une fausse déclaration d’assurance; une auxiliaire de soin conviée au suicide assisté d’une de ses patientes; des intervenants pris à parti dans un conflit familial autour du placement en EMS. Tels sont quelques-unes des situations que des professionnels participant au maintien à domicile de patients dans la région lausannoise ont transmises à la Fondation Soins Lausanne. Tous deux membres de cette commission, Pierre Corbaz médecin et Florence Quinche philosophe signent «Ethiques pour les soins à domicile», un recueil dans lequel ils tentent de «faire mémoire» de leurs travaux.

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