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dessin de Francesco Piobbichi, collaborateur de Mediterranean Hope

Permettre aux personnes les plus vulnérables d’atteindre l’Europe en vol de ligne plutôt que d’alimenter le marché des passeurs, tel est le projet des Eglises italiennes qui commence à essaimer en Europe. Difficile toutefois de le reprendre tel quel en Suisse.

Dessin tiré de la série «Disegni dalla frontiera» ©Francesco Piobbichi/Mediterranean hope

Par Joël Burri

Le modèle a fait ses preuves en Italie. La France vient de le mettre en place et la Belgique s’y intéresse. Plutôt que de laisser les Syriens tenter d’atteindre l’Europe en ayant recours à des passeurs, les Eglises protestantes italiennes, en collaboration avec la communauté Sant'Egidio se sont engagées à prendre en charge des migrants parmi les plus vulnérables. L’ambassade de Beyrouth leur accorde un visa humanitaire, et ils peuvent arriver par vol de ligne sur la péninsule où ils font leur demande d’asile. Avantage, ils évitent ainsi de risquer leur vie en mer et d’alimenter le marché sans foi ni loi des passeurs qui engrangerait 15 milliards de francs par année. Avantage pour le pays d’accueil, les candidats à l’asile les plus vulnérables font l’objet d’une première sélection sur place.

JasonChanJason Chan, directeur de l’organisation Labor Action China, partenaire de Pain pour le prochain, a participé au débat qui a suivi la première suisse de «Complicit».Présenté au Festival du film et forum international sur les droits humains, ce documentaire présente le combat contre le benzène d’un ouvrier chinois empoisonné par ce solvant.

Propos recueillis par Joël Burri

Quelles sont les activités de votre organisation?

Labor Action China (LAC) est une organisation indépendante basée à Hong Kong. Récemment, l’organisation s’est alarmée de la recrudescence d’empoisonnements chimiques en particulier de maladies du sang telle que la leucémie liées à l’exposition au benzène des ouvriers des usines d’assemblage électronique. L’ONG a été créée en 2005. A l’époque, les financiers hongkongais investissaient dans la province voisine de Guangdong. Dans l’industrie de la pierre précieuse, il y avait beaucoup d’ouvriers atteints de maladies professionnelles, telles que la silicose, une maladie pulmonaire provoquée par l’inhalation de poussières de pierre. LAC c’est battu pour qu’ils puissent être indemnisés et mieux formés. Notre organisation a aussi lancé une campagne internationale. Nous sommes par exemple venus manifester à Baselworld et avons obtenu des modifications des règles internationales dans le marché de la pierre.

grille anti migrants CC(by-nc)Matt Rhodes via https://flic.kr/p/fvb8RX«Les victimes de traite des êtres humains dans l’asile: la pratique suisse à l’épreuve.» Ce thème a occupé lundi les intervenants auprès des migrants à l’occasion d’un colloque. Manque d’information tant du côté des victimes que des intervenants et normes sécuritaires qui passent avant la protection des droits de migrant sont autant de raisons qui mettent à mal la lutte contre l’exploitation humaine.

Par Joël Burri

«Dans les situations d’urgence, le trafic d’être humain n’est pas une éventualité, c’est une réalité!», a rappelé Maria Grazia Giammarinaro, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la traite des êtres humains, lundi en ouverture d’un colloque consacré à cette problématique dans le domaine de l’asile en Suisse. Entre nécessité de financer leur voyage et la perte de leur réseau, les migrants sont particulièrement vulnérables. La traite des êtres humains prend plusieurs formes allant de la prostitution forcée à l’esclavage notamment dans l’agriculture, en passant par le mariage forcé. Et les enfants ne sont pas épargnés. Et dans le chaos des régions où les migrants affluent par centaines de milliers, les Etats sont débordés. Dans certaines de ces zones jusqu’à 40% des migrants sont exploités.

equipe mission evangelique brailleA trente-deux ans, cet ingénieur en microtechnique de premier métier a terminé ses études de théologie. Après avoir été engagé comme animateur jeunesse dans une Eglise neuchâteloise, il décroche le poste de secrétaire général au sein de la Mission évangélique Braille en janvier 2017. Un poste qui le renvoie à des souvenirs d’enfance. Interview.

Photo: Les collaborateurs de la Mission évangélique Braille. De gauche à droite: Alain Décoppet, Thoma Vuilleumier, Ivan Souza et Cynthia Guignard.

Propos recueillis par Caroline Amberger

Thoma Vuilleumier, comment passe-t-on du secteur de la haute horlogerie à celui de secrétaire général de la Mission évangélique Braille (MEB)?

C’est un concours de circonstances. Après mes études d’ingénieur, j’ai travaillé quelque temps dans la haute horlogerie puis j’ai effectué mon service civil pendant un an et demi. A mon retour, c’est-à-dire après la crise de 2008, les paramètres de l’emploi n’étaient plus les mêmes. Je suis alors parti au Burkina Faso pour une mission d’aide au développement. Ensuite, c’est le pasteur d’une Eglise de Neuchâtel qui m’a contacté pour un poste d’animateur de jeunesse que j’ai accepté, puis j’ai repris des études de théologie à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs.

conf presse Accaparement TerresEntre 80 et 85% des terres du Kalimentan occidental, une des régions de l’ile de Bornéo en Indonésie, sont exploitées par des groupes internationaux. L’industrie minière et les monocultures pour la production d’huile de palme et de papier ne laissent que peu de place et de ressources à la population locale. Dans le cadre de leur campagne annuelle, Pain pour le prochain et Action de carême se sont demandé quelle est l’implication des banques suisse dans ce marché.

Photo: cultiver une palette pour rendre symboliquement une parcelle de terre à la biodiversité est l’une des actions proposées dans le cadre de la campagne œcuménique. Matthias Dörnenburg d’Action de carême, Kartini Samon, de GRAIN organisation partenaire en Indonésie et Miges Baumann de Pain pour le prochain (de gauche à droite) s’y sont adonnés lundi à Berne.   

Par Joël Burri

«Imaginez: on sonne à votre porte et des individus armés portant l’uniforme des services de sécurité vous informent qu’il ne vous reste plus que cinq jours avant que votre maison ne soit démolie, car une multinationale s’est approprié les terres de votre village pour y planter du soja à grande échelle», raconte Matthias Dörneburg, directeur ad interim d’Action de carême. «Cette expérience existentielle, des milliers de personnes la vivent chaque année», complète-t-il. La campagne œcuménique de Pain pour le prochain et d’Action de carême porte cette année sur la problématique de l’accaparement des terres. Lundi à Berne, les deux organisations ont dévoilé une étude cherchant à évaluer l’engagement d’organismes financiers suisses dans ce phénomène.

Un champ de palmiers à huile https://flic.kr/p/Qwu7fLDans les pays du Sud, de plus en plus de terrains agricoles sont vendus à des investisseurs étrangers au détriment de la population locale. Une problématique dénoncée par la campagne œcuménique 2017 qui se déroulera du 1er mars au 16 avril prochain.

Photo: Un champ de palmiers à huile © Campagne Voir et Agir 

Par Laurence Villoz

Des familles sont dépossédées de leurs terres et des villages évacués pour faire place à la monoculture. Essentiellement en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine, ce n’est «pas moins de quarante fois la surface de la Suisse qui a été cédée à d’autres Etats et à des investisseurs privés», dénonce la campagne œcuménique 2017 qui s’attaque à l’accaparement des terres. Menée par les œuvres d’entraide chrétiennes Pain pour le prochain (PPP), Action de Carême et Etre partenaires du 1er mars au 16 avril, cette action vise à sensibiliser le public au non-respect des droits de l’homme lors du rachat des terres dans les pays du Sud.

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