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La 12e édition de la Semaine des religions a lieu du 3 au 11 novembre. Dans toute la Suisse, des communautés religieuses ouvrent leur porte et organisent des activités pour promouvoir le dialogue au sein de la société. Heureux hasard, l’exposition «Credo», à l’Espace Arlaud, à Lausanne, expose cette diversité en images, jusqu’au 11 novembre.

Par Marie Destraz

«Accueillir, se faire connaître, expliquer qui on est, c’est l’objectif premier de la Semaine des religions», explique Timothée Reymond, pasteur en charge du dialogue interreligieux dans l’Église réformée du canton de Vaud (EERV) et membre du comité de l’Arzillier-Maison du dialogue, qui organise plusieurs événements durant la Semaine des religions, du 3 au 11 novembre. «Nous favorisons les événements dans lesquels il y a un dialogue entre au moins deux traditions religieuses. L’échange est essentiel entre des représentants de communautés, mais aussi avec le public», insiste Timothée Reymond.

En réaction aux tensions internationales, les fédérations juives et musulmanes de Suisse réitèrent leur déclaration commune contre toutes formes de racismes. Un appel au dialogue entre juifs et musulmans de Suisse ainsi qu’avec tous les citoyens.

Par Laurence Villoz

«Les tensions entre juifs et musulmans se sont exacerbées à l’étranger et l’hostilité s’accentue. C’est pourquoi nous réaffirmons l’importance du dialogue entre nos communautés en Suisse et avec toute la société», explique Herbert Winter, président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI). Cet automne, les Fédérations musulmane et juive de Suisse ainsi que la Plateforme des juifs libéraux de Suisse ont lancé un appel «à la société et tout particulièrement à leurs propres communautés» pour condamner l’hostilité et le racisme. L’objectif est double: promouvoir le dialogue et la tolérance entre ces deux communautés en Suisse, mais également avec tous les citoyens.

Diffusé dès aujourd’hui sur internet, le clip vidéo «Ta vie est précieuse» lutte contre le suicide des jeunes. Crue et bouleversante, cette fiction de quelques minutes donne la parole à une jeune femme qui a mis fin à ses jours.

Par Laurence Villoz

Une famille réunie dans une chapelle mortuaire, rose à la main, visage défait. Le regard rivé sur un coffre de bois clos. Changement de plan et zoom sur la jeune femme qui est couchée dans le cercueil. «Si tu as cliqué sur cette vidéo, c’est que tu envisages peut-être de te retrouver dans ma situation. Reste cinq minutes avec moi, faut que je te dise ce que ça fait vraiment. Je sais que tu as mal», dit-elle face caméra. Le clip de prévention du suicide des jeunes «Ta vie est précieuse» prend aux tripes. Réalisée par Carolina et Victor Costa de l’association artistique Atalahalta, la vidéo met en scène pendant 2 minutes 45, une jeune femme qui s’est donné la mort. Elle est diffusée sur internet depuis le 1er novembre.

Engagé par l’Église protestante de Genève il y a six mois, le pasteur français Marc Pernot lance aujourd’hui un blog qui propose des ressources aux croyants et aux personnes en recherche de sens pour cheminer de façon autonome. Rencontre.

Par Marie Destraz

Le bureau est plongé dans la pénombre. Les rayons du soleil suffisent à peine à éclairer la pièce. Les murs sont jonchés de livres. Autour de la table noir ébène, mon interlocuteur hésite. C’est finalement son manteau qu’il dépose sur le dossier de la chaise qui me fait face. Il choisit le siège voisin.

Mardi 30 octobre, la journée intercantonale des proches aidants se déroulera dans toute la Suisse romande. Un signe fort de reconnaissance envers les personnes qui s’occupent de leurs parents malades, enfants handicapés ou amis en perte d’autonomie.

Par Laurence Villoz

«Le vieillissement de la population et la volonté politique de maintenir les personnes le plus longtemps possible à domicile placent le rôle des proches aidants au centre des préoccupations», explique Jacqueline Lavoyer-Bünzli, animatrice cantonale du bénévolat de l’Église réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN) et responsable du service de développement communautaire. Mardi 30 octobre aura lieu la journée intercantonale des proches aidants. Instauré en 2012 par le Canton de Vaud, cet événement vise à reconnaître le travail effectué par les proches qui prennent soin de leur entourage ainsi que les sensibiliser aux possibilités de soutien externe. Diverses activités, rencontres et conférences se dérouleront partout en Suisse romande.

Dans sa correspondance à un ami lausannois, le Syrien Bachar Alkazaz livre en un français recherché son angoisse de la guerre et son courage dans l’exil. Un échange de huit ans dont les éditions Labor et Fides ont publié un poignant recueil.

Par Aline Jaccottet

Le français est sa patrie. Au fin fond des immenses forêts silencieuses du nord de la Suède où la guerre l’a contraint à s’installer, il n’est pas un jour sans que Bachar Alkazaz lise, écrive ou rêve dans cette langue. Elle est son point de fuite, son refuge intérieur. En témoignent les emails envoyés à Philippe Baud, un prêtre de Lausanne, dont un recueil est paru en septembre. Des «Lettres de Syrie et d’exil» qui relatent en une langue poétique les tourments intérieurs d’un homme confronté à la violence et à la mort, dans une douloureuse progression.

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