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Série «L’imprimerie et la Réforme»

Erasme NT wikimediaBâle, 1516. L’imprimeur Johann Froben publie le Nouveau Testament grec d’Erasme de Rotterdam. Cet ouvrage novateur, qui propose une édition critique et une nouvelle traduction, marquera durablement les esprits, et inspirera Luther pour sa propre traduction de la Bible en allemand.

Par Noriane Rapin

Photo: Frontispice du Nouveau Testament, édition de 1516. DR

L’histoire ne dit pas si, en 1516, l’imprimeur bâlois Johann Froben se doutait que le Nouveau Testament grec qu’il était en train de publier aurait un succès fulgurant, que la lecture de la Bible en serait à jamais changée et qu’il posait à cet instant un jalon essentiel de la Réforme religieuse qui enflammerait l’Europe quelques années plus tard. Ce qui est certain, c’est que par un surprenant concours de circonstances, on a développé à Bâle un projet inédit et audacieux: publier le texte biblique retravaillé dans un livre qui allait bousculer des habitudes solidement implantées et permettre à Luther d’élaborer peu après une traduction en langue commune.

Série «L’imprimerie et la Réforme»

Aldo Manuzio AristoteleAlde Manuce, le «prince» vénitien de l’imprimerie, est sans doute l’imprimeur le plus célèbre et le plus marquant après Gutenberg. Ce passionné de typographie a transformé la manière d’éditer les textes, en particulier antiques, de manière à ce qu’ils soient intelligibles au plus grand nombre.

Par Noriane Rapin

Photo: Edition d’Aristote par Alde Manuce

Il y a plusieurs raisons qui font qu’Alde Manuce, dit aussi Alde l’Ancien, est considéré comme le prince des imprimeurs de la Renaissance. L’œuvre de cet homme, venu tardivement à l’imprimerie, est en effet restée dans les annales pour sa qualité unique et son indiscutable nouveauté. «Il a changé l’histoire de l’imprimerie à de nombreux égards, en produisant des textes plus accessibles notamment par les caractères d’écriture et même le format du livre», explique Flavia Bruni, historienne du livre et chercheuse à l’Université la Sapienza de Rome.

Série «L’imprimerie et la Réforme»

Réplique de la presse de Gutenberg ©atelier-musée «encre & plomb» Des caractères en plomb, moulés individuellement, que l’on peut aligner rapidement puis encrer pour marquer autant de feuilles que souhaité. Le caractère mobile de Gutenberg a révolutionné la diffusion des textes.

Photo: Réplique de la presse de Gutenberg ©atelier-musée «encre & plomb» 

Par Joël Burri

Des caractères en relief qui peuvent être placés côte à côte puis encrés et sur lesquels on vient appliquer une page. Cette invention attribuée à Jean Gutenberg, un orfèvre né vers 1400 à Mayence, dans le Saint-Empire germanique est souvent présentée comme une révolution qui a permis une diffusion rapide des idées de la Réforme. Par rapport au travail des moines-copistes, il est vrai que l’impression permettait une réduction importante des coûts de production des écrits et garantissait des copies sans erreur. Mais, plus qu’une révolution, l’invention de Gutenberg est le fruit d’une longue évolution.

Série «L’imprimerie et la Réforme»

La Bible de Gutenberg https://flic.kr/p/6wWs1sGrâce au développement de l’impression, les textes des réformateurs du XVIe siècle ont gagné rapidement toute l’Europe. La Réforme protestante ne tient-elle qu’à cette nouvelle technique qui a révolutionné la transmission des idées?

Photo: La Bible de Gutenberg CC (by-sa) NYC Wanderer

Par Laurence Villoz

«Les protestants vont très rapidement utiliser l’imprimerie comme outil de propagande pour diffuser leurs idées et les polémiques religieuses», souligne Karine Crousaz, historienne à l’Université de Lausanne. Les 95 thèses que Luther a placardées sur la porte de l’église de Wittenberg, le 31 octobre 1517, dénonçant le trafic des indulgences dans l’Eglise catholique ont été immédiatement imprimées et diffusées dans toute l’Allemagne.

père noël dans la rue – CC(by-sa)Gui Seiz via https://flic.kr/p/7nUYCXProtestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées.

Dimanche, les chrétiens fêteront Noël. De quel message sont porteurs les aumôniers qui sont au contact de ceux pour qui cette fête ne signifie pas forcément cadeaux et bombance. Roselyne Righetti, pasteure de la Pastorale de la rue, Eric Imseng, diacre auprès des prisonniers et Luc Genin, diacre auprès des requérants d’asile partagent leur message de Noël 

Photo: CC(by-sa)Gui Seiz

L'AmphipôleDéplacée à l’extrémité de campus, l’aumônerie de l’Université de Lausanne (UNIL) peine à faire son travail, car les étudiants ne s’y rendent plus. Quelle importance donne l’UNIL au dialogue interreligieux et à l’intégration des étudiants étrangers sur le campus?

Photo: L'Amphipôle © Fabrice Ducrest/UNIL

Par Laurence Villoz et Noriane Rapin

Alors que l’Etat de Vaud valorise l’interreligieux au point d’en faire une exigence pour les communautés religieuses qui demandent la reconnaissance, son université semble mettre des bâtons dans les roues au travail interreligieux. En janvier 2016, l’aumônerie de l’Université de Lausanne dont le travail consiste, entre autres, à organiser des rencontres entre les étudiants et les différentes associations religieuses universitaires a dû quitter ses locaux à la Grange, au centre du campus. Relocalisée à l’Amphipôle du côté du parking de Sorge, dans des locaux plus petits et décentrés, elle passe désormais quasiment inaperçue.

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