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Engagé par l’Église protestante de Genève il y a six mois, le pasteur français Marc Pernot lance aujourd’hui un blog qui propose des ressources aux croyants et aux personnes en recherche de sens pour cheminer de façon autonome. Rencontre.

Par Marie Destraz

Le bureau est plongé dans la pénombre. Les rayons du soleil suffisent à peine à éclairer la pièce. Les murs sont jonchés de livres. Autour de la table noir ébène, mon interlocuteur hésite. C’est finalement son manteau qu’il dépose sur le dossier de la chaise qui me fait face. Il choisit le siège voisin.

Mardi 30 octobre, la journée intercantonale des proches aidants se déroulera dans toute la Suisse romande. Un signe fort de reconnaissance envers les personnes qui s’occupent de leurs parents malades, enfants handicapés ou amis en perte d’autonomie.

Par Laurence Villoz

«Le vieillissement de la population et la volonté politique de maintenir les personnes le plus longtemps possible à domicile placent le rôle des proches aidants au centre des préoccupations», explique Jacqueline Lavoyer-Bünzli, animatrice cantonale du bénévolat de l’Église réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN) et responsable du service de développement communautaire. Mardi 30 octobre aura lieu la journée intercantonale des proches aidants. Instauré en 2012 par le Canton de Vaud, cet événement vise à reconnaître le travail effectué par les proches qui prennent soin de leur entourage ainsi que les sensibiliser aux possibilités de soutien externe. Diverses activités, rencontres et conférences se dérouleront partout en Suisse romande.

Dans sa correspondance à un ami lausannois, le Syrien Bachar Alkazaz livre en un français recherché son angoisse de la guerre et son courage dans l’exil. Un échange de huit ans dont les éditions Labor et Fides ont publié un poignant recueil.

Par Aline Jaccottet

Le français est sa patrie. Au fin fond des immenses forêts silencieuses du nord de la Suède où la guerre l’a contraint à s’installer, il n’est pas un jour sans que Bachar Alkazaz lise, écrive ou rêve dans cette langue. Elle est son point de fuite, son refuge intérieur. En témoignent les emails envoyés à Philippe Baud, un prêtre de Lausanne, dont un recueil est paru en septembre. Des «Lettres de Syrie et d’exil» qui relatent en une langue poétique les tourments intérieurs d’un homme confronté à la violence et à la mort, dans une douloureuse progression.

Moins confessant et plus professionnel, le domaine de l’accompagnement spirituel en milieux hospitaliers vit une profonde mutation. Le CHUV accueille un symposium sur les enjeux du «spiritual care».

Par Joël Burri

Le pasteur ou le prêtre parachuté dans un hôpital par son Église fera peut-être bientôt partie de l’histoire. Désormais, l’idée fait son chemin que l’hôpital pourrait charger des spécialistes venant de disciplines telles que la théologie ou les sciences des religions pour faire de l’accompagnement spirituel ou des soins spirituels. Cette évolution se vit un peu partout en occident sous des formes variées. «On en est encore au b-a-ba de cette évolution, mais sentant le vent tourner, le psychiatre Michaël Saraga parle de l’accompagnement spirituel comme de l’un des “nouveaux métiers de l’hôpital”», explique Etienne Rochat, responsable de la plateforme Médecine, spiritualité, soins et société (MS3) du Département de formation et de recherche du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Dès le 1er novembre, la mendicité sera illégale dans le canton de Vaud. Une décision vivement critiquée par la pasteure Diane Barraud qui pointe un manquement éthique.

Par Laurence Villoz

«J’ai toujours été très choquée par l’interdiction de la mendicité. Cela me pose un problème éthique qu’on place la tranquillité des passants au-dessus de la souffrance liée à la précarité», réagit la pasteure Diane Barraud, médiatrice Églises-réfugiés et aumônière à Point d’appui, un espace qui accueille des migrants au centre de Lausanne.  Le 1er novembre, l’interdiction de la mendicité entrera en vigueur dans l’ensemble du canton de Vaud. Dès cette date, quiconque sera surpris en flagrant délit pourra être sanctionné d’une amende de 50 à 100 francs, affirme le Conseil d’État dans un communiqué. Et la facture pourra atteindre les 500 à 2000 francs pour celui qui envoie mendier des personnes mineures ou dépendantes.

Déconstruire les interprétations patriarcales et partielles des textes bibliques au sujet des femmes. Tel est l’objectif de l’ouvrage «Une bible des femmes», dont le vernissage s’est déroulé mercredi 10 octobre à l’Université de Genève.

Par Laurence Villoz

«Lire la Bible à la lumière du féminisme devient un lieu de libération, alors qu’elle est loin d’être féministe», lâche la théologienne Pierrette Daviau, professeure titulaire retraitée à la Faculté des sciences humaines de l’Université Saint-Paul à Ottawa et coauteur du collectif Une bible des femmes. Le vernissage de cet ouvrage a fait salle comble, mercredi 10 octobre, à l’Université de Genève. Réalisé par une vingtaine de théologiennes et historiennes, catholiques et protestantes de 30 à 70 ans et venant de trois continents différents, ce livre analyse avec un regard critique et féministe une dizaine de thématiques liées aux femmes dans la Bible.

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