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Plusieurs contenus sur internet ont laissé penser que l’association Feu solidarités Bessières collaborait avec l’Église adventiste. Un malentendu qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour l’association areligieuse et apolitique.

Par Laurence Villoz

C’est avec stupéfaction que l’association Feu solidarités Bessières a découvert sur internet des articles et une vidéo qui les assimilaient à l’Église adventiste, vendredi 11 janvier. «Je me suis senti trahi et floué», lâche Herbert Stock, coresponsable de Feu solidarités Bessières, une association areligieuse et apolitique qui chaque année organise une permanence d’écoute et d’accueil sur le pont lausannois pendant la période des fêtes. Début janvier, l’Église adventiste a publié sur internet deux articles ainsi qu’une vidéo où l’on voit trois bénévoles autour du feu sur le pont. Ce qui a fait bondir l’association est qu’on a l’impression au travers de ces contenus que cette Église collabore avec «Feu solidarités Bessières».

À l’approche du vote sur la loi sur la laïcité à Genève, les référendaires et les principales Églises ont tour à tour convoqué la presse. Pour les uns, cette loi est inutile alors que pour les autres, elle est imparfaite, mais nécessaire.

Par Joël Burri

«Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain!», prévient Béatrix Leroy-Jeandin, présidente de l’Église catholique romaine (ECR) de Genève. Les citoyens du bout du lac votent le 10 février sur la loi sur la laïcité de l’État, adoptée fin mars par le Grand conseil puis attaquée par un référendum. L’ECR, l’Église protestante de Genève (EPG) et l’Église catholique chrétienne (ECC) à Genève font frond commun pour inviter les fidèles à glisser un «oui» dans les urnes. Leur appel qui sera principalement relayé au travers des moyens de communication internes des institutions a été annoncé lors d’une conférence de presse commune mardi 15 janvier.

Le nombre de violences perpétrées à l’encontre des chrétiens en Chine et en Inde est en nette augmentation, selon l’Index mondial des persécutions 2019. Une érosion de la liberté religieuse directement liée aux régimes politiques en place dans ces pays.

Par Marie Destraz

Un chrétien sur neuf est victime de discrimination et de persécution dans le monde et un sur trois en Asie, selon l’Index mondial des persécutions 2019, publié par l’organisation chrétienne Portes Ouvertes le 16 janvier. «La liberté religieuse est en danger, et pas seulement pour les chrétiens. J’en appelle à la communauté internationale. La situation des minorités religieuses est trop souvent ignorée. Les intérêts économiques prennent le dessus, au détriment de la défense des droits humains», s’inquiète Philippe Fonjallaz, directeur de Portes Ouvertes. «La recrudescence des persécutions chrétiennes en Chine et en Inde est telle qu’elle influence l’ensemble de notre évaluation et grossit le nombre global de violences», explique Philippe Fonjallaz. La Chine passe de la 43e à la 27e place du classement, tandis que l’Inde fait son apparition dans le top 10, à la dixième place.

Le programme chrétien présent sur le DAB+ dans une large portion de la Suisse romande et au Tessin change de nom et gagne en autonomie.

Par Joël Burri

Depuis le début 2019, PhareFM romandie a laissé place à Radio-R. Pourquoi ce changement après environ trois ans d’existence? «Durant une formation sur les lancements de start-up que j’ai suivie il y a quelques années, on nous avait dit qu’il fallait reprendre le business plan après, 1, 3, 5, 7 ans, bref, toutes les années impaires», répond Emmanuel Ziehli, directeur de l’association Radio Réveil qui porte ce projet.

En Suisse depuis six mois, Bahar et Alireza sont venus d’Iran pour demander l’asile. Le couple de chrétiens a fui son pays pour vivre librement sa foi. En attendant une autorisation de séjour, ils vivent dans le Foyer des Passereaux pour requérants d’asile à Broc, dans le canton de Fribourg. Témoignage.

Par Marie Destraz

J’attends Bahar et son époux Alireza en buvant un café. Il est presque 10h30 dans le restaurant pizzeria de l’Hôtel de Ville de Broc, petite bourgade non loin de Bulle, au pied des montagnes fribourgeoises. La serveuse dresse les tables en vue du service de midi, tout en saluant les clients, tous des habitués. A ma gauche, un groupe d’hommes trinque. Face à moi, deux femmes s’échangent leur recette de crème au beurre, tout en admirant les photos de leurs bûches de Noël. L’une au mocca, l’autre au kirsch. Derrière la baie vitrée, un homme et une femme scrutent la salle. Je leur fais signe d’entrer. Bonnet sur la tête pour l’une, veste de ski pour l’autre, Bahar et Alireza sont venus à pied depuis le Foyer des Passereaux, à une dizaine de minutes du village.

Bahar et Alireza sont Iraniens. Le couple a quitté son pays au printemps dernier pour trouver la sécurité en Suisse. Impossible d’y vivre en paix lorsqu’on est, comme eux, chrétiens. À la force de leurs jambes, ils sont partis d’Iran, ils ont traversé la Turquie, la Serbie aussi. Ils ont suivi un passeur qu’il leur a servi de guide, en compagnie de migrants pakistanais, racontent-ils. Sur le sol Suisse, la transhumance a continué. Le couple a séjourné au Centre fédéral d’hébergement de Perreux, dans le canton de Neuchâtel, avant de rejoindre le Foyer des Passereaux, structure d’accueil pour requérants d’asile de Broc, depuis deux semaines.

Depuis près de quarante ans, le Feu de la solidarité brûle sur le pont Bessières à Lausanne. Jusqu’au 3 janvier, des bénévoles accueillent les passants à la recherche d’une oreille attentive.

Par Laurence Villoz

Mardi 25 décembre sur le pont Bessières à Lausanne. La nuit est tombée, il fait froid, mais le ciel est étoilé. Caroline et Yahya discutent tranquillement autour d’un brasero. Tous deux sont bénévoles au Feu de la solidarité qui se tient sur le pont lausannois du 21 décembre au 3 janvier. «C’est ma première fois», sourit Caroline, une cinquantenaire qui sera en poste jusqu’à minuit. Autour du brasier, quelques chaises. Un banc recouvert de couvertures a été placé contre la balustrade du pont. De chaque côté, une petite cabane en bois. L’une sert de garde-manger. Dans l’autre, un matelas est posé à même le sol et des sacs de couchage sont empilés dans un coin.

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