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Eglises / 29 mars 2018 - 08:00

Brèves

Un chemin de croix théâtral
Un café mortel
Jouez les Sherlock Holmes à la recherche d’un corps disparu
Un banquet pour les exclus
Modification du Notre Père

L'affiche d'une campagne contre esclavage https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Official_medallion_of_the_British_Anti-Slavery_Society_(1795).jpg#/media/File:Official_medallion_of_the_British_Anti-Slavery_Society_(1795).jpgComment une religion qui prône l’amour et l’égalité a pu tolérer l’esclavage? Historiens et théologiens ont essayé d’y voir plus clair, dans le cadre du Festival histoire et cité à Genève.

Photo: Affiche de lutte contre l’esclavage LDD 

Par Laurence Villoz

«Pourquoi les chrétiens ont-ils tant tardé à condamner l’esclavage», cherche à comprendre le professeur d’histoire du christianisme Michel Grandjean. La troisième édition du Festival histoire et cité, qui s’est déroulée du 21 au 24 mars à Genève, a abordé la question de la liberté. Parmi les différents débats, conférences et événements consacrés à cette thématique, une table ronde a réuni plusieurs spécialistes autour de la position ambiguë qu’a entretenue le christianisme avec l’esclavage.

Josephine MukaberaQuelle place occupent les femmes dans les postes à responsabilité des institutions religieuses au Rwanda? La chercheuse Joséphine Mukabera pose son regard d’expert sur une situation en voie d’évolution.

Photo: Joséphine Mukabera

Par Laurence Villoz

«On remarque un grand nombre de femmes impliquées dans les Églises, mais très peu ont accès à des postes de leadership. Et quand les femmes sont intégrées dans la gouvernance, elles ont régulièrement des places inférieures à celles des hommes», remarque Joséphine Mukabera, docteure en études de genre au Protestant institute of arts and social sciences (PIASS), à Huye au Rwanda. Mercredi 21 mars à l'Université de Genève, Joséphine Mukabera a présenté un des chapitres de sa thèse – consacrée au changement des relations de genre au Rwanda après le génocide – qui analyse le statut des femmes dans le leadership des institutions religieuses.

Une girouette portant les couleurs genevoises au sommet de la tour sud de la cathédrale Saint-Pierre Le Grand Conseil genevois a commencé vendredi le débat article par article du projet de loi sur la laïcité tel que modifié par la Commission des droits de l’homme. Près de quatre heures de débats consacrés aux cinq premiers articles de la loi qui en compte 15. La collecte de la contribution religieuse volontaire par les services de l’État passe une première épreuve.

Photo: Une girouette portant les couleurs genevoises au sommet de la tour sud de la cathédrale Saint-Pierre

 

Par Joël Burri

«Le temps que nous traitions un amendement, il y en a déjà deux qui sont déposés», s’est désespéré un député vendredi soir au Grand Conseil genevois. Après un long débat d’entrée en matière, les députés ont entamé le débat article par article du projet de loi sur la laïcité qui a pour but de régir les liens entre l’État et les communautés religieuses. Un tiers du texte a été débattu avant que la séance ne soit levée. Cette deuxième lecture reprendra lors d’une prochaine session ordinaire ou extraordinaire si suffisamment de députés en font la demande. Une troisième lecture sera nécessaire avant que la loi puisse être adoptée.

Les armoiries du canton de Genève représentées sur l’un des vitraux de la salle du Grand Conseil. CC(by-sa) Lionel Rudaz via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:DL03753.jpg

Après deux ans de travail en commission et 800 pages de rapport, le projet de Loi genevoise sur la laïcité a été débattu en plénum. Un groupe de députés a essayé de faire valoir que le droit existant suffit avec en arrière-fond la crainte d’accoucher d’une loi spécifiquement anti-islam.

Photo: Les armoiries du canton de Genève représentées sur l’un des vitraux de la salle du Grand Conseil. CC(by-sa) Lionel Rudaz

Par Joël Burri

 

L’urgence sur la question ayant été obtenue de justesse, le Grand Conseil genevois a débuté jeudi 22 mars un débat-fleuve sur le projet de Loi sur la laïcité. Cette première soirée de débat a donné lieu à l’acceptation de l’entrée en matière, malgré l’appel de plusieurs députés, de gauche comme de droite à ne pas légiférer sur la question, par 63 voix contre 26 et 3 abstentions.

Synode Fribourg Notre PereDès Pâques, il faudra dire «ne nous laisse pas entrer en tentation» pour la sixième demande du Notre Père. Le synode de chacune des Églises réformées a dû adopter cette mesure. Les Fribourgeois étaient les derniers à ne pas encore avoir tranché cette question.

Par Joël Burri

Le Synode de l’Église évangélique réformée du canton de Fribourg a été le dernier organe délibérant des Églises réformées romandes a adopté la nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père, mercredi soir à Grangeneuve. Dès Pâques, les réformés comme les catholiques diront «ne nous laisse pas entrer en tentation» plutôt que «ne nous soumets pas à la tentation». Un changement déjà actif dans le reste de la francophonie depuis le premier dimanche de l’avent 2017.

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