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a_-_milL’enseignement religieux a-t-il sa place dans les écoles publiques ? La question est actuellement débattue dans plusieurs cantons suisses.

Par Maurice Baumann*

Dans nos sociétés démocratiques et laïques, l’école est le lieu privilégié pour transmettre aux plus jeunes de ses membres les connaissances susceptibles de les intégrer à une histoire qui les précède. A cet effet, la société leur confie les valeurs et les savoirs qui la fondent.

Les élèves découvrent ainsi le questionnement fondamental qui habite les humains confrontés aux énigmes du monde et de la vie. Ils prennent connaissance des réponses provisoires apportées autrefois et aujourd’hui à ce questionnement. Ils sont initiés à un patrimoine culturel.

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Monika Salzbrunn, Félix Imhof © UNIL
Monika Salzbrunn, nommée professeure ordinaire à la Faculté de théologie et de sciences des religions, vient de rejoindre l’Université de Lausanne (UNIL). La professeure en religions, migration et diasporas a l’ambition d’accorder une place centrale à l’étude des mondes musulmans. Les étudiants suivent.

Anne Buloz: Vous qui connaissez particulièrement bien les mondes musulmans, comment expliquez-vous le fait que la Suisse ait voté l'interdiction de la construction des minarets il y a un an?

Monika Salzbrunn: Je pense que les présences musulmanes en Suisse ont été abordées dans l’espace public en se focalisant un peu trop exclusivement sur les expressions matérielles de l’appartenance religieuse. On n’a parlé que des minarets et du niquab, qui ne sont pas forcément des représentations emblématiques de l’islam.

Les minarets ne sont pas obligatoires, il s’agit juste d’un signe d’appartenance. S’être focalisé sur une certaine manière de vivre sa religion a eu pour effet, je pense, de renforcer davantage les stéréotypes. L’islam en Suisse trouve des formes d’expression bien plus variées, qui ne sont pas toujours visibles dans leur complexité.

dov_logo-fDimanche dernier, les Eglises protestantes et catholiques du pays ont invité à la cathédrale de Lausanne pour une grande célébration contre la violence. Dans l’après-midi, des ateliers autour de la thématique de la paix se sont tenus à la chapelle des Terreaux.

Par Jean-Christophe Emery

Au cours de la célébration qui a suivi à la cathédrale, neuf délégués ont symboliquement été envoyés au rassemblement œcuménique pour la paix qui se tiendra en mai 2011 à Kingston en Jamaïque. Cette journée a marqué de manière engagée et festive la fin du volet suisse d’une vaste opération planétaire intitulée la « Décennie pour Vaincre la Violence ».

a_-_Jean-Marc_FerryLe philosophe français Jean-Marc Ferry, le frère du philosophe et ancien ministre français Luc Ferry, était de passage cette semaine dans la cité de Calvin. Invité par la Faculté autonome de théologie protestante de l'Université de Genève, il a donné une conférence publique sur le thème « Les religions dans l’espace démocratique ». ProtestInfo l'a rencontré.

Anne Buloz : Quelle est la place des religions dans l’espace démocratique européen ? Est-elle en train de changer ?


Jean-Marc Ferry : La situation actuelle, héritée des guerres de religion, est un partage entre la raison publique politique et la raison privée, où est cantonnée la religion. Cela correspond à une « ex-communication » politique du religieux. La tendance est à une dilution de la frontière entre la raison publique et la raison privée. Elle est favorisée par certains appels officiels au dialogue des religions entre elles et avec les pouvoirs publics.

imagesLourdement chargée, la thématique a mobilisé quatre intellectuels et praticiens protestants romands, mardi soir dans la banlieue lausannoise. Ils répondaient à une invitation de Catalyse, un groupe de théologiens et de laïcs vaudois soucieux de prendre à bras-le-corps une poignée de thèmes en marge des débats synodaux de l'EERV. Des pistes ont été tracées mais, en la matière, tout ou presque reste à ré-inventer.

Par Samuel Ramuz

« Si tout le monde était chrétien, ce serait diabolique. » Une pointe d'ironie au coin de l'oeil, Pierre Gisel donne le ton. Pour le doyen de la Faculté lausannoise de théologie et de sciences des religions, « l'évangélisation ne saurait viser sans grave perversion une chrétienté (ndlr: à rebâtir), même idéale ». Mais, précise-t-il, « le christianisme ne serait plus lui-même s'il se faisait repli sur soi, protégé des maux qui affectent l'humain et la société ». Tout est dit, ou presque: reste à s'entendre sur les termes.

a_-_feministeA la fin du mois d’octobre, l’Académie Américaine de Religion (AAR) tenait son congrès annuel à Atlanta. Plus de 4500 participants s’y sont rendus, représentant un large éventail de nationalités, cultures et traditions religieuses. En feuilletant le programme du congrès, je relève quelques titres intrigants: « féminisme critique et décolonisation de Marie », «théologie politique féministe et womaniste », « réflexions théologico-féministes sur les femmes, le monde animal et la corporalité » ou encore « dialogue interreligieux écoféministe ».

Par Muriel Schmid

Je n’ai malheureusement pas pu me rendre au congrès cette année, mais je lis toujours avec intérêt la liste des thèmes abordés au cours des différentes sessions ; cela donne une idée des courants actuels de la théologie et des sciences des religions. En rassemblant ces quelques titres, je réalise à quel point le discours féministe a trouvé aujourd’hui sa voix propre.

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