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  • 17 décembre 2018 - 14:03
  • Ingo Lehnick, EPD/Protestinter 3004 signes
ProtestInter

«Les attaques envers la politique migratoire allemande sont la marque d’un opportunisme égoïste»

Quelque 150 pays ont signé, mi-décembre, le pacte mondial sur les migrations, dont l’Allemagne. La vice-présidente du Conseil de l’Église protestante d’Allemagne condamne les oppositions à ce traité.

Par Ingo Lehnick, Bielefeld, EPD/Protestinter

Le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été adopté par près de 150 pays, lundi 10 décembre. L’Allemagne en fait partie, mais ce traité avait suscité de vifs débats dans le pays. Fin novembre, Annette Kurschus, vice-présidente du Conseil de l’Église protestante d’Allemagne (EKD), condamnait les résistances à cette alliance. «Un échec représenterait un aveu d’impuissance pour l’humanité entière», avait-elle déclaré à l’agence de presse protestante (EPD), à Bielefeld, dans le Nord-Ouest de l’Allemagne. Ce traité pour des migrations sûres et ordonnées est le plus petit dénominateur commun sur lequel il a été possible de s’entendre: «Ce sont vraiment des règles auxquelles chacun peut souscrire. Un boycott représenterait un signal absolument désastreux.» Lundi 10 décembre, une dizaine de pays ont rejeté ce pacte, dont la Suisse qui se donne du temps pour y réfléchir.

Le «Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée», un texte de droit international non contraignant des Nations unies, a pour but de mieux organiser ces déplacements de population. Il fixe pour ce faire 23 objectifs, proposant en outre des mesures pour lutter contre les causes du phénomène. De fortes critiques ont explosé en Allemagne avant qu’elle ne l’adopte finalement, notamment au sein du parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (AFD), qui craint une augmentation du nombre d’arrivées de migrants. Parallèlement, le traité a aussi fait débat au sein même des deux «partis frères», l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne et l’Union chrétienne sociale en Bavière (CDU/CSU).

Annette Kurschus voit dans «les attaques envers la politique migratoire allemande» la marque d’un opportunisme égoïste. Il n’est plus question de traiter des vrais sujets ni de proposer de grandes orientations politiques, mais seulement d’attirer l’attention sur soi, affirme la responsable de l’Église régionale de Westphalie: «Ces personnes ne cherchent qu’à se faire élire». La théologienne de 55 ans voit tout autant «d’égocentrisme» dans le débat sur les expulsions: «Il s’agit moins d’assurer la protection des citoyens que de se livrer à une démonstration de force». Selon elle, les règles actuellement appliquées sur ce sujet «ne considèrent pas les réfugiés en tant que personnes». D’après certains médias, le ministère fédéral de l’Intérieur réfléchit actuellement à une facilitation des expulsions.

Durcissement de l’asile ecclésiastique

Aux yeux de la présidente westphalienne, il convient de revenir sur le durcissement des règles touchant à l’asile ecclésiastique entré en vigueur au mois d’août. Il serait «notamment intolérable de rallonger à ce point le délai de décision». Cela conduirait à laisser très longtemps les réfugiés dans l’incertitude, ce qui représenterait «une tentative de limitation de l’asile ecclésiastique».

Un décret de la Conférence permanente des ministres de l'Intérieur des Länder allemands, datant du mois d’août, a permis d’étendre de 6 à 18 mois cette période souvent décisive lorsque les paroisses accueillantes ne respectent pas les termes de l’accord entre les Églises et l’Office fédéral des migrations et des réfugiés. Cette mesure concerne les personnes en procédure «Dublin», dont un autre État membre de l’UE est censé être responsable. L’échéance de six mois, après laquelle le traitement de leur dossier passait sous la compétence de l’Allemagne, était fréquemment dépassée dans les cas d’asile ecclésiastique. La voir repousser d’un an va considérablement compliquer la prise en charge des migrants pour de nombreuses paroisses.

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