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  • 05 novembre 2018 - 14:04
  • Joël Burri 5132 signes
Eglises

Une large majorité du Conseil synodal vaudois ne se représente pas

Au terme d’une législature houleuse, aucun des candidats élus en 2014 à l’exécutif de l’Église réformée vaudoise ne briguera de nouveau mandat en 2019.

Par Joël Burri

À quelques mois de la fin de la législature 2014-2019, le 30 juin prochain, cinq des sept membres du Conseil synodal, l’exécutif de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV), n’ont «pas l’intention de solliciter un nouveau mandat», selon la formule du président du collège, Xavier Paillard. De fait, seuls Laurent Zumstein élu en 2017 en remplacement de Jean-Michel Sordet prenant sa retraite et Boris Voirol élu en septembre en remplacement de John Christin démissionnaire se portent candidat pour la période 2019-2024.

Ce pointage des intentions— susceptibles d’évoluer encore— est intervenu samedi, au moment des communications du Conseil synodal en fin de session du synode (organe délibérant) qui se réunissait vendredi et samedi dans le bâtiment du Grand conseil à Lausanne. Xavier Paillard a également annoncé que pour faciliter la tâche de ceux qui leur succéderont, l’exécutif actuel a rédigé un «mémento» dans lequel les fonctions de chacun sont décrites. Ces nombreux départs ne sont qu’une demi-surprise, puisque quatre des cinq personnes annonçant leur retrait auront siégé durant deux législatures au Conseil synodal, soit dix ans.

Entre les conseils paroissiaux, les conseils régionaux, les conseils de services communautaires, les délégations au synode, ce ne sont pas moins de 1000 personnes qui devront être élues le printemps prochain au sein de l’EERV.

Synode agité par la question des licenciements

À l’image de la législature qui s’achève, cette session a été marquée par le conflit autour des licenciements de pasteurs. En 2016, le synode avait transformé sa Commission de discipline en Commission de traitement des litiges (CoTL), celle-ci devait être actionnée chaque fois qu’un licenciement était envisagé. Le Conseil synodal en a proposé quelques modifications. «En 2017, deux situations particulières ont révélé les difficultés d’interprétation et de mise en pratique», explique le rapport du Conseil synodal. 

L’exécutif souhaitait exclure les apprentis, stagiaires et suffragants du champ d’application de la CoTL, puisque dans ces cas, celle-ci faisait doublon avec des commissions de suivis spécifiques. L’exécutif souhaitait aussi réserver les interventions de la CoTL aux seuls ministres. «Les mesures décidées par le synode visaient essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, les ministres consacrés», rappelle le Conseil synodal qui souligne que l’une des motivations de la mise en place de cet organe était «la difficulté pour un ministre de retrouver un travail ministériel au vu de la situation de monopole de l’EERV en régime réformé et dans les limites du canton.»

Par ailleurs, «pour certaines professions ayant accès à des ressources sensibles telles que les informaticiens, il est d’usage de libérer immédiatement les employés de leur obligation de travail en cas de licenciement», a rappelé Xavier Paillard. Enfin, le Conseil synodal a souhaité introduire une limite de 30 jours pour que la CoTL rende son préavis. En première lecture, il en faut trois pour modifier le règlement, l’organe délibérant refuse de réserver la CoTL aux seuls ministres, mais il accepte d’en exclure les apprentis, stagiaires et suffragants. Enfin la présidente Sylvie Arnaud a tranché en faveur d’un délai de prise de position à trente jours contre une motion qui en demandait soixante.

Le débat sur cette question a été relativement dur. «Cette législature, nous assistons à une hécatombe de ministres. Du jamais vu depuis 1845! Soit dès le début de la législature les ministres sont devenus mauvais, soit il y a d’autres explications, par exemple l’employeur ne supporte plus que les ministres ne soient pas alignés!», a défendu Jacques Ballenegger. «La CoTL n’a pas pour but de dire qu’il ne faut pas licencier, elle a pour but d’examiner avec un œil neuf si le licenciement était justifié», a-t-il rappelé. «Entendre que si l’on a des litiges, c’est à cause de l’Office des ressources humaines ou du Conseil synodal me heurte», a rétorqué la pasteure Ariane Baehni. «La plupart des entreprises qui traversent des difficultés de ressources humaines sont des entreprises où les rôles sont confus. Ce que je constate c’est que le synode essaie de prendre le rôle de l’exécutif en se mêlant de situations concrètes», a poursuivi la ministre.

«J’en ai un petit peu marre d’être agressé à titre personnel», a lancé Xavier Paillard après le débat sur ce point. «Dire que l’on ne supporte pas que des pasteurs pensent différemment est parfaitement scandaleux», a-t-il dénoncé. «Ce que j’aurais attendu du synode, c’est un geste de confiance!»

Budget déficitaire

Lors de cette session, le synode a également adopté un budget 2019 présentant un déficit de quelque 815'000 francs. De plus, les délégués ont discuté un rapport sur le pluralisme en Église préparé par un groupe de travail. Ce dernier poursuivra sa mission en vue d’une mise en application des réflexions menées sur la cohabitation des différentes sensibilités théologiques au sein d’une même Église.

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