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  • 23 février 2015 - 08:15
  • laurence villoz 3897 signes
Société

Tania Kohler célèbre des mariages laïques et sur mesure

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Tania KohlerUne cérémonie de mariage, oui! Mais pas religieuse. Bien que les religions perdent leurs adeptes, la société continue à avoir besoin de rituels. Pour répondre à cette demande, la célébrante, Tania Kohler, propose des mariages laïques.

Photo: Tania Kohler © Nicolas Maradan

Par Laurence Villoz

«Pour mon mariage, j’avais envie d’une cérémonie originale et laïque, mais je me suis rendu compte que cela n’existait pas vraiment», se rappelle Tania Kohler. Cette expérience personnelle lui a donné envie d’offrir aux couples la possibilité de célébrer leur union de la façon qui leur correspondait le mieux. En avril 2014, la célébrante de 31 ans a créé «Bleu je te veux» et propose des cérémonies séculières sur mesure.

«Je suis là pour guider les couples qui viennent me voir. Ensemble, nous décidons du déroulement de leur mariage: du lieu, de la durée –je conseille de ne pas dépasser 50 minutes– et s’il va y avoir des interventions des proches». Une fois qu’elle a tous les éléments en main, la célébrante fait une proposition. «En général, cela reste très classique. La plupart des couples veulent échanger des alliances et prononcer des vœux». Le jour J, Tania Kohler introduit l’événement. «Je mets en mots le message que les mariés ont envie de faire passer, par exemple, je raconte comment ils se sont rencontrés. Si certains d’entre eux veulent savoir ce que je vais dire, d’autres préfèrent avoir la surprise. Chaque cérémonie est différente».

Jusqu’à maintenant, cette habitante de Fribourg a organisé trois unions et elle en a déjà dix de prévues pour 2015. «Je réponds à un réel besoin: permettre à des personnes de faire une célébration qui n’a pas de signification religieuse», explique la jeune femme qui travaille parallèlement comme réalisatrice publicitaire à 70%.

Un besoin de rituel

Selon le sociologue des religions, Jörg Stolz, «de nombreux couples ont besoin d’un rituel et les formalités civiles ne suffisent pas». Un mariage civil dure 30 minutes en semaine et 45 minutes le samedi, explique Catherine Bastian, officier d’état civil pour l’Est vaudois depuis 19 ans. «Parfois, j’entends la réflexion: “c’est à la chaîne!“».

Le couple ne rencontre pas forcément préalablement la personne qui va célébrer son union. «La préparation du mariage se fait obligatoirement au lieu du domicile du fiancé ou de la fiancée. Il arrive ainsi que certains couples qui choisissent de se marier dans un autre arrondissement que celui de leur domicile, ne rencontrent pas l’officier d’état civil avant la cérémonie. Par exemple, des habitants de Lausanne (arrondissement de Lausanne) qui décident de se marier à Vevey (arrondissement de l’Est vaudois). Autrefois, il y avait une centaine d’offices, maintenant il n’y en a plus que quatre», précise Catherine Bastian. «Toutefois, certains futurs mariés que je ne rencontre pas avant la cérémonie me contactent par email pour me donner des informations personnelles».

Diminution des mariages religieux

Toutefois, si certains mariés ne trouvent pas la cérémonie civile suffisante, de moins en moins d’entre eux l’accompagnent d’une célébration religieuse, «ils n’arrivent plus à croire à ce que proposent les Eglises», ajoute Jörge Stolz, doyen de la Faculté de théologie et sciences des religions de l’Université de Lausanne. «D’ailleurs, certains couples chrétiens souhaitent aussi des célébrations laïques, car ils trouvent que les mariages religieux ne sont pas assez personnalisés ou que leur union n’a rien à voir avec la religion», ajoute Tania Kohler.

Il faut compter environ 2000 francs pour l’ensemble de la prestation et tout comme pour les cérémonies religieuses, un mariage civil doit avoir eu lieu préalablement. «Je pourrais éventuellement le faire pour des couples non mariés, mais ce serait une célébration d’union ou d’amour, pas de mariage», ajoute la jeune femme qui a suivi une formation de célébrante avec l’association Ashoka.

«Ces rencontres permettent aussi de réfléchir à l’avenir. Actuellement, un mariage sur deux se termine par un divorce. J’ai les pieds sur terre et je n’ai pas peur de sortir des sentiers battus. Les gens n’ont pas besoin de se promettre quelque chose, ils peuvent simplement dire “je souhaite”, ajoute Tania Kohler.

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