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  • 01 septembre 2010 - 11:04
  • Tania Buri 10301 signes
Eglises

L'éternel recommencement du chemin de frère Martin

Mart
Martin Hoegger DR
Rencontrer Martin Hoegger, c'est s'offrir une oasis de calme. Se mettre à l'écoute d'un fin théologien, au verbe lent mais percutant. Mais, à 55 ans, le pasteur vaudois a les pieds bien enracinés dans la terre, « dans l'humus, racine d'humilité », précise-t-il.

Portrait par Samuel Ramuz

L'homme voit large et loin. Secrétaire exécutif de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le canton de Vaud (CECCV), Martin Hoegger fixe son regard sur la Cathédrale de Lausanne. Dimanche 5 septembre, les fidèles de plus d'une vingtaine d'Eglises chrétiennes différentes y sont attendus pour une célébration haute en couleurs (voir encadré ci-dessous). « A l'image d'un champ de fleurs ou d'un vitrail chamarré », souffle-t-il, assis dans le vaste salon de l'Arzillier, une maison de maître dédiée au dialogue interreligieux en plein centre-ville où il siège au comité.

Car on n'a rarement raison tout seul. Le pasteur Hoegger l'expérimente tous les jours. Devenu au fil des ans le "Monsieur œcuménisme" des réformés d'ici, il a été, au début des années 90, le "Monsieur Bible helvétique". Sa tâche? « Faire comprendre ce livre, un des grands codes de notre culture occidentale, et en expliquer les arrière-plans historiques », détaille calmement l'ex-secrétaire de la Société biblique suisse.

Pendant cinq ans, de son bureau biennois, à cheval entre les deux cultures majoritaires du pays, il met toute son énergie à faire rayonner ce texte fondateur. Le théologien met par exemple sur pied une exposition itinérante sur l'histoire de la Bible en Suisse, la genèse de sa traduction dans les quatre idiomes nationaux et ses interactions avec la culture.

A genoux

C'est aussi à cette époque que le Vaudois pose un pied sur d'autres continents – il y a pris goût depuis –, via des projets d'alphabétisation soutenus par l'Unesco, qu'il s'agit de financer de retour ici. « Une langue fixée par écrit via la Bible s'anoblit, non? », défend le bibliste, qui rencontre alors plusieurs traducteurs, notamment des Quechuas équatoriens.

Le Genevois Michel Kocher, aujourd'hui directeur du Service protestant des médias (Médias-pro), se souvient de ce reportage au Rwanda où il n'avait vu « que du feu au génocide qui se tramait » avec son ami Martin Hoegger, à qui il colle volontiers le qualitatif de rêveur. Lequel réplique que la Bible est truffée de rêves spirituels...

Mais le pasteur sait atterrir. Son pain quotidien? Remettre inlassablement le délicat ouvrage du dialogue entre les Eglises chrétiennes sur le métier. Au centre? La Bible, bien sûr. « Pour l'analyser, dans le monde académique en tout cas, tous les chrétiens ont recours aux mêmes outils. Et pour parler comme Calvin, elle doit être un lieu de rencontres et non de divisions, qui viennent d'un manque d'humilité, du goût d'un pouvoir imposé à l'autre », analyse le théologien.

Qui mesure aussi la force de la méditation des textes en silence et en prière, au cœur d'une méthode ancestrale appelée lectio divina, remise au goût du jour par un cardinal italien et importée en Suisse romande il y a une quinzaine d'années par les aumôniers de jeunesse Virgile Rochat, Jean-Claude Dunand et Martin Hoegger lui-même. « Un œcuménisme spirituel qui nourrit l'œcuménisme institutionnel», note celui qui vit l'universalité du message évangélique à genoux.

En feu

Au final, on semble presque ne plus bien discerner à quelle famille confessionnelle se rattache Martin Hoegger. Lui, posément, affirme se sentir de plus en plus réformé. C'est que, à Clarens, Belmont et Prilly, le pasteur s'est tout de même frotté au ministère en paroisse dans l'Eglise évangélique réformée vaudoise, « des communautés qui forment le terreau dans lequel je m'enracine ».

Et sa famille tout court? Père de deux filles adultes, l'une médecin, l'autre photographe, nées d'un premier mariage – « l'expérience douloureuse du divorce est un apprentissage du partage des responsabilités » –, il est aussi sept fois grand-père grâce aux enfants de Chantal, sa femme depuis 2004. Féru d'aviron dans sa jeunesse, il se contente aujourd'hui d'une balade quotidienne pour garder la forme, comme celle que propose le chemin... de prière à Pompaples, où il exerce un ministère d'accompagnateur spirituel auprès de la communauté des sœurs de Saint-Loup.

Une vie de mystique rêveur, celle de Martin Hoegger? Peut-être, mais une vie qui avait bien failli partir en fumée. Alors assistant diplômé d'Ancien Testament à l'Institut des sciences bibliques de l'Université de Lausanne, le jeune scientifique met la dernière main à un travail de 250 pages sur le sens de l'offrande quotidienne du peuple d'Israël. Soudain, le fruit de trois ans d'un labeur minutieux part en fumée dans un incendie.

« Une leçon sur l'instabilité des choses sur ce sol où nous ne faisons que passer. » Quelques années avant, dans le sud de la France, Dieu l'avait saisi dans son être lors d'une rencontre d'étudiants croyants d'Aix-en-Provence. Martin venait de faire une tentative de suicide. Cette fraternité n'a pas cessé de le guider.

Célébration oecuménique

celUn label distingue les projets prometteurs en matière d’œcuménisme. Remise le 5 septembre à la cathédrale de Lausanne.

Célébration oecuménique 2007 DR

Il existe depuis longtemps des labels pour des bananes équitables, des produits bio, des vêtements fabriqués sans recours au travail des enfants, pour des diamants non teintés par le sang des guerres… Eh bien, depuis peu, il faut aussi compter avec le label œcuménique. «En matière d’œcuménisme, nous entendons souvent dire qu’il a du plomb dans l’aile, qu’il est en recul, a expliqué à Bonne Nouvelle Martin Hoegger, l’un des initiateurs. Le label œcuménique est une distinction qui veut au contraire mettre en évidence des projets prometteurs réalisés ensemble par des Eglises.

L’œcuménisme est bien vivant chez nous. Ce n’est pas seulement une idée et des textes comme la Charte œcuménique européenne. Il existe plein de réalisations concrètes que nous voulons faire connaître. Elles pourront inspirer de nouvelles initiatives, pour inviter les chrétiens à vivre ensemble leur vocation de service, de prière et de témoignage. Dans le monde d’aujourd’hui, c’est un impératif. »

Plateforme nationale

Le label multicolore «Oecumenica» est attribué par la Communauté de travail des Eglises chrétiennes en Suisse, la plateforme œcuménique nationale qui réunit des personnalités dirigeantes de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, de la Conférence des évêques suisses et de huit autres alliances chrétiennes, évangéliques, orthodoxes ou anglicane, sous la présidence de Vitus Huonder, évêque de Coire.

Les quatre bénéficiaires 2010 (voir ci-contre) recevront leur label lors d’une célébration à la cathédrale de Lausanne, dimanche 5 septembre à 18h. «La célébration sera ample, joyeuse, jeune et colorée», promet Martin Hoegger, qui annonce des chœurs et des danses sur le thème «Ensemble et divers».

Aux Eglises du canton se joindront des représentants de mouvements qui, au fil des ans, ont animé des Célébrations de la Parole à la cathédrale: de Taizé aux Focolari, de Sant’Egidio à Alphalive, de la Mission évangélique braille au Conseil œcuménique des Eglises.

chor

 

  • Quatre lauréats en 2010

1. La Communauté des Eglises chrétiennes dans le canton de Vaud (CECCV) est primée pour les Célébrations de la Parole organisées chaque mois à la cathédrale de Lausanne depuis 2004. www.ceccv.ch

2. La présence œcuménique d’Eglises au salon de l’hôtellerie à Bâle. Plusieurs Eglises se sont associées pour tenir un stand qui a connu un beau succès sur le thème de l’estime et de l’équité. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir <!-- document.write( '</' ); document.write( 'span>' ); //-->

3. L’Ecole de la Parole en Suisse romande, active depuis seize ans en Suisse romande. L’école, qui allie prière et lecture de la Bible, organise chaque année sept rencontres autour d’un thème. www.ecole-de-la-parole.ch

4. La fondation Ethique et art anime l’Université œcuménique de Chartres. Dignité humaine, politique, médias sont des sujets abordés lors des séminaires. www.ethique-et-art.org

 

  • Colloque œcuménique

La célébration œcuménique du 5 septembre trouvera une suite dans un colloque, les 6 et 7 septembre, à l’Institut œcuménique de Bossey: «Vers une approche œcuménique de la catholicité ? » Ce colloque est destiné aux responsables d’Eglises, prêtres, pasteurs, étudiants en théologie et laïcs engagés. Prix: 200 fr. sans logement. Renseignements: 079 774 41 49

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