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  • 31 mai 2001 - 18:07
  • Cyril Dépraz 93 signes
Articles

Des violences au sein d’une communauté catholique fait craindre une grave dérive sectaire

* En application du principe du droit à l’oubli, cet article a été anonymisé par la rédaction le 11 juin 2014.

Des accusations de sévices à l’encontre des d'une communauté religieuse*  accablent sa responsable*. Une sœur de la Communauté des Ursulines à Fribourg témoigne. Notre enquête.

En avril 1999, une jeune Hongroise est trouvée par la police, errant sur un quai de la gare à Lyon. Sans passeport. Elle vient de s’échapper d’un couvent d'une communauté* installé dans la Loire et dirigé par une autre hongroise*, qui se fait appeler Mère M*. Ce fait divers alimente une chronique déjà largement fournie depuis bientôt vingt ans : méthodes de recrutement musclées de Mère M* en Hongrie, rupture brutale des relations des soeurs avec leur famille, et puis au sein même de la communauté, censure du courrier, pressions psychologiques et même violences à l’encontre des sœurs. Aumônier de la mission catholique hongroise à Lyon, le Père Fülop a accueilli la jeune Hongroise en fuite : " Elle est partie parce qu’elle ne supportait plus la tension. Pour recruter ces Hongroises, Mère M* leur fait miroiter une vie heureuse en Occident. Il n’en est rien. Ces filles sont comme dans une prison. Leurs parents ignorent même souvent où se trouve leur enfant. Quant à Mère M*, je l’ai entendu insulter des sœurs."

Le malaise de parents suisses

Mélanie* et Pierre* sont un couple de jeunes retraités genevois. Leur fille vit dans la communauté* depuis trois ans. " Elle y est heureuse, déclare Mélanie*, et elle nous demande de lui faire confiance ". Alerté toutefois par des articles dans la presse française, le couple a fait le voyage dans la Loire* pour y rencontrer leur fille, Mère M* et le fondateur* des Frères de Saint Jean et père spirituel de la communauté. " Il nous reste un malaise après cette entrevue. Mère M* est une personnalité très impulsive. D’autre part, les sœurs de la Communauté sont comme fascinées par leur supérieure. Ma fille ne supporte pas que l’on critique Mère M*. J’espère simplement qu’elle a toutes les facultés pour juger de ce qui se passe."

Lors de cette rencontre en mars dernier, Mère M* nie les accusations relayées dans les médias, et notamment celles qui concernent des violences sur les sœurs. Et pourtant, un témoignage ne laisse aucun doute sur les pratiques de Mère M*. La sœur Franciska de la communauté des Ursulines à Fribourg se souvient : " En décembre 1986, nous avons hébergé au collège de Gambach Mère M* et deux ou trois sœurs de sa communauté. Un samedi soir, nous avons entendu beaucoup de bruit dans une des chambres. Nous nous sommes approchées. Les cris redoublèrent. Finalement une de nos sœurs est entrée dans la chambre. Elle a vu Mère M*une ceinture à la main. Face à elle, une sœur, le visage ensanglanté. Qui nous a dit : "Je suis une pécheresse et Mère M* doit me frapper pour que je fasse pénitence." Mère M* était furieuse de cette intervention et elle nous a chassées. ”

Aujourd’hui Mère M* et ses soeurs se terrent dans le silence. Les quelques minutes d’entretiens téléphoniques que nous avons pu obtenir avec la communauté se résument à peu de chose. Concernant les violences à Gambach, on nous répond : " c’est faux" ou "les Ursulines n’ont rien compris". Et lorsqu’on insiste un peu, les sœurs nous renvoient à une récente déclaration de Mgr Eduard Kojnok, évêque de Roznava en Slovaquie qui, en février 1999, a reconnu cette communauté* comme Congrégation de droit diocésain. L’évêque prend la défense de la communauté de Mère M*. Il parle de "martyr (non encore) sanglant de Mère M*" .

Silence radio du côté des autorités ecclésiastiques françaises, et notamment de l’archevêché de Lyon.

"L’affaire suit son cours ", nous dit-on au secrétariat de Mgr Billé qui annonce que des décisions devraient être prises dans les semaines qui viennent. L’Association de Défense de la Famille et de l’Individu elle, a décidé d’attirer l’attention de la justice sur cette affaire: Nous avons averti le Procureur de la République, explique Jean-Marie Gallot La Vallée, président de l’ADFI-Loire. C’est à lui de déclencher une enquête, de mettre les personnes en examen et même de les incarcérer s’il considère que les faits sont suffisamment graves." Une action urgente pour Jean-Marie Gallot La Vallée. " La communauté de Mère M* est un groupe qui peut être dangereux parce qu’il y existe un véritable délire collectif animé par sa responsable. Personne ne peut dire jusqu’où ce délire collectif peut aller!"

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